Wel­come back… Vive le SX de Pa­ris !

Après trois belles an­nées à Lille, le SX de Ber­cy est de re­tour à… Pa­ris les 18 et 19 no­vembre dans un stade flam­bant neuf sur une piste in­édite qui pro­met un spec­tacle ja­mais vu. Le SX s’ap­prête à en­trer dans une nou­velle di­men­sion scé­no­gra­phique. Bienve

Moto Verte - - Sommaire - Par la ré­dac­tion

Après Ber­cy et Lille, la Ca­pi­tale se­ra de re­tour dans l’uni­vers du SX au coeur de la nou­velle are­na de l’ouest pa­ri­sien, deux fois plus grande que Ber­cy, avec un par­cours et un sys­tème au­dio­vi­suel unique au monde. Une forme en U, un pad­dock dans la salle, un mur géant sur le­quel se­ront pro­je­tées les images d’évo­lu­tion des ri­ders et un best of vi­déo. On an­nonce des spec­ta­teurs au plus près de la course et un show à la hau­teur de ce co­me­back re­ten­tis­sant. Pour en sa­voir plus, on a in­ter­ro­gé Xa­vier Au­douard, di­rec­teur spor­tif de l’épreuve…

Voi­ci donc le Su­per­cross de Pa­ris à l’u Are­na de Nan­terre-la Dé­fense. Un vrai re­tour aux sources pour La­ri­vière Or­ga­ni­sa­tion ?

« Oui, en ce sens que notre dé­no­mi­na­tion of­fi­cielle est bien “Su­per­cross de Pa­ris”. Il est donc dans la na­ture des choses que nous / MOTOVERTE re­ve­nions sur la ca­pi­tale. Lorsque le Pa­lais Om­ni­sports de Pa­ris-ber­cy (POPB) est en­tré en tra­vaux il y a quatre ans, le dé­mé­na­ge­ment à Lille s’im­po­sait puisque le stade Pierre Mau­roy était le seul en France équi­pé d’un toit, in­dis­pen­sable en no­vembre ! Le pu­blic, à com­men­cer par ce­lui du Nord dont l’es­prit “mo­tard” est bien connu, nous y a d’ailleurs fait un très bel ac­cueil et per­mis d’y vivre trois très belles édi­tions spor­tives. Lille Mé­tro­pole a d’em­blée sou­te­nu la ma­ni­fes­ta­tion. Il y avait donc un signe ap­pré­ciable de re­con­nais­sance pour notre sport de toute part. Ce­ci étant, la France est un pays cen­tra­li­sé et “Pa­ris res­te­ra tou­jours Pa­ris” ! Pa­ris est fa­cile d’ac­cès pour les pro­vin­ciaux qui y ont sou­vent de la fa­mille ou des amis chez qui lo­ger. Ce­la change la donne éco­no­mique pour une par­tie im­por­tante de notre pu­blic qui ap­pe­lait de ses voeux un re­tour sur la ca­pi­tale. Il est fa­cile aux Nor­distes de se rendre à Pa­ris, et je ne doute pas qu’ils vont le faire comme au temps de Ber­cy, beau­coup moins aux Pro­vin­ciaux de se rendre à Lille, c’est une réa­li­té. Et re­ve­nir sur Pa­ris pour un pro­jet comme ce­lui de l’u Are­na de Nan­terre-la Dé­fense, ce n’est pas “seule­ment” un re­tour aux sources. Cette en­ceinte ul­tra-mo­derne va nous per­mettre en­fin de re­pous­ser les li­mites qui s’étaient im­po­sées jus­qu’ici à notre épreuve, une op­por­tu­ni­té his­to­rique et ex­ci­tante à la fois ! »

Quels sont jus­te­ment les atouts de l’u Are­na pour l’or­ga­ni­sa­tion d’un su­per­cross?

