Ros­si une chute qui tombe mal

Frac­ture ti­bia-pé­ro­né droits en en­du­ro pour le no­nuple cham­pion du monde, et voi­ci la course au dixième titre mon­dial qui s’achève dans la dou­leur. Mais Va­len­ti­no veut re­ve­nir dès Mo­te­gi.

Moto Journal - - NEWS -

Jeu­di 31 août en fin d’après-mi­di, alors qu’il s’en­traî­nait en en­du­ro, Va­len­ti­no fait une mau­vaise chute et se plaint de fortes dou­leurs à la base de la jambe droite. Il est im­mé­dia­te­ment conduit à l’hô­pi­tal d’ur­bi­no, où il est né 38 ans plus tôt. Les jour­na­listes ita­liens de la Re­pub­bli­ca sont les pre­miers à pu­blier l’in­fo sur in­ter­net, ci­tant le père de Vale, Gra­zia­no Ros­si : « Je ne suis pas op­ti­miste, Vale souffre beau­coup, et ils ont dû lui dé­cou­per sa botte de cross. » Une pro­cé­dure pour­tant stan­dard, tant l’exi­guï­té de la­dite botte rend dé­li­cat son en­lè­ve­ment quand les membres in­fé­rieurs sont tou­chés. La nou­velle se pro­page comme une traî­née de poudre sur in­ter­net ; rien qu’en France, le poste ré­di­gé sur le site et la page Fa­ce­book Moto Jour­nal à 22 h 47 se­ra lu 168 981 fois en quelques heures. Les sup­por­ters de Va­len­ti­no s’ac­crochent alors au mince es­poir qu’il leur reste, mais, à 0 h 10, le ver­dict des scans tombe : double frac­ture ti­bia-pé­ro­né avec dé­pla­ce­ment re­qué­rant une opé­ra­tion. Ni une ni deux, il est alors trans­por­té 95 km plus au sud, à l’hô­pi­tal d’an­cône, où il est opé­ré entre deux et trois heures du ma­tin par le Dr Pas­ca­rel­la, chef du ser­vice or­tho­pé­die et trau­ma­to­lo­gie. Qui lui in­sère du haut en bas du ti­bia un clou en ti­tane vi­sant à le ri­gi­di­fier : exac­te­ment la pro­cé­dure me­née il y a sept ans suite à une bles­sure iden­tique. « Va­len­ti­no va avoir be­soin de 30 à 40 jours de ré­cu­pé­ra­tion avant de pou­voir pi­lo­ter à nou­veau », com­mente le chi­rur­gien.

L’HIS­TOIRE SE RÉ­PÈTE

Suite à sa frac­ture de 2010, in­ter­ve­nue un sa­me­di 5 juin, Va­len­ti­no avait dû re­non­cer aux quatre seuls GP qu’il n’a pas cou­rus en 21 ans : Mu­gel­lo, Sil­vers­tone, As­sen et Bar­ce­lone. Le Doc­tor était ré­ap­pa­ru, sur bé­quilles, au Sach­sen­ring, le 18 juillet, soit 41 jours de conva­les­cence,

Max Biag­gi : « Bonne chance. J'és­père que ce n'est pas trop grave. Je connais cette sen­sa­tion, je suis dé­so­lé pour lui et son cham­pion­nat. Re­viens bien­tôt. » du­rant les­quels il avait ef­fec­tué deux es­sais au gui­don d’une R1 de Su­per­bike. Es­sais au cours des­quels il avait ren­con­tré son fu­tur chef in­gé­nieur Sil­va­no Gal­bu­se­ra, qu’il avait bluf­fé par la pré­ci­sion de ses com­men­taires et sa vi­tesse. « Même bles­sé, Va­len­ti­no nous a don­né des di­rec­tions de dé­ve­lop­pe­ment qui nous ont été utiles jus­qu’en fin de sai­son », ex­pli­quait Gal­bu­se­ra à Moto Jour­nal. De plus, lorsque Ros­si était re­ve­nu au Sach­sen­ring, ce n’était pas pour faire de la fi­gu­ra­tion : 4e ! Sur ce tour­ni­quet qui ne com­porte que trois vi­rages à droite, et met donc moins de pres­sion sur sa jambe bles­sée, il s’était même li­vré à un fes­ti­val de glisses. « Ça ne t’a pas fait mal à la jambe ? », ques­tionne Moto Jour­nal. « Non, tant que tu ne tombes pas, ça ne fait pas mal ! », ré­ponse qui avait pro­vo­qué

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