Éric An­tunes UN PA­TRON DANS LA COURSE

18 JAN­VIER 2017 - MO­TO RE­VUE

Moto Revue - - Interview -

Non, c’est une réa­li­té. KTM France se­ra en­ga­gé dans les Coupes de France Pro­mo­sport en ca­té­go­rie 125 et 400 cm3 avec nos RC 125 et 390. Le Pro­mo­sport 125, ça per­met à des pi­lotes de 11 ans de par­ti­ci­per, et on peut ac­cé­der au 400 cm3 dès 13 ans, du mo­ment que ce soit avec un mo­no­cy­lindre, ce qui est le cas de notre RC 390. C’est ce qu’on sou­haite, mais ce n’est pas en­core d’ac­tua­li­té. En 125, nous ver­rons bien, c’est un peu tôt pour le sa­voir puisque 2017 marque le re­tour de la ca­té­go­rie 125 cm3 au sein du Pro­mo­sport fran­çais. En 400 cm3, pa­reil, nous ver­rons, mais nous n’avions pas de si jeunes pi­lotes en 2016, le plus jeune de la Cup avait 18 ans. Non, Ya­ma­ha par­vient à drai­ner de plus jeunes pi­lotes. Leur coupe 125 a par­ti­ci­pé lar­ge­ment de cet élan, et leur ré­seau s’est aus­si pas mal in­ves­ti, donc ça s’ex­plique. J’es­père que nous al­lons y par­ve­nir pro­chai­ne­ment, c’est notre ob­jec­tif. Pour 2017, je sou­haite que l’on ait des jeunes aux alen­tours de 15 ans qui s’en­gagent en 390. Et si nous dé­tec­tons un jeune qui marche fort en 125, et qu’il a l’âge de mon­ter en 400 cm3, alors je lui don­ne­rai un coup de main, en lui four­nis­sant une mo­to par exemple, afin de l’ac­com­pa­gner dans sa pro­gres­sion. En fait, ça dé­pend dé­jà de l’âge. Si le vain­queur de la Cup 390 a moins de 17 ans, alors il par­ti­ci­pe­ra aux sé­lec­tions de la Red Bull Cup. Pour rap­pel, la Red Bull Cup est une for­mule in­ter­na­tio­nale qui se dis­pute en marge des GP au gui­don de Mo­to3. Si le vain­queur a plus de 17 ans, mais moins de 22 ans, alors il se­ra qua­li­fié pour la fi­nale mon­diale de la RC Cup. En 2016, le vain­queur de la Cup fran­çaise était plus âgé, il avait 28 ans, il n’a pas donc pu in­té­grer ces évé­ne­ments. Si­non, de ma­nière plus clas­sique, à chaque épreuve, des chèques sont of­ferts, des re­mises sur les pièces dé­ta­chées pro­po­sées, et un podium dé­dié or­ga­ni­sé. Oui, l’idée est de créer, là en­core, une Cup Su­per Duke, mais au sein du chal­lenge Prot­win. Ce que j’aime dans le rè­gle­ment du Prot­win, c’est qu’au-de­là du rè­gle­ment gé­né­ral nor­mé par la FFM, tout est au­to­ri­sé, à la seule condi­tion que la mo­to soit un bi­cy­lindre. On res­sent un vrai in­té­rêt au­tour de cette coupe, les grosses cy­lin­drées créent de l’en­goue­ment. Et je crois que notre en­ga­ge­ment au Mu­gel­lo lors de la fi­nale 2016 avec la Su­per Duke R a mon­tré le po­ten­tiel de notre mo­to (Ndlr : les trois pi­lotes of­fi­ciel­sa­vaient trus­té le podium). Avant de la lan­cer dé­fi­ni­ti­ve­ment, nous at­ten­drons d’avoir au moins six pi­lotes en­ga­gés.

Oui, for­cé­ment. Mais l’idée, c’est de pro­po­ser un très bon ta­rif sur la mo­to qui se­ra ache­tée neuve dans le ré­seau. Le dis­tri­bu­teur pour­ra al­ler jus­qu’à sa re­mise maxi­male, qu’il laisse toute sa marge, à moi de l’ai­der pour qu’il puisse consen­tir cet ef­fort. Cha­cun doit s’y re­trou­ver et le conces­sion­naire ne doit pas être lé­sé. Ce se­ra pa­reil sur les pièces et les ac­ces­soires, au moins pour équi­per la mo­to piste. Certes, ce se­ra plus cher, mais il y au­ra des « prize money » à chaque course, avec 300, 200 et 100 € pour les 3 pre­miers. Le ga­gnant re­ce­vra aus­si un prize money en fin d’an­née.

Non, pas cette an­née. Pour le ral­lye, nous met­tons en place un pro­gramme sup­port, mais plus d’en­ga­ge­ment of­fi­ciel. La FFM a chan­gé les ca­té­go­ries, mo­di­fié ce qui exis­tait, et je dois dire que je ne vois pas trop où ils veulent al­ler. Il n’y a plus de clas­se­ment roadster par exemple. Il faut bien com­prendre que lors­qu’une marque s’en­gage, elle ne le fait pas « que » pour la beau­té du geste. Il y a une stra­té­gie, une fi­na­li­té com­mer­ciale der­rière. Là, je n’en voyais plus trop. Oui. La par­tie spon­so­ring pour KTM France, c’est 80 % TT, et 20 % bi­tume. Je n’ar­rive pas en­core à dé­ga­ger suf­fi­sam­ment de bud­get pour aug­men­ter notre in­ves­tis­se­ment sur le pro­gramme « route », et je ne veux pas le faire au dé­tri­ment du tout-ter­rain. L’off-road ne re­pré­sente plus que 40 % des ventes, mais il reste notre ADN, notre image, nous de­vons conti­nuer à le sou­te­nir. Gros­so mo­do, le sport pour KTM France, c’est un de­mi-mil­lion d’eu­ros par an. Ce de­mi-mil­lion, c’est vrai­ment ce que ça nous coûte en cash, je ne compte pas les mo­tos dans cette somme. C’est moins de 1 % du chiffre d’af­faires. Mais l’en­ga­ge­ment spor­tif n’est qu’une par­tie du bud­get mar­ke­ting : l’en­ve­loppe glo­bale est lar­ge­ment su­pé­rieure. Dans l’ab­so­lu, je pense que c’est une bonne

Les mo­dèles de route re­pré­sentent au­jourd’hui 60 % des ventes pour KTM France. Et Éric An­tunes lui-même en fait la pro­mo­tion.

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