« L’U Are­na est le pro­jet non pas d’une col­lec­ti­vi­té lo­cale ou d’un géant du bâ­ti­ment mais ce­lui, lar­ge­ment “pri­vé”, d’un grand en­tre­pre­neur pas­sion­né de sport, pré­sident du Ra­cing 92, Ja­cky Lo­ren­zet­ti. Il traite ses af­faires, su­per­cross in­clus, en pa­tron et en di­rect : un gage d’ef­fi­ca­ci­té ap­pré­ciable. Dé­si­reux de construire un “home” à la hau­teur des am­bi­tions de son club de rug­by

(cham­pion de France en titre), il a choi­si un concept mixte stade-salle de spec­tacle, in­édit en Eu­rope, ul­tra­mo­derne, mo­du­lable et high-tech. En spé­cia­liste de l’im­mo­bi­lier, il a pri­vi­lé­gié l’em­pla­ce­ment et le de­si­gn : l’u Are­na, conçue par l’ar­chi­tecte de re­nom Ch­ris­tian de Port­zam­parc, est si­tuée au pied de l’arche de La Dé­fense, l’ul­time mo­nu­ment de la pres­ti­gieuse pers­pec­tive pa­ri­sienne Louvre-champs Ely­sées-arc de Triomphe. Et aus­si au coeur du quar­tier des af­faires, des gratte-ciel et du centre com­mer­cial géant des Quatre Temps de la Dé­fense. Son toit est fixe et sa pe­louse est syn­thé­tique, elle peut donc sup­por­ter par­tout le poids de la piste et nous n’avons pas be­soin de la chan­ger après notre pas­sage. De par sa vo­ca­tion po­ly­va­lente, la salle est chauf­fée et son stan­dard d’équi­pe­ment se­ra ex­cep­tion­nel avec, no­tam­ment, à une de ses ex­tré­mi­tés, un mur géant sur le­quel se­ront pro­je­tées en XXL les images live au moyen d’un pro­cé­dé de pointe in­édit, “l’emo­tion Stu­dio”. Ja­cky Lo­ren­zet­ti (et sa

fille Ba­thilde, au­jourd’hui aus­si à la tête de l’u Are­na) était un as­si­du de Ber­cy à la grande époque JMB. Le di­rec­teur de l’u Are­na, Phi­lippe Ven­ta­dour, vient du… POPB où il a of­fi­cié du pre­mier au der­nier SX ! Entre de tels in­ter­lo­cu­teurs “éclai­rés” pro­po­sant sur Pa­ris une en­ceinte aus­si ex­cep­tion­nelle et la pos­si­bi­li­té tech­nique d’y construire une piste sur la to­ta­li­té du ter­rain d’un grand stade, les atouts du pro­jet U Are­na sautent aux yeux ! Pour une grande pre­mière comme celle-là, le SX for­mat US qui dé­barque chez nous et dans la ca­pi­tale, tou­jours “à notre ma­nière” et avec le FMX en prime, nous fai­sons confiance aux fans de SX de France et de Na­varre pour ne pas ra­ter ce­la ! »

Le Su­per­cross est l’une des pre­mières ma­ni­fes­ta­tions an­non­cées au ca­len­drier du stade. Est-on sûr qu’il se­ra bien ter­mi­né à temps?!

« Le four­nis­seur du toit a fait dé­faut l’an der­nier et le chan­tier avait dû être re­pro­gram­mé. Mais au­jourd’hui, il est tout à fait dans les temps, y com­pris la par­tie toit qui se­ra fi­nie avant l’été. L’inau­gu­ra­tion est pré­vue fin sep­tembre avec un grand match de rug­by. Il y au­ra donc une poi­gnée de ma­ni­fes­ta­tions avant que le SX dé­barque, comme ça avait d’ailleurs été le cas à Ber­cy. Je me sou­viens à ce pro­pos de l’at­mo­sphère exal­tante des dé­buts d’un nou­veau stade à concept “ré­vo­lu­tion­naire” à Pa­ris : il y a eu Ber­cy en 1984, le Stade de France en 1998 et cette an­née ce se­ra donc l’u Are­na. Chaque fois, c’était l’en­droit où il “fal­lait” être. Chaque fois, le Su­per­cross y était as­so­cié. Il n’a pu se main­te­nir à St-de­nis car l’en­ceinte, trop grande et sans toit, ne s’y prê­tait pas. Mais à Ber­cy, le SX avait d’em­blée dé­mon­tré la ver­sa­ti­li­té de cette salle “Om­ni­sports” : quand on peut faire une piste de mo­to­cross dans un stade, c’est qu’on peut vrai­ment TOUT y faire ! Les gens étaient bluf­fés. Le SX a aus­si don­né le “la” au concept “sport-spec­tacle” qui al­lait de­ve­nir l’image de marque de Ber­cy dans toutes les dis­ci­plines. Le SX avait mis en va­leur et même su­bli­mé le po­ten­tiel de la salle et l’idée est d’en faire de même à l’u Are­na ! »

Comment est dis­po­sé le stade et à quel genre d’am­biance peut-on s’at­tendre ?

