Es­sai dy­na­mique DE PA­RIS AU PAUL-RI­CARD... EN 300 !

Une KTM aux airs de Du­ca­ti contre une Ya­ma­ha qui cache bien son jeu, tel fut le match qui a eu lieu il y a peu lors d’un voyage dé­bri­dé au Bol d’Or. On y était, on vous ra­conte...

Moto Revue - - Face-A-Face Ktm Rc 390 / Yamaha Yzf-R3 -

Une 300 cm3, c’est pe­tit ! Mi­ni­ma­liste, même ! Notre vi­rée au Bol d’Or ri­me­ra donc avec com­pro­mis ves­ti­men­taire. Heu­reu­se­ment, nous rou­lons en so­lo, mais l’au­tomne a pris de l’avance. La météo s’an­nonce mi­ti­gée. De nom­breux fronts pluvieux sont cen­sés se suc­cé­der sur une large bande al­lant du nord-ouest au sud-est, en­glo­bant le Centre et les Alpes : la poisse... Les jours passent et les pré­vi­sions se confirment : im­pos­sible de tra­cer un iti­né­raire sec vers le cir­cuit Paul-Ri­card, nous em­prun­te­rons donc le road book ini­tia­le­ment pré­vu où se suc­cèdent Mor­van, Mon­tagne bour­bon­naise, monts du Fo­rez, mas­sif du Pi­lat et mas­sif du Lu­bé­ron... le rêve ! Les com­bi­nai­sons ra­cing ac­cor­dées à ce pro­gramme « spécial vi­rages » se­ront sou­vent re­cou­vertes de vê­te­ments de pluie et nous au­rons l’oc­ca­sion d’éprou­ver nos équi­pe­ments Gore-Tex , mais ça n’en­tame

® pas notre mo­ti­va­tion, car à l’idée de tra­ver­ser la France, nous re­trou­vons nos dix-huit ans ! Les ba­gages ? Une sa­coche de selle et un sac à dos par per­sonne, ça suf­fi­ra.

Voyage so­lo

Nous n’avons pas en­core dé­col­lé que les pre­mières dif­fé­rences de phi­lo­so­phie entre nos deux ma­chines ap­pa­raissent. Rea­dy to race, l’orange n’est pas par­ti­cu­liè­re­ment adap­tée aux longs trips. Selle pas­sa­ger fixe, au­cun point d’ar­ri­mage mal­gré les mul­tiples tubes du treillis : le ba­gage se fi­celle tel un vul­gaire sac à pa­tates. La japonaise se montre plus pra­tique. La selle pas­sa­ger amo­vible re­couvre un mini-coffre et la par­tie ar­rière offre une belle sur­face pour po­si­tion­ner la sa­coche de selle. Presque une spor­ti­vo-GT, la bou­gresse ? On peut le pen­ser, tant la po­si­tion de conduite est re­lax, un peu à l’an­cienne, fa­çon Thun­der­cat pour ceux qui connaissent. Les de­mi-gui­dons hauts et rap­pro­chés s’ac­cordent à la selle large et aux sus­pen­sions souples. La petite bulle pa­raît pro­tec­trice. Le ca­ré­nage est plus vo­lu­mi­neux. Le coup de crayon est spor­tif, avec des op­tiques agres­sives, mais le quo­ti­dien n’est pas sa­cri­fié. Ce n’est pas le cas de la KTM, dont la bulle basse ne dé­no­te­rait pas sur un road­ster. D’ailleurs, la RC ap­par­tient aux deux mondes car l’au­tri­chienne est spor­tive par sa fi­nesse, sa selle haute et dure et ses re­pose-pieds haut per­chés, mais aus­si road­ster par ses bra­ce­lets hauts et trop

écar­tés puis­qu’ils s’ancrent dans le pro­lon­ge­ment du té su­pé­rieur. En selle, la Ka­toche se mé­rite ! La mise en route du pe­tit mo­no 4-temps ne fait que confir­mer cette pre­mière im­pres­sion : ça vibre, ça chauffe, ça vit. Tout le contraire de la Ya­ma­ha qui s’ébroue en dou­ceur et ron­ronne dis­crè­te­ment sur sa bé­quille la­té­rale.

