GRA­HAM JAR­VIS

« J’AIME L’EN­DU­RO EX­TRêME CAR ON PEUT PRENDRE LES COURSES LES UNES APRèS LES AUTRES. »

Moto Crampons - - News -

Fi­gure de l’en­du­ro ex­trême après une très ho­no­rable car­rière de tria­liste ( 4e du Mon­dial, 5 titres an­glais et 4 vic­toires au Scot­tish), l’An­glais Gra­ham Jar­vis s’est fen­du de quelques pa­roles lors de la pré­sen­ta­tion HVA à la­quelle la marque l’avait in­vi­té. L’oc­ca­sion de prendre ses im­pres­sions sur sa sai­son et de me­su­rer sa mo­ti­va­tion, lui qui a rem­por­té les plus in­hu­maines courses de fran­chis­se­ment à tra­vers le monde… Est- ce que tu suis en­core le cham­pion­nat du monde de trial ? Non, pas vrai­ment. Je re­garde les ré­sul­tats, mais de temps en temps, quand j’ai un peu de temps. Donc, c’est as­sez rare. Et les autres dis­ci­plines ? Pas plus que ça non plus. J’ai dé­jà as­sez à faire avec l’Ex­trême et le hard en­du­ro. Ton bi­lan sur cette sai­son 2014… Ça a été mi­ti­gé. J’ai connu des hauts, comme ma vic­toire à la Hell’s Gate, et des courses plus dif­fi­ciles, comme lors de la Tough One ( 4e sur une 250 4T). L’Erz­berg, que j’ai fi­ni deuxième, res­te­ra comme un bon sou­ve­nir aus­si. Ça a été une an­née re­le­vée, avec une belle ad­ver­si­té, mais comme souvent, mes ré­sul­tats ont va­rié se­lon le de­gré de dif­fi­cul­té de la course. Quand c’était ra­pide et as­sez fa­cile, comme à la Tough One, j’étais en dif­fi­cul­té, et quand les tra­cés étaient dif­fi­ciles, j’étais à l’aise. En fait, j’aime les courses où l’on ne sait pas ce qui nous at­tend, comme à la Ro­ma­niacs. Per­sonne ne connaît le tra­cé et ça nous place tous à éga­li­té. À l’in­verse, l’Erz­berg est de­ve­nu plus pré­vi­sible. C’est plus cal­cu­lé et avec les dé­parts en ligne, à 50, tes ré­sul­tats dé­pendent de la fa­çon dont tu t’en sors dans les pre­miers mètres. C’est pour­quoi je pré­fère être seul dans les bois ! Tu t’es bles­sé à l’épaule, il y a quelques mois… Comment te sens- tu ? Ma bles­sure à l’épaule date de mars, donc ça va. Il m’a juste fal­lu un mois pour me re­mettre et re­trou­ver la forme. Les li­ga­ments étaient éti­rés et je n’ai pas eu be­soin d’être opé­ré, donc ce n’était pas trop mé­chant. Ton avis sur le hard en­du­ro au­jourd’hui. Tu n’ai­me­rais pas que se crée un cham­pion­nat du monde de la dis­ci­pline ? Non, pas vrai­ment. J’aime le fait qu’il n’y ait que des épreuves iso­lées. En cas de mau­vais ré­sul­tat, tu n’es pas trop dé­çu et tu res­sens moins de pres­sion. Ça me va par­fai­te­ment ( rires). Une fois que tu as fi­ni une course, tu as juste à te pré­oc­cu­per de la sui­vante, c’est par­fait. Et puis, j’aime rou­ler dans la dis­ci­pline parce qu’il y a beau­coup d’ama­teurs et l’am­biance y est sym­pa. Pour­quoi chan­ger ça ? Tu ren­contres tout le temps de nou­velles per­sonnes qui te ra­content leurs his­toires, j’aime ça. Il se passe tou­jours quelque chose. So­cia­le­ment, c’est en­ri­chis­sant. Tes an­ciennes sai­sons de trial ne doivent donc pas te man­quer ? Non. Le trial est beau­coup plus men­tal. Tu es en per­ma­nence confron­té aux autres dans une zone, tu t’ar­rêtes pour re­gar­der ce que font tes ad­ver­saires… Je pré­fère de loin ce que je fais au­jourd’hui. Tu dé­marres ta mo­to, tu pars en pleine na­ture, sans ré­flé­chir. En­core com­bien de temps penses- tu rou­ler ? J’ai si­gné pour deux autres an­nées avec Hus­q­var­na, donc j’irai jus­qu’à 41 ans. Je ne sais pas jus­qu’à quand je rou­le­rai. Pour l’ins­tant, je prends les courses les unes après les autres, sim­ple­ment, en cher­chant seule­ment à ap­pré­cier ce que je fais. Ce n’est pas fa­ti­gant de voya­ger à lon­gueur d’an­née pour al­ler en ba­ver aux quatre coins du monde ? Par­fois, si. Mais gé­né­ra­le­ment, on vi­site des coins tel­le­ment chouettes que ça va. Par exemple, quand je vais au Bré­sil, je pars tou­jours plus tôt pour m’en­traî­ner, faire connais­sance avec les gens et prendre du bon temps. Et l’in­door, tu sembles avoir tour­né la page ? Oui, bof. J’en ai dis­pu­té quelques- uns. J’ai même si­gné des tops 5, mais je pense que j’au­rai tou­jours du mal à ga­gner. Et de plus en plus, car pas mal de pi­lotes se spé­cia­lisent dans la dis­ci­pline. Mais moi, j’aime bien les courses out­door, alors pour­quoi al­ler m’en­fer­mer dans une salle ?

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