Na­mi­bie, l’afrique en mieux

La Na­mi­bie, c’est l’afrique dans toute sa splen­deur… sans les in­con­vé­nients. Dans ce pays dé­mo­cra­tique, on peut boire l’eau du ro­bi­net, échap­per au pa­lu et voya­ger sans em­por­ter sa phar­ma­cie, le tout dans un dé­cor de carte pos­tale et une na­ture intacte. L

Moto Journal - - SOMMAIRE - TEXTE et PHO­TOS Pa­trick Bois­vert

Quelle est la ca­pi­tale de la Na­mi­bie ? Tic, tac, tic, tac… Quand le gong re­ten­ti­ra, seul le spec­ta­teur as­si­du de Ques­tions pour un cham­pion pour­ra ar­bo­rer le sou­rire suf­fi­sant de ce­lui qui sait ré­pondre : Wind­hoek. Les autres, vi­si­ble­ment plus bran­chés sur les chaînes spor­tives, se conten­te­ront de re­gar­der le bout de leurs Nike en at­ten­dant des jours meilleurs… A leur dé­charge, il faut dire que la Na­mi­bie n’est pas le coin le plus peu­plé de la planète. Avec 2,5 mil­lions d’ha­bi­tants sur un ter­ri­toire grand comme 1,3 fois la France, la den­si­té est de 2,6 Na­mi­biens au km2, contre… 117,5 Fran­çais pour l’hexa­gone. Au pal­ma­rès mon­dial, le pays oc­cupe l’avant-der­nière place du clas­se­ment, juste de­vant la Mon­go­lie et son score re­cord de

1,8 ha­bi­tant au km2 ! Wind­hoek consti­tue donc la ca­pi­tale d’un des der­niers édens sur Terre. Par ailleurs, cette an­cienne co­lo­nie al­le­mande, pla­cée en­suite sous pro­tec­to­rat sud-afri­cain, est de­ve­nue in­dé­pen­dante en 1990 pour de­ve­nir la Ré­pu­blique de Na­mi­bie. Il s’agit donc dé­sor­mais d’une dé­mo­cra­tie, ce qui reste as­sez rare en Afrique pour être sou­li­gné. Voi­là, vous pou­vez re­fer­mer votre ca­hier d’his­toire-géo et prendre votre casque, l’heure de la ré­cré a son­né.

NA­MI­BIE OU BA­VIÈRE ?

Comme toutes les his­toires na­mi­biennes, l’aven­ture dé­marre à Wind­hoek… puisque le seul aé­ro­port in­ter­na­tio­nal du pays s’y trouve. La ca­pi­tale offre une tran­si­tion en dou­ceur, avec sa cir­cu­la­tion dense, sa concen­tra­tion de po­pu­la­tion, ses centres com­mer­ciaux et ses res­tau­rants cos­mo­po­lites. Les rues sont propres et une cer­taine dis­ci­pline semble ré­gner dans cette ville pai­sible où l’in­fluence ger­ma­nique se lit sur la plu­part des pan­neaux : Mo­zart Strasse, Auss­pann­platz, Bach Strasse… Voi­là une image bien éloi­gnée de celle qu’on a d’une ca­pi­tale afri­caine ! Pour un peu, on se croi­rait au coeur d’une bonne grosse bour­gade ba­va­roise… sauf qu’ici, les bao­babs et la tem­pé­ra­ture ex­té­rieure de 35° au mois de jan­vier vous rap­pellent vite à l’ordre. Mais c’est sur­tout en quit­tant la ville que l’on sent battre le pouls de l’afrique, en s’aven­tu­rant dans le quar­tier pauvre de Ku­tu­tu­ra, un an­cien town­ship où se massent au­jourd’hui dif­fé­rentes eth­nies en quête d’un ave­nir meilleur. A par­tir de là, deux op­tions : au sud, la Na­mi­bie carte pos­tale avec ses sites cé­lèbres et ses longues pistes ; au nord, une as­cen­sion plus cor­sée en terres him­ba, où l’aven­ture prend une nou­velle di­men­sion.

DES RHINOS PAS ROSSES…

Ne som­brant ja­mais dans la fa­ci­li­té, c’est sur cette der­nière op­tion que l’or­ga­ni­sa­tion a je­té son dé­vo­lu. Le guide lo­cal de ce voyage com­man­di­té par l’agence Trail Ran­do (lire l’en­ca­dré page 93), c’est Wer­ner, un pur Afri­kaa­ner qui a vu le jour il y a un de­mi-siècle dans le Kalahari, l’un des dé­serts les plus arides au monde. Sa ré­sis­tance aux condi­tions ex­trêmes, sa grande connais­sance du ter­rain et son coup de gui­don d’en­du­riste ex­pé­ri­men­té

La Na­mi­bie offre la pro­messe d'es­paces sau­vages et in­fi­nis où vivre est dé­jà un défi.

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