L’elise, une vraie Lo­tus

Motor Sport - - Généalogie -

Eh oui, le temps fait son oeuvre. L’Elise n’y échappe pas, ce­la fait treize ans qu’elle est là et qu’elle soigne ses dé­fauts. Elle est née qua­torze ans après la dis­pa­ri­tion de Chap­man. Entre-temps, une seule autre Lo­tus a vu le jour, sous le règne de Ge­ne­ral Mo­tors : la M100, alias New Elan. GM a re­ven­du Lo­tus à Ro­ma­no Ar­tio­li (Bu­gat­ti) en 1986, et Pro­ton a pris la suite en 1996. Pen­dant toutes ces an­nées, il y aeu à Ethel des gens pour faire une vraie Lo­tus : lé­gère, ef­fi­cace, per­for­mante, peu coû­teuse à pro­duire. Il suf­fit de se mettre au vo­lant de l’Elise S1 160 pour avoir la ba­nane et re­trou­ver tout ce qui fait le charme d’une vraie Lo­tus, en mieux. Avec par exemple une er­go­no­mie bien pen­sée. Nous nous sommes tel­le­ment ha­bi­tués à l’Elise que nous n’avons plus conscience de l’au­dace qu’il a fal­lu pour sor­tir une au­to aus­si ba­sique et à contre-cou­rant, face à une concur­rence qui n’a ces­sé de s’em­bour­geoi­ser. Une vraie in­ter­pré­ta­tion mo­derne de la Se­ven. L’Elise pre­mière sé­rie a comme les vieilles Es­prit ses fai­blesses et ses tares de jeu­nesse, mais elle a été pro­duite en as­sez grand nombre et as­sez long­temps pour être ac­ces­sible. Ses des­cen­dantes ont pris du poids mais gar­dé une sa­veur in­imi­table.

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