• Hey­day WT-2

Le deuxième mo­dèle de Hey­day, marque amé­ri­caine ré­cem­ment ra­che­tée par Bay­li­ner, ne passe pas in­aper­çu avec son de­si­gn sur­pre­nant. Il me­sure presque 7 mètres, ac­cueille 12 pas­sa­gers et pro­duit une vague de haute qua­li­té. De belles ses­sions de glisse en pe

Moteur Boat Magazine - - SOMMAIRE - TEXTE : ÉDOUARD DESGREZ. PHOTOS : VIRGINIE PELAGALLI.

C’est fou ce qu’un pe­tit mètre peut faire la dif­fé­rence, a for­tio­ri entre un ba­teau de 6 mètres et un autre de 7 mètres. Il s’agit bien sûr des Hey­day WT-1 et WT-2. Au­tant le WT-1, à l’ es­sai dans ce nu­mé­ro, donne l’im­pres­sion d’une coque construite au­tour d’un gros bloc-moteur, au­tant le WT-2 pa­raît plus spa­cieux et da­van­tage pen­sé pour le far­niente à bord. Ce der­nier est pour­vu d’une console de pi­lo­tage la­té­rale et non cen­trale, ce qui li­bère beau­coup d’es­pace et per­met de pla­cer un grand coffre sous le plan­cher de cock­pit. Le Wake Trac­tor One (ou WT-1) donne da­van­tage l’im­pres­sion d’être à bord d’un jet-boat, mais il est main­te­nant pro­po­sé en console dé­ca­lée.

Quatre mo­dèles pour 2018

La jeune marque Hey­day, tom­bée dans l’es­car­celle de Bay­li­ner l’an der­nier, ne manque pas de faire tour­ner les têtes avec ses de­si­gns in­ha­bi­tuel set son pro­gramme consa­cré à la glisse – une re­ven­di­ca­tion lé­gi­time quand on sait que la marque a été fon­dée par John Dor­ton, an­cien pré­sident de Mas­terC­raft. L’ob­jec­tif est de dé­ve­lop­per une gamme de quatre mo­dèles en 2018. Le concept est simple et offre une pres­ta­tion de glisse haut de gamme pour un prix plan­cher, d’où la mo­to­ri­sa­tion en V-drive pour re­cu­ler le moteur et faire du poids sur l’ar­rière, mais aus­si les 800 litres de bal­last pour créer la vague par­faite et le « Cruise Con­trol » pour être tou­jours à la bonne vi­tesse en surf ou en wa­ke­board. Comme sur le pe­tit mo­dèle, la ca­rène est en V avec une poupe très jouf­flue pour un maxi­mum de flot­ta­bi­li­té sur l’ar­rière et une proue plus me­nue et en quelque sorte four­chue. Les Hey­day sont conçus pour na­vi­guer ca­bré avec de la gîte, du moins en si­tua­tion de surf. L’étrave en tri­dent est sup­po­sée évi­ter l’en­four­ne­ment et les re­tours de vague dans le cock­pit quand le sur­feur est ré­cu­pé­ré ou lorsque le ba­teau croise son propre sillage. Et quel sillage ! Comme son pe­tit frère, le WT-2 pro­duit une vague mas­sive et très por­teuse, même en sur­fant à trois ou quatre mètres der­rière le ta­bleau ar­rière. Notre ex­pé­rience a néan­moins mon­tré qu’il était par­fois dif­fi­cile de gar­der l’équi­page au sec en pas­sant les vagues. Dans l’ab­so­lu, le WT-2 dé­jauge plus à plat et se montre plus agréable que son pe­tit frère, lon­gueur oblige.

La par­tie moteur est la même, avec le bloc Cru­sa­der PCM de 5.7 l très ré­pan­du sur les ba­teaux de ski. Avec l’en­trée de Hey­day dans le gi­ron de Bay­li­ner, et donc du groupe Bruns­wick, des blocs Mer­crui­ser vont rem­pla­cer le PCM. Les Hey­day des­ti­nés au mar­ché eu­ro­péen sont main­te­nant pro­duits dans les usines Bay­li­ner et Sea Ray de Po­logne.

Cinq mi­nutes pour rem­plir les bal­lasts

Le WT-2 es­sayé re­ce­vait le 350 che­vaux Cru­sa­der PCM avec trans­mis­sion V-drive, cou­plée à une hé­lice de 4 pales en Ni­bral, avec le­quel il dé­jauge comme un bou­let de ca­non en 3 se­condes ; il est sur­tout ca­pable de sor­tir n’im­porte quel ga­ba­rit de l’eau avec dou­ceur, même avec le plein de pas­sa­gers et les bal­lasts rem­plis.Le pi­lo­tage est simple, in­tui­tif et, par simple pres­sion sur un bou­ton, il est pos­sible de rem­plir le bal­last du cô­té du­quel vous vou­lez sur­fer. L’en­semble prend en­vi­ron 5 mi­nutes. Il suf­fit en­suite de ré­gler la vi­tesse dé­si­rée sur le « Cruise Con­trol », entre 8 et 10 noeuds, de pous­ser le le­vier de gaz jus­qu’au si­gnal so­nore, et vous êtes ca­lé sur la bonne vi­tesse. En marche ar­rière, en re­vanche, les ma­noeuvres sont dif­fi­ciles comme pour tous les mo­no­mo­teurs en ligne d’arbre. Les bains de so­leil de part et d’autre du moteur pos­sèdent une forme ar­ron­die don­nant la sen­sa­tion d’être dans un ja­cuz­zi avec vue sur le sur­feur en train d’évo­luer. Une im­mense ban­quette sur bâ­bord fait aus­si of­fice de bain de so­leil pour se re­po­ser après les ex­ploits spor­tifs ! ■

À l’ar­rière, les as­sises bom­bées sont ins­pi­rées des in­té­rieurs de ja­cuz­zis.

Le ta­bleau de bord fa­çon jet-boat re­çoit une ta­blette en guise d’ins­tru­men­ta­tion (op­tion).

L’ac­cès au moteur et au V-drive est as­sez res­treint, à moins de dé­vis­ser com­plè­te­ment le ca­pot.

Le bain de so­leil me­sure 1,70 mètre de long par 0,93 mètre de large ; la sel­le­rie est suf­fi­sam­ment épaisse.

Le ta­bleau ar­rière in­cli­né et ar­ron­di a été des­si­né pour sculp­ter une grosse vague. L’étrave en tri­dent sert à li­mi­ter les risques d’en­four­ne­ment et à gar­der les pas­sa­gers au sec... En théo­rie !

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