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lle a de la gueule, elle ap­par­tient à une marque com­pé­tente et pres­ti­gieuse, mais elle n’avait ja­mais jus­qu’ici rem­por­té de grande vic­toire in­ter­na­tio­nale. Deuxième aux 24 Heures du Nür­bur­gring en 2013 et en 2015, le team belge VDS, pro­prié­té du flam­boyant comte Marc Van der Stra­ten, l’a fait triom­pher sur ses terres, à Spa. C’est le cou­ron­ne­ment d’une belle his­toire, pour “Mon­sieur le Comte”, fils du Comte Ro­dolphe Van der Stra­ten, fon­da­teur en 1964 d’un team pri­vé, cé­lèbre pour s’être frot­té aux Amé­ri­cains en Ca­nAm. Ap­pa­rue en 2010, la Z4 GT3 n’a pas connu le même suc­cès com­mer­cial que l’Au­di R8 LMS ou la Fer­ra­ri 458 GT3, dont la pro­duc­tion a dé­pas­sé la cen­taine d’exem­plaires. Le Team VDS a fait par­tie des pre­miers clients et la ré­com­pense de ses ef­forts s’est tra­duite par une re­la­tion res­ser­rée avec l’usine. Pi­lote et team ma­na­ger, Bas Lein­ders nous a gen­ti­ment dres­sé un bi­lan tech­nique de la BMW. Se­lon lui, la Z4 GT3 n’est pas adap­tée à la clien­tèle des gent­le­men dri­vers car elle de­mande du mé­tier pour être pous­sée à la li­mite. Qui plus est, pour ce genre d’uti­li­sa­teurs, elle en im­pose moins phy­si­que­ment que ses concur­rentes. A ses dé­buts, elle a man­qué de fia­bi­li­té, connu des pro­blèmes de trains rou­lants, de car­dans et de dif­fé­ren­tiel. Ce­la a été ré­so­lu à par­tir de 2013 avec, entre autres, l’adop­tion d’un nou­veau dif­fé­ren­tiel. Son mo­teur, un V8 at­mo 4,4 litres pa­rent de ce­lui de la M3 GT2, n’a pas as­sez d’al­longe. Il manque de couple et il faut le cra­va­cher, au dé­tri­ment de la consom­ma­tion. Han­di­ca­pée en vi­tesse de pointe, la Z4 GT3 a aus­si fait face à une concur­rence plus af­fû­tée en ma­tière de dé­ve­lop­pe­ment, de grip mé­ca­nique et d’aé­ro­dy­na­mique. En re­vanche, le bon fonc­tion­ne­ment de la ba­lance de per­for­mance lui a per­mis de faire de la ré­sis­tance, comme le prouve la pre­mière place ar­ra­chée de haute lutte à Spa. Deux pe­tites ombres au ta­bleau sont à si­gna­ler: Bas Lein­ders a été re­mer­cié juste après la vic­toire pour des rai­sons obs­cures, et Maxime Mar­tin, brillant pi­lote et fils du pi­lote et conces­sion­naire BMW Jean-Mi­chel Mar­tin, vain­queur en son temps à quatre re­prises des 24 Heures, a été contraint à l’aban­don alors qu’il s’est tou­jours bat­tu aux avant-postes avec la Z4 GT3.

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