DY­LAN FERRANDIS

Le franc- ti­reur

Moto Crampons - - La Une -

IL A COM­MEN­CÉ LA SAI­SON EN TROMBE, SE PER­MET­TANT D’AGA­CER JEF­FREY HER­LINGS. PUIS LA MA­CHINE S’EST EN­RAYÉE AU SOIR D’UN GP D’ITA­LIE ABOMINABLE, TROIS COURSES PLUS TARD. DE­PUIS, DY­LAN FERRANDIS, NOU­VEAU SO­CIÉ­TAIRE DU TEAM KA­WA­SA­KI CLS, EST L’HOMME DES COUPS D’ÉCLAT. ET QUAND ÇA SE PASSE BIEN, UN ABON­NÉ AU PO­DIUM. UN STA­TUT QUI NE PLAÎT GUÈRE À CE BÉDARRIDAIS DE 20 PRIN­TEMPS QUI N’AP­PRÉ­CIE QUE LA GAGNE ET N’A QU’UNE EN­VIE – IL NE S’EN CACHE PAS –, FAIRE SES VA­LISES POUR LES PISTES AMÉ­RI­CAINES.

« Tu veux vrai­ment la faire, cette pho­to ? Je n’aime pas l’at­ti­tude. On di­rait un po­seur, un mec qui se re­garde, qui se la joue, ce n’est pas moi. » Torse poil dans son ga­rage, Dy­lan m’in­dique à nou­veau clai­re­ment le fond de sa pen­sée. Il n’ap­pré­cie pas la tour­nure que prend la séance pho­to, qui abou­ti­ra à un cli­ché qui ne lui cor­res­pond guère. Oui, il a le bras ta­toué, mais non, ce n’est pas pour col­ler à la mode et avoir le look du mo­ment. Dans la fa­mille, on n’est pas comme ça : sa mère ar­bore un ta­touage sur l’épaule et son frère aî­né, Ted­dy, en a un peu par­tout ! Bref, on aime s’en­crer parce que c’est dans les gènes. Pas parce que c’est dans l’air du temps. L’idée, c’est d’être vrai, même si par­fois ça pa­raît cash. Ça per­met d’avan­cer et c’est ain­si qu’on a été éle­vé dans cette fa­mille plu­tôt mo­deste des en­vi­rons d’Avi­gnon. Mo­deste, mais pas dé­mu­nie non plus. Sur­tout dans l’op­tique d’une car­rière de pi­lote pro… Je ne parle pas de cette mai­son ty­pique de la ré­gion, om­brée par un im­mense pla­tane, mais de ces terres qui l’en­tourent, pro­prié­té au­tre­fois du grand- père.

Quelques hec­tares qui ont per­mis à Dy­lan de faire ses pre­mières gammes et de­vraient conti­nuer de ser­vir la cause mo­tarde, puisque les fran­gins ont le pro­jet de mon­ter une école de pi­lo­tage, avec pistes de SX et de MX. Car le cross dé­passe le sta­tut de mé­tier. C’est une pas­sion à la­quelle on dé­voue tout. Pour Ted­dy, son temps, pour Dy­lan, une bonne par­tie de l’ar­gent ga­gné après sa si­gna­ture chez CLS- Mons­ter Ener­gy cet hi­ver. Une struc­ture qui a pris le re­lais de celle mise en place par Bud Ra­cing qui fut, pen­dant quatre ans, son aca­dé­mie. Celle où il a fran­chi les marches de l’Eu­rope et du Mon­dial, mais avec quelques ac­crocs, le gar­çon vi­si­tant as­sez souvent l’in­fi rme­rie. Cette époque sombre semble en­fi n ré­vo­lue : il n’a écour­té qu’une manche cette an­née pour casse mé­ca­nique et, comme vous l’avez re­mar­qué, a pris de l’épaule. Al­lez, je shoote et on cause…

L’af­faire Ste­wart, ça te parle ? Euh, l’his­toire de do­page, c’est ça ? Non, je ne l’ai pas plus sui­vie que ça…

En fait, il au­rait pris un mé­di­ca­ment conte­nant des am­phé­ta­mines… Ah. Et ça fait quoi, les am­phé­ta­mines ?

Ça met tes sens en alerte et ça efface la fa­tigue…

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