On sur­nage...

Mal­gré le ciel maus­sade, le bi­tume nous ap­pelle. Nous nous échap­pons de la ville où l’au­tri­chienne est hors-jeu – la faute à des sus­pen­sions trop raides sur les pe­tits chocs, dou­blées d’une selle très ferme et d’un mo­teur qui chauffe al­lè­gre­ment – et nous met­tons le cap sur la Bour­gogne. Le dé­luge pro­mis sur l’Île-de-France ce mer­cre­di ma­tin de sep­tembre n’est pas au ren­dez-vous. L’es­poir re­naît. Mais les pre­mières gouttes nous cueillent, hé­las, une cin­quan­taine de ki­lo­mètres avant Auxerre. L’A6 sous la pluie se­ra moins désa­gréable au gui­don de la R3, plus ac­cueillante et plus pro­tec­trice. Son comp­teur, qui triche al­lè­gre­ment, pro­vo­que­ra un gros coup de flip sur une route li­mi­tée à 110 km/h : un pas­sage à 126 km/h (!) de­vant un ra­dar em­bar­qué se­ra sans consé­quence puisque la vi­tesse était de 116 km/h au ta­bleau de bord de la KTM... qui s’ac­quitte de l’épreuve au­to­rou­tière sans trop de mal, à condi­tion que le pi­lote s’ac­com­mode des vi­bra­tions as­sez pré­sentes à cer­tains ré­gimes. Nous at­tei­gnons en­fin la sor­tie 22 : le Mor­van se pro­file. La pluie ne cesse pas. Nous ne dé­vions pas d’un io­ta car nous comp­tons dé­jà une heure de re­tard sur le pro­gramme : le pho­to­graphe va nous at­tendre, au cir­cuit du Bour­bon­nais. Pas le mo­ment de mol­lir ! La dé­par­te­men­tale tra­ver­sant Aval­lon, Lormes, Vau­claix, Châ­teauC­hi­non s’avale à bon rythme, sans pause. Heu­reu­se­ment, le bi­tume est très cor­rect, nous ne ren­con­tre­rons pas de longues por­tions de gra­viers sur lit de gou­dron, ty­piques des routes se­con­daires de pro­vince. Dans ces condi­tions, la RC 390 dé­voile de belles qua­li­tés. Ses cotes de par­tie-cycle plus ra­di­cales et sa di­rec­tion plus vive lui per­mettent de vi­re­vol­ter de vi­rage en vi­rage, sans ef­fort. Son frein avant mor­dant dou­blé des Dia­blo Ros­so 2, à l’aise sur le mouillé, au­to­rise un bon rythme sur ces routes qui n’ar­rêtent pas de tour­ner. La R3 marque le pas. Plus stable, moins vive de di­rec­tion, elle exige plus d’ef­fort dans les vi­rages et doit être cra­va­chée dans les tours pour suivre l’orange, car son pe­tit bi­cy­lindre n’est pas très vi­gou­reux sous les 7 000 tr/min. Son frein avant manque cruel­le­ment de mor­dant et de fee­ling, il n’aide pas à rou­ler se­rei­ne­ment sur ces routes pié­geuses. Le confort est ce­pen­dant royal grâce aux sus­pen­sions pas trop raides, ef­fi­ca­ce­ment se­con­dées par les pneu­ma­tiques ra­diaux qui ef­facent les dé­fauts du bi­tume. Une R3 en pneus d’ori­gine ré­agi­rait plus sè­che­ment.

En­fin secs !

