L’ef­fet­vec­teur de couple

La ra­pi­di­té de pas­sage en courbe dé­pend no­tam­ment d’un sub­til équilibre entre es­sieux avant et ar­rière. Un cer­tain nombre de dis­po­si­tifs per­mettent d’ob­te­nir plus fa­ci­le­ment cet équilibre, à l’exemple du dif­fé­ren­tiel à vec­teur de couple, dont l’usage se d

Motor Sport - - Technique - TEXTE YVON­NICK GA­ZEAU PHO­TOS D. R.

La con­duite ra­pide tend vers la re­cherche de la li­mite d’adhé­rence. Il ar­rive par­fois que les roues avant n’ar­rivent pas à faire pi­vo­ter le vé­hi­cule en en­trée de vi­rage (sous-vi­rage), les pneus ayant dépassé leur ca­pa­ci­té d’adhé­rence alors que leurs ho­mo­logues ar­rière ne sont pas à 100 % de leur po­ten­tiel. C’est un phé­no­mène qui peut se pro­duire lorsque la voi­ture entre trop vite dans la courbe. Le sur­vi­rage (glisse de l’es­sieu ar­rière) est aus­si pos­sible en en­trée de vi­rage ou, plus cou­ram­ment, en sor­tie en cas de trop forte ac­cé­lé­ra­tion.

Une ques­tion d’équilibre

L’équilibre entre sous et sur­vi­rage peut être op­ti­mi­sé de fa­çon mé­ca­nique par un juste set-up des rai­deurs de res­sorts, d’amor­tis­seur et de barre an­ti­rou­lis. Il peut l’être éga­le­ment de fa­çon plus ac­tive en gé­né­rant un couple, po­si­tif ou né­ga­tif, sur une des roues. Sans braquage des roues avant, une seule roue que l’on freine ou ac­cé­lère donne au châs­sis un ef­fet di­rec­teur, ce qui s’ap­pelle dans le jar­gon tech­nique au­to­mo­bile un “vec­teur de couple”. Par exemple, le freinage unique d’une roue cô­té droit for­ce­ra le vé­hi­cule à tour­ner à droite alors qu’une ac­cé­lé­ra­tion le pous­se­ra vers la gauche. Cet ef­fet a été mis en lu­mière dans le

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.