La­sures et ver­nis : que reste-t-il deux ans après ? ..........

Notre test de la­sures (voir Mo­teur Boat n° 307) de­vait à l’ori­gine se dé­rou­ler sur un an mais, par cu­rio­si­té, nous avons ex­po­sé nos échan­tillons une an­née sup­plé­men­taire, avec des ré­sul­tats sur­pre­nants !

Moteur Boat Magazine - - SOMMAIRE - TEXTE ET PHO­TOS : JEAN-YVES POIRIER.

D’après l’ar­gu­men­taire com­mer­cial des fa­bri­cants, les pro­duits de fi­ni­tion, la­sure, sa­tu­ra­teur ou ver­nis, sont cen­sés pro­té­ger les sur­faces en bois du ba­teau sur une longue pé­riode de temps, me­su­rée en an­nées. De­puis le mois de mai 2015, nos échan­tillons, re­pré­sen­ta­tifs des pro­duits cou­ram­ment dis­po­nibles dans le cir­cuit de dis­tri­bu­tion ma­rine, ont été ex­po­sés en conti­nu aux ri­gueurs d’un en­vi­ron­ne­ment ma­rin at­lan­tique, in­cli­nés à 30° et orien­tés en di­rec­tion du sud-ouest. À titre de ré­fé­rence, nous avons ajou­té quelques pro­duits grand pu­blic, dis­po­nibles dans les grandes sur­faces de bri­co­lage, et trois ver­nis ma­rine mo­no­com­po­sants. Ils ont tous été ap­pli­qués sur des lames de bois de la même es­sence du­rable se­mi-dure (du niove ori­gi­naire d’Afrique cen­trale), dont un exem­plaire est res­té vierge de toute pro­tec­tion. Les angles de chaque pièce de bois pré­sentent des ar­ron­dis sur une moi­tié de leur pé­ri­mètre et un angle vif sur l’autre, ce der­nier dis­po­si­tif per­met­tant d’ac­cen­tuer la dé­gra­da­tion des fi­ni­tions.

Les ver­nis plus ré­sis­tants que les la­sures

Deux ans après l’ap­pli­ca­tion, l’état de sur­face de nos échan­tillons n’a plus qu’un rap­port très loin­tain avec ce­lui d’ori­gine et toutes les la­sures, sauf une, ont dé­cla­ré for­fait. Même constat du cô­té des sa­tu­ra­teurs dont, com­pa­ré au bois brut de ré­fé­rence, l’ef­fet pro­tec­teur est plu­tôt té­nu. Les ver­nis sont un peu plus ré­sis­tants que les la­sures et sa­tu­ra­teurs mais, là en­core, il n’y a plus qu’une seule for­mule à pré­sen­ter un as­pect sa­tis­fai­sant. Les le­çons pra­tiques à ti­rer de cette ex­pé­rience s’im­posent d’elles-mêmes. Pour conser­ver l’es­thé­tique des fibres du bois dans la du­rée, un entretien an­nuel ré­gu­lier s’im­pose. Si­non, il fau­dra se ré­soudre à voir leur as­pect chan­ger ra­di­ca­le­ment au fil des mois. La fa­ci­li­té d’em­ploi et d’ap­pli­ca­tion propre aux la­sures fa­ci­li­te­ra néan­moins l’entretien pé­rio­dique, qui n’exige pas une tech­ni­ci­té très éle­vée. D’après nos tests, la du­rée de vie d’un ver­nis mo­no­com­po­sant est à peu près le double d’une la­sure, mais son entretien comme son ap­pli­ca­tion sont tech­ni­que­ment plus dif­fi­ciles et exigent des pré­cau­tions sup­plé­men­taires pour la mise en oeuvre (pré­pa­ra­tion de sur­face, nombre de couches, tem­pé­ra­ture, hy­gro­mé­trie...). Dans tous les cas, la pro­tec­tion se me­sure en an­née, au singulier et non au pluriel, un constat qui im­pose de jouer du pin­ceau à chaque saison. Cette règle connaît pour­tant une ex­cep­tion re­mar­quable. Com­mer­cia­li­sée sous la ré­fé­rence So­ro­map L1, elle est la seule la­sure de notre test à pré­sen­ter un as­pect proche du neuf après deux ans d’ex­po­si­tion. ■

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