Ache­ter un off­shore ........................................................

La so­cié­té Au­nis Mo­to­nau­tic se sé­pare avec re­gret de son Ba­ja 280 Sport qui a ser­vi du­rant une di­zaine d’an­nées de vitrine à la so­cié­té. Ce ba­teau, en­tiè­re­ment re­con­di­tion­né et re­mo­to­ri­sé en 2007, ne to­ta­lise que 158 heures de fonc­tion­ne­ment.

Moteur Boat Magazine - - SOMMAIRE - TEXTE ET PHO­TOS : BER­TRAND BEAUJEAN.

Le chan­tier amé­ri­cain Ba­ja, spé­cia­li­sé dans la pro­duc­tion de ba­teaux spor­tifs et d’off­shores, a vu le jour en 1971. De nom­breux mo­dèles sont sor­tis de leur usine et cer­tains ont mar­qué l’his­toire de ce construc­teur, comme le 280 Sport. Très ré­pan­dus outre-At­lan­tique sur le mar­ché de l’occasion, ces ba­teaux sont as­sez rares sur notre mar­ché. Il existe ce­pen­dant quelques mo­dèles à vendre comme ce 280 Sport ba­sé à La Ro­chelle. Ce ba­teau a été ache­té neuf en 1989 avec une paire de MerC­rui­ser de 7,4 litres de cy­lin­drée dé­ve­lop­pant 330 che­vaux chacun, ce qui lui per­met­tait d’at­teindre 60 noeuds en vi­tesse de pointe. Ce Ba­ja était jus­qu’en 2005 à Port-Vendres, où un plai­san­cier ro­che­lais en fait l’ac­qui­si­tion. Le ba­teau se re­trouve donc amar­ré aux pon­tons du port de La Ro­chelle. Un peu moins de deux ans plus tard, un bruit se fait en­tendre sur l’un des mo­teurs MerC­rui­ser. Le pro­prié­taire pousse alors la porte du chan­tier Au­nis Mo­to­nau­tic pour faire exa­mi­ner ce mo­teur ca­pri­cieux. Le ver­dict tombe ra­pi­de­ment, une bielle est cou­lée et le bloc est à chan­ger. La dé­ci­sion est prise de se sé­pa­rer du ba­teau, et la so­cié­té Au­nis Mo­to­nau­tic l’ac­quiert en 2007. Le chan­tier dé­cide d’en faire la vitrine de son sa­voir-faire et se lance dans une res­tau­ra­tion com­plète de grande en­ver­gure. Tout est dé­mon­té pour être rem­pla­cé ou ré­no­vé. Seule la coque est conser­vée.

Un ba­teau in­té­gra­le­ment res­tau­ré en 2007

Cette res­tau­ra­tion va de­man­der un an de tra­vaux. Les mo­teurs d’ori­gine sont rem­pla­cés par deux blocs Vol­vo 5.7 GXi neufs, et la di­rec­tion hy­drau­lique et les em­bases sont re­nou­ve­lées. L’élec­tri­ci­té et le ta­bleau élec­trique sont in­té­gra­le­ment re­faits, tout comme la sel­le­rie ex­té­rieure, le vai­grage de la ca­bine. Le pare-brise, l’ac­cas­tillage, le guin­deau, les bal­cons, les bat­te­ries, le cir­cuit d’ali­men­ta­tion en es­sence, le plan­cher du cock­pit ou en­core les coupe-bat­te­ries et le char­geur de bat­te­ries sont rem­pla­cés. Les couches suc­ces­sives d’an­ti­fou­ling ont été grat­tées et la coque a été re­peinte et flan­quée d’une dé­co­ra­tion rouge et jaune en forme de flammes. Entre le ra­chat du ba­teau, les mo­teurs neufs et les dif­fé­rents équi­pe­ments, Au­nis Mo­to­nau­tic es­time le coût de cette res­tau­ra­tion à en­vi­ron 80 000 € hors main-d’oeuvre. D’autres tra­vaux ont été réa­li­sés plus ré­cem­ment, en 2015. Les mo­teurs ont été dé­po­sés afin de pro­cé­der au changement des joints de cu­lasse et des dé­mar­reurs. Les col­lec­teurs d’échap­pe­ment ont été dé­mon­tés et net­toyés et les joints rem­pla­cés. Avant la vente, le chan­tier s’en­gage à réa­li­ser quelques tra­vaux sup­plé­men­taires. Ain­si, les cap­teurs de trim de chaque em­base se­ront chan­gés, un nou­vel an­ti­fou­ling se­ra ap­pli­qué et la vi­dange des mo­teurs se­ra ef­fec­tuée. Le prix de vente du ba­teau com­prend un sac d’ar­me­ment cô­tier neuf, une VHF por­table, un cha­riot de mise à l’eau, un taud de cock­pit da­tant de 2016 ain­si qu’un an de sta­tion­ne­ment à sec. La coque pré­sente quelques traces et éclats au ni­veau du gel-coat qui se­ront fa­ciles à ré­pa­rer.

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