ES­SEN­TIELS

Fabien Pla­net ex­hibe le matos

Moto Crampons - - Sommaire -

À 32 ans et après plus d’une di­zaine de sai­sons à haut ni­veau en en­du­ro, le pi­lote Sher­co a écu­mé toutes les ca­té­go­ries du Mon­dial et traî­né ses bottes un peu par­tout sur la pla­nète. Sur­nom­mé « Hol­ly­wood » par ses potes, Fabien Pla­net pa­raît plu­tôt dis­cret de na­ture. Un pa­ra­doxe qui cache en vé­ri­té un ca­rac­tère aus­si joyeux, en­tier et mas­sif que son phy­sique. Pour MC, le san­glier sté­pha­nois vide son sac !

1 LE TOUR DE COU

Vu que j’ha­bite une ré­gion as­sez froide l’hi­ver, je roule souvent avec lorsque je m’en­traîne. Faut reconnaître qu’à mo­to on est gé­né­ra­le­ment bien pro­té­gé, sauf qu’on se les gèle au ni­veau du cou ! Et puis par­fois tu te prends des branches ou des ronces ( on re­con­naît là le san­glier ! NDLR), c’est pas très agréable. Du coup, j’en ai fait faire à mes couleurs et j’en donne à mes par­te­naires et à mes amis. C’est un ac­ces­soire qui ne me quitte pas, j’en ai tou­jours un dans le sac.

2 L’iPAD

Vu qu’on trouve le Wi- Fi par­tout, y com­pris sur le pad­dock, main­te­nant on peut res­ter en contact tout le temps avec sa fa­mille, sa ché­rie. En plus, tu peux suivre l’ac­tua­li­té en al­lant sur le Net, tout ce qui se passe dans ta ré­gion ou ailleurs. Ça per­met de ne pas être cou­pé du monde.

3 LE SAC DE COU­CHAGE

Le truc, c’est que sur les courses, je ne suis pas un as en ré­ser­va­tion d’hô­tel. Donc je dors où je peux ! En fait, dans l’es­prit, j’aime bien cet as­pect de dé­merde, d’avoir à trou­ver au der­nier mo­ment un en­droit où dor­mir. Par rap­port à d’autres pi­lotes, je ne suis ja­mais in­quiet sur ce plan ! Quand ce n’est pas dans la re­morque du se­mi, je dors dans le cam­ping- car ou la ca­ra­vane d’un pote. Et si­non dans ma ca­mion­nette, j’ai tou­jours un ma­te­las qui traîne.

4 LES CHAUS­SURES DE MARCHE

Vu toute la marche qu’on ef­fec­tue en re­con­nais­sance, c’est l’ou­til in­dis­pen­sable pour re­pé­rer les spé­ciales. Mine de rien, on en fait des ki­lo­mètres ! Sur­tout que sur les Clas­siques, main­te­nant, on est obli­gé de faire deux pas­sages. Si­non, tu prends cher… Je choi­sis des chaus­sures bien mon­tantes, car j’ai quelques pro­blèmes avec mes che­villes. Et puis étanches, car il y a souvent de la ro­sée quand on marche. Trim­bal­ler des pieds mouillés toute la jour­née, ce n’est pas agréable. Et lorsque les spé­ciales sont bien pen­tues, je prends des bâ­tons de marche.

5 LES BOULES

Je n’y joue pas tout le temps, mais c’est vrai que j’aime bien la pé­tanque. Ça me dé­tend bien. En plus, c’est un mo­ment convi­vial, puisque tu joues gé­né­ra­le­ment avec de la fa­mille ou des amis. Et puis qui dit boules dit apé­ro ! Les miennes sont gra­vées « Hol­ly­wood » , car j’ai la chance d’avoir comme par­te­naire le fa­bri­cant leader dans le do­maine, Obut. L’usine de fa­bri­ca­tion se trouve dans la Loire, à 7 km de chez moi. Et puis les pa­trons font de la mo­to, donc le rap­pro­che­ment s’est fait vite.

6 LES EN­CEINTES

C’est un sys­tème Bose, c’est pra­tique, je pose le té­lé­phone des­sus et ça dif­fuse la mu­sique tout en re­char­geant la bat­te­rie. J’aime bien mettre de la mu­sique dans le pad­dock, sous l’auvent Sher­co. Ça dé­tend et ça met de l’am­biance. J’écoute de tout, avec une pe­tite pré­fé­rence pour le rock fran­çais. Bon, par­fois y a pas mal de mé­langes, et je ne te cache pas que souvent mon té­lé­phone est vite rem­pla­cé par un autre sur la sta­tion !

7 LA Mé­DAILLE

C’est mon cou­sin Joël qui m’a ra­me­né cette mé­daille, il y a 15 ans. Il s’est ren­du à Por­ca­ro, en Bre­tagne, en pè­le­ri­nage au par­don de la Ma­done des mo­tards ( dont la devise est : « Sou­viens- toi, sois pru­dent » , NDLR). De­puis, elle est tou­jours avec moi, dans mon por­te­feuille. C’est un porte- bon­heur. Faut croire qu’elle est ef­fi­cace, car je ne me suis ja­mais bles­sé gra­ve­ment.

8 LA PLAQUE PORTE- CLéS

C’est une plaque que les tou­bibs m’avaient pla­cée lorsque je m’étais frac­tu­ré la cla­vi­cule, en 2000. Une fois en­le­vée, je l’ai ac­cro­chée à mes clés de voi­ture. Elle est tou­jours res­tée ! C’est aus­si un porte- bon­heur car, pour l’anec­dote, cette frac­ture est in­ter­ve­nue 15 jours avant que je fasse les sé­lec­tions pour in­té­grer l’EEAT. Je n’avais pas pu rou­ler, j’avais juste pas­sé un oral et, par chance, ils m’avaient re­te­nu.

9 L’ADAP­TA­TEUR

Mon ac­ti­vi­té fait que je me dé­place souvent, et un peu par­tout sur la pla­nète. Qui ne s’est ja­mais re­trou­vé en rade dans une chambre d’hô­tel, à per­pète, à cause de prises pas aux normes ? Moi aus­si ça m’est ar­ri­vé de ne pas pou­voir bran­cher le char­geur, de ne pas pou­voir me ra­ser… C’est ga­lère. Du coup, j’ai ma pe­tite bat­te­rie d’adap­ta­teurs, et lorsque je pars en voyage, je suis tran­quille !

10 LES COUDIèRES

En 2005, je me suis bien amo­ché le coude sur une chute quand j’étais chez KTM. C’est dom­mage, j’étais deuxième au pro­vi­soire en Mon­dial, à quelques points du leader… De­puis, je roule tou­jours avec des coudières. En­fin, j’ai es­sayé au dé­but, mais elles me gê­naient. Elles des­cen­daient, elles me ser­raient… Le di­lemme, c’était soit de les sup­por­ter, soit de ne plus tom­ber. Bon, vu que je passe un peu de temps par terre, si je n’en por­tais pas, ça m’obli­geait à pas­ser une par­tie de l’an­née avec des croûtes sur les avant­bras ! Je me suis donc fait un mon­tage en adap­tant des coudières de gi­let in­té­gral sur un pare- pierres First.

PAR Jag

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