Aux bra­ce­lets de l’une comme de l’autre, les ki­lo­mètres s’en­chaînent sans fa­tigue, l’hu­mi­di­té am­biante am­pli­fie les sen­teurs de sa­pi­nières, la cam­pagne mor­van­delle est dé­serte, le pay­sage s’offre à nous seuls et aux vaches. La pluie qui re­double d’in­ten­si­té n’en­tame pas la ba­nane que nous ar­bo­rons sous les casques. Après qua­si­ment 5 h de selle, la faim nous te­naille. Une pause piz­za dans un food-bus lon­do­nien à Châ­teau-Chi­non, re­paire des ly­céens lo­caux, et la pluie cesse, en­fin. Le ventre plein, nous ache­vons la tra­ver­sée du Mor­van. C’est en quit­tant Lu­zy que nous abor­dons les pre­miers vi­rages secs. Le rythme aug­mente en­core. Mal­gré sa puis­sance in­fé­rieure, la R3 donne dé­sor­mais la ré­plique à la KTM. Elle passe même de­vant grâce à sa par­tie-cycle plus pré­cise et ses sus­pen­sions mieux ac­cor­dées, mais la KTM se re­fait au frei­nage et pro­fite de son couple su­pé­rieur à mi-ré­gime. Son pe­tit bi­don de 9,5 litres donne ce­pen­dant le tem­po des ra­vi­taille­ments ; la consom­ma­tion de­meure mo­deste, au­tour de 4,4 litres/100 km pour les deux mo­tos, mais les étapes ne dé­passent pas 180 km. Nous fai­sons le deuxième plein de la jour­née à Bour­bon-Lan­cy : la KTM a en­glou­ti 8,2 litres, il ne res­tait pas grand­chose ! Nous en pro­fi­tons pour ôter nos vê­te­ments de pluie. La tem­pé­ra­ture dé­passe les 20 °C. Une der­nière liai­son et nous voi­ci au cir­cuit du Bour­bon­nais pour une confron­ta­tion sur ce pe­tit tra­cé adap­té aux ma­chines du genre. Vu le re­tard, ce se­ra 5 tours par mo­to, pas plus : il reste de la route.

Un peu de sport

Line Viel­lard, une jeune pi­lote fran­çaise de 16 ans qui brille en OGP – ca­té­go­rie du cham­pion­nat de France Su­per­bike équi­va­lente au pré-Mo­to3 – en­chaîne les tours au gui­don de son pro­to 250 4-temps Ya­ma­ha qui gronde sur les 2 300 mètres du tra­cé... Ambiance so­nore, spec­tacle vi­suel... C’est au tour de la R3 de s’élan­cer. Tou­jours un rien souple, elle n’en reste pas moins pré­cise et se montre par­ti­cu­liè­re­ment stable. Le mo­teur tracte à haut ré­gime mais il ne nous gra­ti­fie d’au­cune en­vo­lée ly­rique. La boîte de vi­tesses a ten­dance à ac­cro­cher mais la Ya­ma­ha est glo­ba­le­ment très à l’aise sur cir­cuit. Pré­ci­sons que les er­gots de re­pose-pieds et la bé­quille ont dé­jà été co­pieu­se­ment li­més par des es­sayeurs pré­cé­dents, sans ça, la garde au sol au­rait été li­mi­tée. Sous ses airs de Mo­to3, la KTM nous sur­prend par une nette ten­dance sous-vi­reuse lors­qu’on cherche l’angle maxi. La RC est ul­tra-vive et agile de di­rec­tion mais

