Au ca­ta­logue Triumph 150 ac­ces­soires li­fe­style

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Moto Revue Classic - - Dossier Scrambler -

Ligne d’échap­pe­ment Vance& Hines ho­mo­lo­guée ( en­ve­loppe ti­tane, cas­quette car­bone), selle plate, ré­tro­vi­seurs en bout de gui­don, amor­tis­seurs Fox Pig­gy Back, grille de phare, re­pose- pieds cran­tés plus larges, mi­ni- cli­gno­tants, etc. : Triumph a bien fait les choses pour que vous puis­siez per­son­na­li­ser votre Street Scrambler.

La Ba­ja 1000, c’est un peu le Pa­ris-da­kar des pi­lotes amé­ri­cains. Cette épreuve de 1 000 miles, qui se dé­roule au Mexique dans la ré­gion de Basse Ca­li­for­nie (Ba­ja Ca­li­for­nia), s’est dis­pu­tée pour la pre­mière fois en 1967 sous le nom de Mexi­can 1000. Elle mé­lan­geait dé­jà mo­tos, voi­tures et ca­mions. La dé­no­mi­na­tion ac­tuelle date de 1974 lorsque SCORE (Sou­thern Ca­li­for­nia Off-road En­ter­prise) a re­pris l’or­ga­ni­sa­tion à la suite de NORRA (Na­tio­nal Off-road Ra­cing As­so­cia­tion). En 2009, de­vant l’in­té­rêt gran­dis­sant de ce genre de courses, le fils du fon­da­teur de la Mexi­can 1000 a re­lan­cé l’épreuve ral­liant Ti­jua­na à La Paz en créant une ca­té­go­rie pour les vé­hi­cules an­ciens. C’est l’an der­nier que Ju­lian Hep­pe­kau­sen, pa­tron de Deus Ex Ma­chi­na à Los An­geles, a dé­ci­dé de s’y ins­crire au gui­don de sa Triumph T120 1966, pré­ci­sé­ment dans la ca­té­go­rie « Clas­sic Bri­tish Thum­per ». Ju­lian n’en est pas à sa pre­mière ex­pé­rience vu qu’il s’est dé­jà me­su­ré au dé­sert à plu­sieurs re­prises dans le cadre de la cé­lèbre Bars­tow-las Ve­gas. Il pré­tend que s’il a ter­mi­né la course à deux re­prises, c’est grâce à Ter­ry Pratt. Pratt est un « vieux de la vieille », il a été pi­lote puis re­por­ter en Eu­rope pour de nom­breux ma­ga­zines dans les an­nées 70 et en­fin, pa­tron de Cycle News de 1979 à 2011. Fa­na­tique de twins an­glais, il s’est pré­pa­ré une Triumph « desert sled », comme disent les Amé­ri­cains (voir page 28), et a cou­ru avec jus­qu’en 2011 avant de prendre une re­traite bien mé­ri­tée. En 2012, Ju­lian est de­ve­nu l’heu­reux pro­prié­taire de cette T120 et de­puis, chaque an­née, il s’aligne à son gui­don dans le dé­sert du Mo­jave, se frot­tant aux KTM et Hon­da 450 mo­dernes car il n’y a pas vrai­ment de ca­té­go­rie an­cienne dans cette course. Il a dé­ci­dé l’an der­nier de s’ins­crire à la Mexi­can 1000 pour se me­su­rer aux autres pos­ses­seurs de Triumph.

« Il faut sans ar­rêt être sur ses gardes »

Em­me­ner un twin an­glais sur cette course de­mande un mi­ni­mum d’ex­pé­rience : « Il faut connaître sa bé­cane par coeur. À un cer­tain ré­gime, le mo­teur tourne par­fai­te­ment dans un bruit qui res­semble à une har­mo­nie. Quand vous êtes dans ce tem­po, vous avez l’im­pres­sion qu’il ne peut rien ar­ri­ver. Sur une course comme la Mexi­can 1000, il faut trou­ver le bon ré­gime

C’EST ELLE LA PRE­MIÈRE TRIUMPH À AVOIR TER­MI­NÉ UNE ÉPREUVE DE 1 000 MILES DANS LA BA­JA CA­LI­FOR­NIA

et s’y te­nir. » Et comme disent cer­tains vieux pi­lotes : « Plus vous rou­lez, plus elle vous en donne… » Et ça a plu­tôt bien mar­ché pour Ju­lian puis­qu’à l’ar­ri­vée, il était le seul pi­lote Triumph. Ce­ci dit, avec une bé­cane de 50 ans, il est plus lo­gique d’aban­don­ner, comme il l’ex­plique lui-même : « Sur cer­taines ma­chines, les sus­pen­sions ont tel­le­ment de dé­bat­te­ment qu’on ne sent même pas les trous et les bosses et ça passe à fond ! Avec la Triumph et ses 100 mm de dé­bat­te­ment, il faut sans ar­rêt être sur ses gardes pour ne pas tom­ber ou ne pas dé­truire la par­tie-cycle. » Mais il reste phi­lo­sophe : « Je me suis fait dou­bler par le pi­lote au­to­mo­bile Rob­bie Gor­don qui rou­lait à 180 et né­go­ciait une courbe sans couper, c’était un spec­tacle ma­gni­fique. Sur ma Triumph, j’étais aux pre­mières loges ! » Lors­qu’on dé­taille la ma­chine, on est sur­pris de la sim­pli­ci­té de la pré­pa­ra­tion. La fourche est une Max­ton, les amor­tis­seurs des Works mais avec des dé­bat­te­ments « d’époque ». La seule conces­sion au mo­der­nisme est l’adop­tion de freins à disque à l’avant et à l’ar­rière. Rien de cho­quant, car ça amé­liore gran­de­ment la sé­cu­ri­té. Le se­cret sur ce genre d’épreuves, c’est un mon­tage mi­nu­tieux pour ne pas lais­ser de bouts de moto sur la piste. Il faut aus­si soi­gner l’étan­chéi­té du filtre à air pour que le twin n’avale pas trop de pous­sière. Des as­tuces que Ter­ry Pratt maî­trise par­fai­te­ment après toutes ces an­nées de piste. À l’ar­ri­vée à La Paz, la femme et les en­fants de Ju­lian l’at­ten­daient pour le fé­li­ci­ter de son ex­ploit même s’il s’est fait dis­pu­ter par son fils Hen­ry à cause de l’état de sa­le­té de sa moto ! Car si, pour le mo­ment, le ga­min se contente de rou­ler à vé­lo, la Triumph lui ap­par­tient puisque Ju­lian lui en a dé­jà fait ca­deau. Nor­mal donc, qu’il prenne soin de sa fu­ture mon­ture ! En hom­mage à Ter­ry Pratt, la T120 a été bap­ti­sée de son pré­nom. Elle res­te­ra dans l’his­toire comme la pre­mière moto de la marque à avoir ter­mi­né une épreuve de 1 000 miles dans la Ba­ja Ca­li­for­nia.

La Triumph T120 « Ter­ry » est en­core re­cou­verte de la pous­sière du Mexique. Elle est très simple et ex­trê­me­ment bien pré­pa­rée, c’est le se­cret de la réus­site.

1- Ce concur­rent a eu moins de chance que Ju­lian Hep­pe­kau­sen (cas­quette) puis­qu’il n’a pu ral­lier La Paz avec sa Triumph. 2- Ju­lian et la Triumph T120 en ac­tion dans le dé­sert ca­li­for­nien. 3- Sur les bandes adhé­sives, notre pi­lote a re­trans­crit les prin­ci

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