BIMOTA AU POINT MORT ?

À Ri­mi­ni, le site d’as­sem­blage est dé­sor­mais dé­sert.

Moto Revue - - Actus -

Bimota est-il (une nouvelle fois) mort ? Ceux qui passent par la via Giac­ca­glia, à Ri­mi­ni, ont de bonnes rai­sons de se po­ser la ques­tion. Car au fron­ton du site d’as­sem­blage, le sigle de la marque a dis­pa­ru et pire, à l’in­té­rieur, les lo­caux sont vides. Il existe certes un bâ­ti­ment si­glé Bimota une cen­taine de mètres plus loin. Mais ce der­nier, plus pe­tit, n’abrite que des pièces dé­ta­chées et trois à quatre em­ployés. La marque n’a pas com­mu­ni­qué of­fi­ciel­le­ment sur un ar­rêt de la pro­duc­tion mais – in­dices peu en­cou­ra­geants – son site In­ter­net semble fi­gé à la fin de l’an­née 2015 et sur­tout, les ma­chines as­sem­blées der­niè­re­ment l’ont été en Suisse, à Lu­ga­no, là où les deux pro­prié­taires ita­liens de la marque (Da­niele Lon­go­ni et Mar­co Chian­cia­ne­si) ré­sident. Bref, si l’ar­rêt de l’ac­ti­vi­té ne peut être confir­mé, au moins peut-on par­ler de re­cen­tre­ment.

Res­sus­ci­tée en 2003

Ce n’est pas la pre­mière fois que Bimota su­bit des tur­bu­lences. En 2001, le pe­tit construc­teur ita­lien avait même dû mettre la clef sous la porte (suite no­tam­ment au coût in­dus­triel du pro­jet V-Due, son twin deux-temps mai­son, à l’in­jec­tion élec­tro­nique très ca­pri­cieuse). Mais la marque s’en était re­le­vée en 2003 et de­puis, elle sor­tait de nou­veaux mo­dèles à un rythme très ré­gu­lier, al­lant jus­qu’à en­ga­ger, en 2014, une ma­chine (la BB3) en Mon­dial SBK. Bref, même si Bimota semble au point mort en cette ren­trée 2017, il faut se gar­der de l’en­ter­rer dé­fi­ni­ti­ve­ment. Si l’aven­ture se pour­suit, reste tou­te­fois à sa­voir quelle forme elle pren­dra exac­te­ment.

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