TOUTE PE­TITE DÉ­JÀ, LA M3 A FA­BRI­QUÉ UNE GÉ­NÉ­RA­TION D’AS DU CONTRE-BRAQUAGE

Motor Sport - - Dossier M3 -

E30 à l’ami Da­vid, de DM Per­for­mance. Ce spé­cia­liste et amou­reux des M est par­ve­nu à réunir la pe­tite fa­mille en un temps re­cord et à nous l’ame­ner à Ma­gny-Cours avec l’aide de sym­pa­thiques pro­prié­taires prê­teurs. Dans ces condi­tions, on ne va pas chi­po­ter sur le fait que toutes les voi­tures ne soient pas stric­te­ment d’ori­gine. Rien de très grave, ras­su­rez-vous. Après tout, quel ama­teur de cir­cuit lais­se­rait les freins de sé­rie sur une CSL ? pa­villon, de trains rou­lants taillés pour la grosse at­taque et d’ap­pen­dices aé­ro sans équi­voque.

L’ha­bi­tacle est sobre et bien équi­pé, moins ra­cing que la car­ros­se­rie en dé­pit des sièges Re­ca­ro. La boîte sport donne le ton, avec la pre­mière en bas afin de mettre les rap­ports usuels face à face. Le mo­teur se fait dis­cret au pre­mier abord. Ce 2,3 litres à quatre pa­pillons et quatre sou­papes par cy­lindre n’est pas un monstre de sou­plesse. Il se ré­veille gen­ti­ment vers 3 000 tours, grogne à 4 000 et donne tout ce qu’il a à par­tir de 5 000 jus­qu’au rup­teur pla­cé à 7 300 tours, une va­leur très res­pec­table pour l’époque. Les pi­quou­sés au six en ligne vous di­ront que le quatre pattes chante plus fort que juste. On ne ba­dine pas avec la mu­sique chez les Bé­hè­mistes. Je res­te­rais tou­te­fois plus nuan­cé. Am­pli­fié par un mé­chant bruit d’ad­mis­sion, le râle de ce bloc à haut régime trans­pire la course. Les per­for­mances re­le­vées par la presse à l’époque forcent le res­pect. Le 1 000 m dé­part ar­rê­té se si­tue aux alen­tours de 27’’5, le temps d’une Peu­geot RCZ

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