« C’est bien un mix des deux mais je di­rais plu­tôt une salle plu­tôt qu’un stade – et c’est tant mieux pour l’am­biance ! – du fait du toit, du confort gé­né­ral, du chauf­fage, de l’écran ul­tra-géant, etc. Les gra­dins sont dis­po­sés en “U” (d’où “U Are­na”) avec d’un cô­té, der­rière la ligne de but, un mur-écran géant au lieu d’un “vi­rage” de spec­ta­teurs. Il y a deux étages de gra­dins bien pen­tus (avec un étage loges entre les deux). On re­trou­ve­ra le pre­mier rang en sur­plomb de la piste comme à Ber­cy et donc en­vi­ron 400 vi­si­teurs pri­vi­lé­giés ! La jauge est de 24 000 spec­ta­teurs en confi­gu­ra­tion SX, comme à Lille mais au­tour d’un ter­rain plus long, donc les spec­ta­teurs du haut se­ront plus proches de la piste et tout le monde au­ra une ex­cel­lente vi­si­bi­li­té. En com­bi­nant piste sur la lon­gueur d’un ter­rain de rug­by d’un cô­té, confort et ca­pa­ci­tés show d’une vraie “salle de spec­tacle” de l’autre, l’u Are­na of­fri­ra le meilleur des deux mondes. C’est l’évo­lu­tion lo­gique et at­ten­due, qua­si-fan­tas­mée, pour l’épreuve in­ter­na­tio­nale de ré­fé­rence, doyen et “par­rain” des SX eu­ro­péens. Nous comp­tons bien être au ren­dez-vous de l’his­toire les 18 et 19 no­vembre 2017 ! »

Quel tra­cé de piste se­ra pos­sible ?

« La sur­face au sol est le double de celle de Lille, le triple de Ber­cy. C’est l’équi­valent des stades de foot­ball amé­ri­cain sur les­quels se dis­pute le cham­pion­nat du monde, no­tam­ment dans la par­tie Est des USA. On au­ra un al­ler-re­tour sur 110 m de long – à titre d’exemple on était à 75 m à Lille, au­tant dire que ça va en­quiller du rap­port et al­ler beau­coup plus vite ! – de quoi don­ner tout loi­sir au tan­dem Jean-luc Fou­chet-cé­dric Lu­cas de concoc­ter des sec­tions ryth­miques et gros jumps d’une tout autre am­pleur que d’ha­bi­tude… Au me­nu évi­dem­ment aus­si whoops et vi­rages re­le­vés à 180° (quatre sur le tour, de quoi fa­vo­ri­ser les dé­pas­se­ments !) et peut-être une sec­tion sable. Le dé­part se­ra plein centre, sur 80 m de long, sui­vi d’un double gauche. Le cir­cuit le re­croi­se­ra trois fois, pour une uti­li­sa­tion maxi­male du ter­rain dont un coin se­ra juste ré­ser­vé pour un pad­dock ori­gi­nal. On se­ra je pense sur du gros 45 se­condes au tour et les pi­lotes au­ront vrai­ment de quoi s’ex­pri­mer. »

À deux pas de l’arche de la Dé­fense à Nan­terre va bien­tôt trô­ner une Are­na unique, pra­tique d’ac­cès et dont les ca­rac­té­ris­tiques pro­mettent des shows d’un genre nou­veau.

Look ul­tra­mo­derne pour une U Are­na qui s’ap­prête à briller de mille feux. Une large place se­ra faite à la vi­déo lors de chaque évé­ne­ment avec des écrans ex­té­rieurs et un mur d’images in­té­rieur. Éton­nant !

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.