Mer­cedes S63AMG

Motor Sport - - ACTU -

Tel Alain Delon, la Classe S AMG est unique. Il n’existe pas d’Au­di RS8, pas plus que de BMW M7. La Classe S AMG est AMG. Dans sa der­nière mou­ture, elle dis­pose de la va­riante la plus puis­sante du 5,5 litres bi­tur­bo, soit 585 ch. Au cha­pitre per­for­mances et spor­ti­vi­té, elle n’offre pas plus que la Classe E et ré­pond plu­tôt à la de­mande d’une clien­tèle exo­tique qui a be­soin de s’af­fi­cher. Un amateur éclai­ré trou­ve­ra da­van­tage son bon­heur avec une Classe E AMG ou une Classe S nor­male, axée sur le confort et un usage éten­du de l’élec­tro­nique. La grande Benz est un chef-d’oeuvre en son genre qui perd un tant soit peu de son ho­mo­gé­néi­té en AMG, car les in­gé­nieurs ont été obli­gés de com­po­ser avec quelques fi­gures im­po­sées, comme une di­rec­tion électrique pré­vue pour dé­ci­der à la place du conduc­teur, ou bien en­core l’im­pos­si­bi­li­té d’as­so­cier la sus­pen­sion à cor­rec­tion de rou­lis hy­drau­lique à la trans­mis­sion in­té­grale, ou cette der­nière à la conduite à droite. Ar­chi­tec­ture et puis­sance hy­drau­lique né­ces­saire font obs­tacle. Au fi­nal, on perd du confort, on ne gagne pas au­tant qu’on le vou­drait en plai­sir et en pré­ci­sion de conduite. On dis­pose avant tout d’un sur­croît de puis­sance. Le plus contra­riant dans cette his­toire est une di­rec­tion au rap­pel très mar­qué à faible al­lure et à la consis­tance peu sé­dui­sante, engluée. Evi­dem­ment, s’il s’agit de voya­ger à l’ar­rière, c’est au chauf­feur de s’en ac­com­mo­der en maî­tri­sant bien sa ges­tuelle. Chose fai­sable sans être un pi­lote. Ne reste plus au pa­tron qu’à faire preuve de bon goût en ma­tière de choix de finition, dé­tail qui à vrai dire ne re­garde pas l’au­teur de ces lignes.

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