LOEB ET LE WTCC

Moto Verte - - ///rencontre/// Sébastien Loeb -

Sé­bas­tien Loeb s’est lan­cé cette sai­son au vo­lant d’une Ci­troën en WTCC, le cham­pion­nat du monde de voi­tures de tou­risme lan­cé par la FIA en 1993. Des courses sur cir­cuit dis­pu­tées au vo­lant de voi­tures dé­ri­vées de la sé­rie, des deux roues mo­trices de 380 che­vaux maxi équi­pées d’un mo­teur 1,6 litre tur­bo. Cette sai­son, douze épreuves sont dis­pu­tées sur les quatre conti­nents et à l’heure ac­tuelle, Loeb pointe à la 3e place, juste der­rière le grand spé­cia­liste de la dis­ci­pline le Fran­çais Yvan Mul­ler, quatre fois cham­pion du monde. Une preuve sup­plé­men­taire de sa ca­pa­ci­té à ap­prendre vite quel que soit le chal­lenge qu’il s’est im­po­sé… et qu’il sou­haite rem­por­ter le plus ra­pi­de­ment pos­sible !

le voir éga­le­ment sur la course des cham­pions en au­to. Bon, il n’est pas super ra­pide sur un tour mais ce n’est pas ce qu’on lui de­mande. Toute l’ex­pé­rience qu’il a de­puis toutes ces an­nées, que ce soit en na­vi­ga­tion, en lec­ture du terrain, fait qu’au­jourd’hui il semble à l’aise. D’ailleurs il n’est pas le seul an­cien mo­tard à réus­sir au Da­kar en voi­ture, re­garde Na­ni Ro­ma. Et je pense que Cy­ril Despres ne se­ra pas mau­vais lui non plus. »

C’est un rêve qui peut de­ve­nir réa­li­té pour toi le Da­kar ? Il semble que Peu­geot ai­me­rait bien que tu em­barques pro­chai­ne­ment sur le pro­to DKR…

« Le Da­kar, c’est pas un rêve. Si j’avais vou­lu le faire, je l’au­rais fait de­puis long­temps. En ce mo­ment, j’ai choi­si le cir­cuit en au­to­mo­bile, le WTCC. Et au­tant le cir­cuit, c’est l’op­ti­mi­sa­tion ab­so­lue, la re­cherche du der­nier cen­tième, au mètre près, au­tant le Da­kar c’est l’aven­ture, l’im­pro­vi­sa­tion, l’am­biance. Tout l’in­verse. Mais oui, ça peut m’in­té­res­ser dans le fu­tur. Dans l’im­mé­diat, j’ap­prends le cir­cuit et ce n’est pas évident. Je vais es­sayer de faire ça cor­rec­te­ment et puis on ver­ra. C’est confir­mé que je ne fe­rai pas le Da­kar en 2015 et ce n’est pas confir­mé pour 2016… Je veux d’abord ga­gner le WTCC. »

Tu penses que tu au­rais pu faire car­rière dans la mo­to ?

« Je suis ar­ri­vé au ral­lye par ha­sard. J’ai fait l’opé­ra­tion “ral­lye jeune”, j’ai ga­gné et c’était par­ti. Je ne connais­sais per­sonne dans la voi­ture, je n’étais pas fan. Je n’y connais­sais rien. Il y au­rait eu une opé­ra­tion “mo­to jeune”, si ça se trouve, je se­rais par­ti en mo­to. J’ai fait ce qui se pré­sen­tait. Et au fi­nal, je n’ai pas de re­grets… »

For­cé­ment quand on voit ta car­rière en voi­ture, je com­prends qu’il n’y ait pas de dé­cep­tion. Par contre au Scorpion Mas­ters tu sem­blais quand même dé­çu alors que tu fi­nis 13e sur 22 pi­lotes mo­to par­mi les meilleurs du monde…

« Non, je n’étais pas dé­çu… J’ai fait ce que je pou­vais faire. J’ai eu mal aux bras en en­du­ro, en su­per­mot’ je n’avais pas de slick, je me fai­sais dé­po­ser et en vi­tesse, bon… J’au­rais pu faire mieux en met­tant tout comme il faut bout à bout. Mais vu le ni­veau gé­né­ral, non, je ne peux pas être dé­çu. »

Est-ce que tu vas re­gar­der tes ré­sul­tats en spé­ciales sur l’avey­ron­naise? Les com­pa­rer à Tar­roux, Bour­geois ou Pi­chon ?

« Oui, sur une spé­ciale de deux mi­nutes, je vais re­gar­der. Par contre, s’il y a des spé­ciales de douze mi­nutes, c’est même pas la peine. J’ai pas de bras… Mais c’est sûr que je vais re­gar­der. D’ailleurs, ça va faire mal ! » (rires) ❚

100e temps dans la spé­ciale 2 de l’avey­ron­naise, le n° 100 était à plus de 30 se­condes de son pote Be­noît Tré­luyer, triple vain­queur des 24 Heures du Mans sur Au­di et ex-cross­man.

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