elle re­chigne à gar­der la corde dans le si­nueux, le gui­don haut et large em­pêche de sor­tir le haut du corps pour exa­gé­rer le dé­han­che­ment afin d’ai­der la mo­to à tour­ner. Aus­si l’ar­rière glisse-t-il à l’ac­cé­lé­ra­tion sur l’angle et il semble que la sus­pen­sion ar­rière s’en­fonce vite en bu­tée. En re­vanche, la boîte de vi­tesses est un ré­gal d’agré­ment, les rap­ports montent et des­cendent à la vo­lée comme dans du beurre, l’em­brayage an­ti­dribble est à la fête et le mo­teur lar­ge­ment plus puis­sant tracte fort. En ré­su­mé, la base est ex­cel­lente mais elle mé­rite sans doute pas mal de mise au point pour ex­cel­ler sur cir­cuit. Nous n’avons pas le temps et de toute fa­çon, les sus­pen­sions ne sont pas ré­glables. D’ailleurs, les KTM ne sont pas re­pré­sen­tées en World Su­per­sport 300 (do­mi­né par les Ya­ma­ha R3 et les Ka­wa­sa­ki Nin­ja 300) alors qu’elles y sont éli­gibles. Ce­ci ex­pli­que­rait peut-être ce­la ? Sur ces ré­flexions, il est temps de mettre le cap sur La­pa­lisse, pour prendre la di­rec­tion de la Mon­tagne bour­bon­naise qui se pro­file à l’ho­ri­zon. Les heures et les ki­lo­mètres s’ac­cu­mulent mais la beau­té des pay­sages nous grise et la lé­gè­re­té des ma­chines nous pré­serve. Même la KTM, plus raide, n’est pas épui­sante.

Le len­de­main, c’est l’au­tomne !

Nous ava­lons donc So­logne et Mon­tagne bour­bon­naise à bon rythme et at­tei­gnons les pentes du Fo­rez un peu avant 20 h. Nous sommes dé­sor­mais dans le Puy-deDôme, au Bru­ge­ron. Le len­de­main ma­tin... c’est l’au­tomne ! Les élé­ments se dé­chaînent. Un pas­sage par Ol­liergues pour la beau­té du site, même pas com­pro­mise par le dé­luge, et nous (re)met­tons le cap sur les monts du Fo­rez. Nous ef­fa­çons le col du Béal (1 390 m) à l’aveugle, dans le froid, la bruine et le brouillard. Le pa­no­ra­ma y est exceptionnel mais il se ré­duit, ce ma­tin-là, à une ving­taine de mètres au­tour de nos mo­tos. À Feurs, nous re­joi­gnons Saint-Étienne par l’au­to­route pour at­ta­quer le mas­sif du Pi­lat. Cinq heures (de pluie) après notre dé­part de l’hô­tel, nous at­ta­quons les pre­miers vi­rages secs au-des­sus de Ro­che­taillée avant de nous of­frir quelques di­zaines de ki­lo­mètres de plai­sir in­tense jus­qu’à An­no­nay, en pas­sant le col de la Croix de Chau­bou­ret (1 201 m), Saint-Ju­lienMo­lin-Mo­lette et Bourg-Ar­gen­tal. Le temps s’ar­rête. C’est pour ce­la qu’on était ve­nu. À Cha­nas, nous en­ta­mons une nou­velle liai­son au­to­rou­tière vers le Sud. Sur notre gauche, le mas­sif du Diois suc­cède à ce­lui du Ver­cors, sur notre droite, les monts d’Ar­dèche, puis les Cé­vennes nous ob­servent... Nous irions bien y user nos Pi­rel­li, mais ce se­ra pour une autre fois, au­jourd’hui, c’est le mont Ven­toux par le col des Tem­pêtes... D’ailleurs, ça y est, il se dé­coupe dans le loin­tain. Mais voi­là que l’heure tourne, et que la jour­née est trop avan­cée pour l’at­teindre. Nous quit­te­rons l’A7 à Car­pen­tras

plu­tôt qu’à Bol­lène pour ral­lier Vai­son-laRo­maine mais nous tra­ver­se­rons quand même les monts du Vau­cluse, plus mo­des­te­ment, en re­joi­gnant Ma­nosque, l’étape du soir, par Ve­nasque et Apt via le col de Murs (627 m). Cette der­nière mon­tée de la jour­née se­ra le théâtre d’une passe d’armes où les qua­li­tés de par­tie-cycle et de sus­pen­sions de la R3 pren­dront dé­fi­ni­ti­ve­ment le des­sus sur une KTM au mo­teur plus agres­sif mais à la par­tie-cycle trop sous-vi­reuse. La R3 com­pense son manque de puis­sance par plus de ri­gueur dans le si­nueux ; sur des ki­lo­mètres de vi­rages, la KTM est ir­ré­mé­dia­ble­ment dé­cro­chée. Par­tis à 9 h du Bru­ge­ron, nous at­tei­gnons Ma­nosque vers 23 h 30. Les 12 heures au gui­don, les nom­breux cols du road book, les ar­souilles, la pluie, le froid, ne nous ont pas cas­sés. Ces pe­tites mo­tos sont dé­ci­dé­ment, at­ta­chantes... Ven­dre­di, der­nier jour du voyage, nous met­tons très tôt le cap sur le Cas­tel­let

