Orange mé­ca­nique!

Moto Verte - - Sport - Par Pas­cal Hau­di­quert

Après deux sai­sons dif­fi­ciles en MXGP, KTM re­trouve de sa su­perbe et s’affiche comme la cou­leur en vogue cet été ! Avec deux dou­blés en Ita­lie et au Por­tu­gal, An­to­nio Cai­ro­li s’en­vole en tête d’un cham­pion­nat où Jeffrey Herlings frappe de plus en plus fort, au point d’être de­ve­nu le prin­ci­pal ri­val de l’ita­lien bien par­ti pour dé­cro­cher une neu­vième cou­ronne mon­diale.

On ne peut pas dire qu’an­to­nio Cai­ro­li sur­prend. De­puis le dé­but de sai­son, le Si­ci­lien se montre en ef­fet constam­ment aux avant­postes. Mais comme sou­vent dans sa car­rière, c’est en mi­lieu de sai­son, au mo­ment où cer­tains de ses ri­vaux cherchent à re­prendre leur souffle, que la tor­nade ita­lienne as­somme son monde. Dans la boue russe, il n’a certes pu que li­mi­ter les dé­gâts, mais dans l’étouf­fante cha­leur ita­lienne puis por­tu­gaise, il a en­fon­cé le clou en rem­por­tant trois des quatre manches et les deux GP. Un seul homme a pu suivre son rythme, Jeffrey Herlings. Mais à Ot­to­bia­no, de­vant des ti­fo­sis ac­quis à sa cause, An­to­nio a joué avec son ad­ver­saire en le lais­sant re­ve­nir à son ni­veau avant de le « tuer » en bais­sant d’un coup ses chro­nos de plu­sieurs se­condes ! As­phyxié (voir son in­ter­view en dé­but de magazine) Herlings n’a pu que se conten­ter du pre­mier ac­ces­sit, avant de re­par­tir à l’at­taque une se­maine plus tard à Ague­da. Là, Cai­ro­li a per­du un set en ne par­ve­nant pas à ré­pli­quer à une at­taque fi­nale de son équi­pier lors de la pre­mière manche, mais il s’est re­pris dans la se­conde pour ac­cro­cher un cin­quième GP à sa tu­nique et s’en­vo­ler en­core un peu plus au cham­pion­nat où son avance at­teint 91 uni­tés à sept étapes du but.

Duel in­terne

Si les deux équi­piers ont qua­si­ment la main­mise sur le cham­pion­nat (Jeffrey n’est que 4e du pro­vi­soire, mais à seule­ment cinq points de la se­conde place), une cer­taine forme de « guerre » est dé­clen­chée entre les deux équi­piers qui n’en sont pas vrai­ment puisque cha­cun évo­lue dans un team dif­fé­rent. S’il a élu­dé la ques­tion dans son in­ter­view, Jeffrey s’est clai­re­ment éner­vé en Ita­lie, se plai­gnant de ne pas dis­po­ser d’un ma­té­riel aus­si com­pé­ti­tif que son équi­pier. An­to­nio et Jeffrey évo­luent en ef­fet dans deux struc­tures dis­tinctes (De Car­li pour le pre­mier, KTM Fac­to­ry MX2 pour le se­cond) et quelque part ri­vales, même si tout le monde s’en dé­fend. Le pre­mier a l’avan­tage d’avoir au­tour de lui des fi­dèles qui par­tagent sa vie de­puis des an­nées et se concentrent sur lui seul, alors que le se­cond doit com­po­ser avec Pauls Jo­nass et Jorge Pra­do qui dé­pendent de la même struc­ture. Se­cond du pro­vi­soire au mo­ment du break es­ti­val (pro­chain GP à Lo­ket le 23 juillet), Clé­ment De­salle est avec Tim Ga­j­ser le se­cond meilleur « per­for­mer » du Mon­dial puisque dans la lan­cée du GP de France, il s’est im­po­sé en Rus­sie avant d’être plus dis­cret dans les deux der­niers GP. En os­mose avec son team et sa ma­chine, le Belge est re­ve­nu cette sai­son aux avant-postes mais il va de­voir, comme Gau­tier Pau­lin, troi­sième du pro­vi­soire, haus­ser le ton pour conser­ver ce po­dium convoi­té par Herlings. GP21 s’est of­fert deux po­diums lors des six der­nières manches mais il a été très dis­cret à Ague­da où il s’était im­po­sé quatre ans plus tôt,

Dé­ci­dé­ment, cette sai­son 2017 est dif­fi­cile pour Jor­di Tixier. Tou­jours han­di­ca­pé par une bles­sure aux ad­duc­teurs, le Fran­çais serre les dents mais une chute à Ague­da l’a contraint à un double DNF.

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