SUR LA ROUTE

Motor Sport - - SUPERTEST -

S’il s’agit de se dé­pla­cer d’un point à un autre, l’amor­tis­se­ment pi­lo­té des deux au­tos per­met de rou­ler à sa main, se­lon ses en­vies de confort ou de main­tien de caisse. Il y a plus de rai­deur et de re­mon­tées vi­bra­toires sur le TT RS, quand le Cayman, à l’in­verse, est plus doux pour la co­lonne. Cer­tains di­raient moins vi­ril, mais c’est ou­blier que le Cayman S ne suit pas la ligne ex­tré­miste du plus mé­chant des TT. Le dur, c’est le cou­pé Au­di. Au même titre que son sous-vi­rage na­tu­rel, sa trans­mis­sion in­té­grale peut, en cer­taines cir­cons­tances, ren­for­cer un cer­tain sen­ti­ment de sé­cu­ri­té. La di­rec­tion, plus di­recte, par­ti­cipe au mor­dant du train avant. Tou­te­fois, en phase de dé­cou­verte sur un par­cours si­nueux, l’équi­libre na­tu­rel du Cayman est plus agréable. Et comme son com­por­te­ment à la li­mite a été quelque peu as­sa­gi, on est im­mé­dia­te­ment conquis par ses bonnes ma­nières. Il en­roule bien. Frei­nage acier bien di­men­sion­né pour le TT, op­tion car­bone/cé­ra­mique pour le Cayman, les deux cou­pés ne posent pas de pro­blème hors piste. Le TT est un peu moins stable quand on tape fort dans la pé­dale du mi­lieu. Pour ce qui est de la ’zique, j’ai per­son­nel­le­ment pas­sé l’âge de faire du bruit avec n’im­porte quel mo­teur ron­flant. C’est donc en sour­dine que j’ai pré­fé­ré le flat-four, d’au­tant plus que le tri­po­tage acous­tique de Porsche le rend très pré­sent à bord, sans faire ou­blier le 6 à plat. Même genre de sen­ti­ment à pro­pos du 5 cy­lindres d’In­gol­stadt, qui af­fiche certes un timbre sin­gu­lier plus émous­tillant mais épate la ga­le­rie de ma­nière ar­ti­fi­cielle. C’est l’époque qui veut ce­la.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.