en pas­sant par le lac de Sainte-Croix, Bri­gnoles, Aups et Signes… Oui, c’est cer­tain, il y avait plus di­rect mais il nous reste pas mal de temps avant le dé­part du Bol d’Or ! Le ciel est gris, bas, plom­bé, la tem­pé­ra­ture dé­passe à peine les 10 °C sur les hau­teurs du Ver­don, quelques gouttes ponc­tuent même notre fin de road trip mais nous en­chaî­ne­rons en­core 180 ki­lo­mètres de vi­ro­los, his­toire d’être sûrs d’avoir eu notre dose.

Ver­dict

Au terme de trois jours d’une sorte de quête du Graal mo­to­cy­cliste à tra­vers plu­sieurs mas­sifs mon­ta­gneux qui nous au­ra me­nés de la ré­gion pa­ri­sienne au Bol d’Or, nous avons été agréa­ble­ment sur­pris par ces deux spor­tives de moins de 50 ch. Lu­diques, lé­gères, elles per­mettent de s’amu­ser sur pe­tites routes et sont tout à fait aptes au voyage en so­lo. La puis­sance mo­deste ré­duit le risque de perdre son per­mis, l’ab­sence d’iner­tie li­mite la fa­tigue, les qua­li­tés dy­na­miques per­mettent au dé­bu­tant de s’ini­tier à la conduite spor­tive sans se mettre en danger. Plus sage, moins dé­mons­tra­tive, la Ya­ma­ha est plus ef­fi­cace mais il lui manque le grain de fo­lie que se­rait un mo­teur s’em­bal­lant dans les tours. Son ta­rif nous semble aus­si un peu éle­vé au re­gard de la fi­ni­tion per­fec­tible, du frei­nage moyen et des pneus d’ori­gine in­dignes. In­croya­ble­ment sen­sa­tion­nelle, pro­po­sé au même prix, la KTM est frus­trante... Son mo­no­cy­lindre « pa­tate », sa trans­mis­sion est par­faite, elle freine mieux et s’avère très va­lo­ri­sante, mais ses sus­pen­sions ne sont pas par­fai­te­ment ac­cor­dées : il manque quelque chose en conduite spor­tive, dom­mage, il fau­drait sans doute pio­cher dans le ca­ta­logue Power Parts. Ce­pen­dant, d’ori­gine, par sa po­si­tion de conduite et son comportement mo­teur ra­geur, la RC 390 évoque les pre­mières Du­ca­ti Pa­ni­gale (la puis­sance en moins, bien sûr), mo­tos très im­par­faites mais in­croyables usines à sen­sa­tions. Telle est l’orange : du ca­viar pour les A2... Et les autres !

1 2 1 Ajus­te­ment des ba­gages sur l’aire d’Achères-la-Fo­rêt (77) : les te­nues de pluie sont en­core dans les sacs... mais ça ne va pas du­rer ! 2 Quelque part vers Ol­liergues (63) sous le dé­luge : « Vous, les mo­tards, vous êtes comme les clo­chards, vous vive

1 Halte à Ro­che­taillée (42) après 5 heures de pluie in­in­ter­rom­pue. 2 1 2 Le plein à Va­len­sole (04) avant de mettre le cap sur Sainte-Croix-du-Ver­don.

Nous y sommes ! Reste à pro­fi­ter du spec­tacle qui se­ra in­tense.

Vu l’heure tar­dive, pas rai­son­nable de se faire le Ven­toux, on le rem­pla­ce­ra par le col de Murs...

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