Jean-Bap­tiste De­men­thon

Vice-pré­sident d’Aa­qius

Moto Revue - - Actus -

Ce qui est no­va­teur, en fait, c’est notre pro­cé­dé de sto­ckage de l’hy­dro­gène. Comme la plu­part des autres pro­to­types, notre scoo­ter uti­lise une pile à com­bus­tible qui trans­forme l’hy­dro­gène en cou­rant et per­met d’ali­men­ter un mo­teur élec­trique. Mais la dif­fé­rence es­sen­tielle, c’est que notre pro­to­type n’a pas be­soin de sto­cker son hy­dro­gène sous une forte pres­sion. Nous sommes par­ve­nus à sto­cker l’hy­dro­gène sous une très faible pres­sion et dans des car­touches dont la taille n’ex­cède pas celle d’une bou­teille d’eau mi­né­rale. C’est un avan­tage dé­ci­sif.

En quoi exac­te­ment ?

Sto­cker de l’hy­dro­gène sous une haute pres­sion, c’est-à-dire sous plu­sieurs cen­taines de bars, est une opé­ra­tion dé­li­cate, qui de­mande une in­fra­struc­ture lourde, de grosses sta­tions de re­charge, et pose, de fait, des ques­tions de sécurité et d’in­tru­si­vi­té dans l’es­pace ur­bain. Nos car­touches sont com­pa­rables à des sortes d’éponges et stockent de l’hy­dro­gène sous une pres­sion in­fé­rieure à 10 bars. Elles sont lé­gères, ma­ni­pu­lables sans dan­ger et sur­tout, in­ter­chan­geables : l’idée n’est pas que le pro­prié­taire du vé­hi­cule re­charge ses car­touches une fois qu’elles sont vides mais plu­tôt qu’il échange ses car­touches vides contre d’autres, pleines, sur le prin­cipe de la consigne.

Et où ça ?

N’im­porte où. À l’in­té­rieur de nos car­touches, l’hy­dro­gène est inerte. Il n’est pas dan­ge­reux. Il n’est donc pas né­ces­saire de les en­tre­po­ser avec un luxe de pré­cau­tion. On peut ima­gi­ner qu’elles soient ven­dues en bou­tiques, en conces­sions, ou en­core dans des dis­tri­bu­teurs au­to­ma­tiques. On peut même ima­gi­ner qu’elles soient in­té­grées à une sorte de for­fait mo­bi­li­té et qu’elles soient li­vrées à domicile. Ce qu’il faut com­prendre, c’est qu’avec

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