Sé­bas­tien Tor­tel­li à Glen He­len, le Dy­no écrase le Na­tio­nal US

Moto Crampons - - Racines -

Fort de deux titres mon­diaux en 125 ( 1996) et 250 ( 1998, face à Ste­fan Everts) et vain­queur d’une fi nale de SX dans la boue de San Die­go en dé­but de sai­son 1998, Sé­bas­tien Tor­tel­li re­joint le team of­fi ciel Hon­da US pour la sai­son 1999. Une dream team qui fait fi gure d’épou­van­tail avec dans ses rangs Lusk, Wind­ham, Pi­chon et Seb, et qui a une mis­sion : faire va­ciller le monstre McG­rath en SX. Mais le Fran­çais ne réa­lise pas les per­for­mances es­comp­tées en su­per­cross. Bles­sé lors de la fi nale de l’Élite à Tho­mer fi n 98 ( pied), il passe un hi­ver dif­fi cile et at­taque l’an­née en manque de rou­lage dans la dis­ci­pline. Il s’en res­sen­ti­ra toute la sai­son. Qui plus est, il peine avec ses dé­parts et doit faire l’im­passe sur les deux der­nières courses après une bles­sure à la main et au pied. Mais le 9 mai, sur le my­thique tra­cé de Glen He­len, le double world champ re­met les pen­dules à l’heure avec la fa­çon, deux im­pa­rables vic­toires. Mal­gré deux dé­parts en fond de pack à chaque fois. Un sou­ci qui plie­rait les es­poirs de gagne de n’im­porte quel pi­lote, mais pas Tor­tell’, re­mon­té à fond pour prou­ver qu’il mé­ri­tait ses deux titres mon­diaux et sa place chez les Rouges. Dans chaque manche, le Fran­çais a fait preuve d’un abat­tage dé­mo­niaque, dou­blant les pi­lotes par grappes et les passant sans qu’ils puissent op­po­ser de ré­sis­tance, qu’ils s’ap­pellent LaRoc­co, Lusk, Wind­ham, Pi­chon, Al­ber­tyn… Une jour­née de hé­ros sa­luée comme il se doit par le pu­blic et la presse amé­ri­caine. Seb pique même ce jour- là la ve­dette à McG­rath, ti­tré une se­maine plus tôt en SX, et qui dis­pu­tait là son unique out­door de la sai­son pour en faire son ju­bi­lé. Mais par la suite, la sai­son pren­dra vite une tour­nure plus amère pour le nu­mé­ro 44 qui se­ra long­temps han­di­ca­pé par des mises en route pous­sives, notre homme bu­tant sur les grilles de dé­part bé­ton­nées qui le contrain­dront à d’in­évi­tables re­mon­tées et des places d’hon­neur, bien souvent. Pire, alors qu’il mène de peu le cham­pion­nat de­vant le Sud- Afri­cain Greg Al­ber­tyn, il s’ac­croche avec Doug Hen­ry sur le cir­cuit d’Una­dilla, se blesse sé­rieu­se­ment au poi­gnet et doit mettre un terme au cham­pion­nat. Qu’il ter­mi­ne­ra fi na­le­ment à la douzième place. Bref, ce 9 mai 1999 res­te­ra pour le Fren­chy comme l’une des rares jour­nées heu­reuse de sa sai­son, là où il réus­sit à re­trou­ver son in­croyable vi­tesse et à ter­ras­ser l’op­po­si­tion fa­çon bull­do­zer, comme il l’avait fait l’an­née pré­cé­dente avec Ste­fan Everts.

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