In­ter­view d’adrien Van Be­ve­ren

A presque 27 ans, trois fois vain­queur de l’en­du­ro­pale du Tou­quet, Adrien Van Be­ve­ren va dis­pu­ter son troi­sième Da­kar. Avec, en ligne de mire, un top-5, comme en 2017. Et plus, si af­fi­ni­tés ....

Moto Journal - - SOMMAIRE - PAR Pierre Or­luc PHO­TOS Ya­ma­ha

En 2016, tu dé­cou­vrais le Da­kar, en 2017, c’était une an­née pour ap­prendre. Et en 2018 ? Je viens tou­jours dans la même op­tique de par­ti­ci­per et de pro­fi­ter d’une aven­ture for­mi­dable, hu­mai­ne­ment in­croyable. Mes deux Da­kar ont été tel­le­ment dif­fé­rents et, en même temps, res­sem­blants dans la sen­sa­tion pro­vo­quée, une sen­sa­tion que je n’ai qu’en par­ti­ci­pant à cette épreuve. Après, d’un point de vue spor­tif, c’est vrai que j’ai pro­gres­sé.

Pour l’édi­tion 2017, tu avais dit vou­loir faire un top-5. Tu as fi­ni qua­trième... Ça s’est ef­fec­ti­ve­ment réa­li­sé ! J’ai bien pro­gres­sé, j’ai le ni­veau pour ga­gner des étapes, pour rou­ler de­vant. Donc, je me dis que si je peux ga­gner des étapes, je peux aus­si, pour­quoi pas, être bien pla­cé pour ré­gu­liè­re­ment rou­ler de­vant. Je n’ai pas de grosse pres­sion par rap­port à une vic­toire ou un top-5, mais je me sens plus proche que ja­mais de mon ob­jec­tif fi­nal, qui se­ra de ga­gner un jour le Da­kar. Main­te­nant, si je peux l’ac­cro­cher dans un mois et de­mi, je ne vais pas m’en pri­ver !

Cette an­née, au mois d’avril, tu as été bles­sé dans une chute. Ta pré­pa­ra­tion en a-t-elle été per­tur­bée ? Non, pas du tout. C’est vrai que je me suis cas­sé une omo­plate au Ma­roc en dé­but d’an­née, mais c’est du pas­sé, je n’ai plus au­cune sé­quelle de cette bles­sure. De­puis, j’ai re­fait des ral­lyes, j’ai même ga­gné des spé­ciales au Ma­roc, en Argentine, au Pérou. Il n’y a plus de pro­blème avec cette bles­sure.

Mais tu as dé­cla­ré for­fait pour la ré­cente Ronde des sables de Loon-plage… J’ai dé­cla­ré for­fait parce que j’ai jus­te­ment choi­si faire du Da­kar une prio­ri­té pour ma car­rière. Ça fait un mo­ment que je le dis, mais que je ne le fais pas vrai­ment ; j’es­saie de faire les deux, en fait. Et au­jourd’hui, j’ai vrai­ment choi­si de mettre toutes les chances de mon cô­té pour ga­gner le Da­kar ; en tout cas, c’est ce que j’ai­me­rais, donc je conti­nue à dis­pu­ter les courses de sable quand c’est pos­sible, mais il ne faut pas que ça contra­rie ma pré­pa­ra­tion pour le Da­kar.

Compte te­nu de ton ex­pé­rience en ral­lye-raid, qu’as-tu fait évo­luer dans ta pré­pa­ra­tion ? Di­sons que le di­lemme, c’est tou­jours d’adap­ter ton ni­veau de vi­tesse par rap­port à ton ni­veau de na­vi­ga­tion. Rou­ler vite, je sais le faire de­puis un mo­ment. Je n’ai donc pas cher­ché à pro­gres­ser sur ce point, mais à faire pro­gres­ser mon ni­veau de na­vi­ga­tion pour me per­mettre de rou­ler à une vi­tesse plus éle­vée en na­vi­guant bien. Je suis vrai­ment content de ce que j’ai pu faire cette an­née pour pro­gres­ser, et je pense que je vais en­core pro­gres­ser dans les an­nées qui ar­rivent. Di­sons que le ni­veau que j’ai au­jourd’hui me per­met dé­jà, je pense, de rou­ler ré­gu­liè­re­ment de­vant.

Ta mo­to a-t-elle évo­lué de­puis le der­nier Da­kar ? Un peu. On a un dé­mar­reur élec­trique, ce qui est su­per. La mo­to a une base de mo­to d’en­du­ro, donc elle est très ma­niable, vrai­ment joueuse. C’est bien parce qu’on va

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