MO­TO MORGANA

Moto Journal - - SOMMAIRE - PAR Tom de Mits PHO­TOS Mo­to­mor­ga­na, Tom et Ca­ro

Pen­dant cinq jours au Be­lize – un car­re­four créole de races et cultures –, nous avons joui de pal­miers, de bonne nour­ri­ture et de gens très beaux. Mais nous avons eu l’im­pres­sion d’ar­ri­ver sur une autre pla­nète en tra­ver­sant une piste dans la ré­gion des Mennonites, l’équi­valent bé­li­zien des Amish. Ici, on voit pas­ser des hommes cos­tauds en voi­ture at­te­lée, avec la peau ul­tra­blanche et pleine de taches de rous­seur, pa­rés de vê­te­ments tra­di­tion­nels vin­tage. Ils sont, au bas mot, peu ba­vards : leur ar­got est in­com­pré­hen­sible et ils sont aus­si très peu com­mu­ni­ca­tifs. Quand je me suis ar­rê­té au bord de la route pour faire une pho­to, une dame avec ses en­fants dans un cha­riot a tel­le­ment pa­ni­qué qu’elle a promp­te­ment fait de­mi-tour et elle s’en est al­lée au ga­lop ! Ou était-ce peut-être ma barbe qui l’a ef­frayée ?

LE TOU­RISME DE MASSE

Le Mexique est le 41e pays de notre voyage et nos at­tentes sont très fortes, no­tam­ment suite aux his­toires en­thou­siastes des autres voya­geurs que nous avons croi­sés. La pre­mière halte im­por­tante est Can­cun, le wal­hal­la du tou­risme de masse amé­ri­cain. La route pour y ar­ri­ver est par­se­mée d’in­nom­brables hô­tels im­menses et dé­ca­dents qui contrastent pro­fon­dé­ment avec notre fa­çon de voya­ger. Mais nous avons be­soin de pneus, d’huile, de pi­gnons, d’une as­su­rance et… quelques amis belges se pré­lassent ici au so­leil sur la plage. Pas­ser par Can­cun sans les voir était in­con­ce­vable. Nous avons par­ta­gé un pe­tit-dé­jeu­ner de luxe mer­veilleux en bonne com­pa­gnie, avec quan­ti­té de nou­velles – par­fois très sur­pre­nantes – de chez nous. La cui­sine mexi­caine est dé­li­cieuse, au­cun doute là-des­sus, mais ce qu’ils ap­pellent doux ou suave ici, nous pro­cure en­core – ou à nou­veau – une sen­sa­tion de brû­lure le len­de­main. Quand je vois les lo­caux avec leurs ta­cos, bur­ri­tos, en­chi­la­das ou que­sa­dillas ar­ro­sés gé­né­reu­se­ment de sauce aux pi­ments forts pure, je n’ose plus me van­ter de mon titre de membre de la fa­mille le plus ré­sis­tant aux chi­lis. Ici, je ne suis qu’un lâche Eu­ro­péen qui, le front en sueur, es­saie de contrô­ler son ho­quet, après s’être, une fois de plus, lais­sé ten­ter par la sal­sa verde.

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