La belle époque

Motor Sport - - EDITO -

Ne vous fiez pas à ce titre ni à la ru­brique Vin­tage inau­gu­rée dans ces pages au son du re­gret­té Bus­so Al­fa Romeo, l’équipe de Motorsport ne sombre pas dans le pas­séisme. Le som­maire de ce nu­mé­ro et l’am­biance gé­né­rale qui règne dans l’uni­vers de la voi­ture de sport ces der­niers temps me poussent plu­tôt à croire que l’époque ac­tuelle se­ra le fi­lon in­épui­sable des pas­séistes du fu­tur, comme la fin des an­nées 80 l’est pour tant de pas­sion­nés au­jourd’hui. Au­cun signe de fai­blesse, de re­non­ce­ment, de dé­rive n’est à dé­plo­rer de la part des gar­diens du temple. Dif­fi­cile de croire que l’on se trouve à l’aube de la conduite au­to­nome et du tout élec­trique quand en l’es­pace de quelques se­maines on peut jouer avec le pom­meau de vi­tesse du joyau de pu­re­té qu’est la nou­velle 911 GT3, goû­ter à une Ford GT sans le moindre filtre, pi­lo­ter une Cor­vette Grand Sport aus­si ra­pide qu’au­then­tique, prendre une gifle au vo­lant d’une iné­nar­rable Don­ker­voort GTO, et dé­cou­vrir sub­ju­gué com­ment on ap­pri­voise de la plus noble des fa­çons 720 che­vaux chez McLaren. À ce­la j’ajou­te­rais les des­sous fas­ci­nants de la pro­chaine hy­per­car Mer­cedes. On nous pro­met­tait un fu­tur au­to­mo­bile hy­bride et contraint au down­si­zing. Ce se­ra le cas de l’en­gin fou ima­gi­né par AMG pro­pul­sé par un bloc 1,6 litre de For­mule 1. As­ton, McLaren, Fer­ra­ri ont dans leurs car­tons des pro­jets aus­si fous voire da­van­tage, qui sait, pour 2020. En fin de compte, la belle époque n’est peut-être pas pour tout de suite, mais pour de­main. C’est tout le mal que je nous sou­haite.

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