Le­re­tour àla source

Pi­lier du Mon­dial MX2 il y a peu, Ar­naud To­nus a pré­fé­ré, fin 2014, s’en­vo­ler pour les ÉtatsU­nis plu­tôt que de pas­ser en 450, tou­ché par la li­mite d’âge en vi­gueur en Mon­dial. Le rêve amé­ri­cain n’en a pas vrai­ment été un puis­qu’un mau­vais vi­rus lui a pour

MX Magazine - - Interview -

La sai­son est main­te­nant bien avan­cée (in­ter­view réa­li­sée après Lo­ket). Comment ana­lyses-tu ce re­tour en Mon­dial? « C’est plu­tôt po­si­tif dans l’en­semble, même s’il y a eu des hauts et des bas. Ça reste une an­née d’ap­pren­tis­sage pour moi. C’est ma première sai­son en 450 et c’est quand même une grosse ca­té­go­rie avec un ni­veau très re­le­vé. C’est su­per exi­geant, il faut vrai­ment être à 100 % de ses ca­pa­ci­tés chaque week-end pour jouer aux avant­postes. »

Il t’a fal­lu aus­si re­dé­cou­vrir les cir­cuits eu­ro­péens après deux sai­sons aux USA? « Fran­che­ment ce­la n’a pas été un pro­blème, puisque j’ai gran­di sur ce genre de ter­rains. Je m’adapte beau­coup plus fa­ci­le­ment dans ce sens que dans le sens Eu­rope-usa où il a fal­lu dé­cou­vrir éga­le­ment le SX. Même l’out­door US est bien dif­fé­rent de ce qu’on a en Eu­rope. Là, on s’est vite re­trou­vé chez nous! »

Tu avais une idée de ce qui t’at­ten­dait en re­ve­nant en GP dans une nou­velle ca­té­go­rie? « Je m’at­ten­dais à ce qu’il y ait un gros ni­veau. Après, j’ai dé­jà vé­cu ce­la aux États-unis dans la ca­té­go­rie 250 où il y a une quin­zaine de mecs qui peuvent jouer le po­dium chaque week-end. Il fal­lait se battre pour chaque position. C’est un peu pa­reil ici, même si je ne m’étais pas pro­je­té pour ap­pré­hen­der contre qui j’al­lais me battre. Je me suis conten­té de bien me pré­pa­rer cet hi­ver, on a bien bos­sé avec le team et puis voi­là ! Je me sens bien au ni­veau de la vi­tesse. Il faut que je gagne en ré­gu­la­ri­té et que je bosse sur quelques points. »

Tu as dé­bar­qué dans une nou­velle ca­té­go­rie au sein d’un nouveau team. Pas com­pli­qué ? « C’est vrai que même pour eux c’était nouveau ! Il y a eu pas mal de chan­ge­ments puisque c’est la première an­née que le team ap­par­tient à Louis (le boss de Wil­vo, spon­sor prin­ci­pal du team). Jusque-là, il avait un pied de­dans comme spon­sor (chez Hus­q­var­na Mar­tens) mais là il a dû gé­rer la to­ta­li­té du team. On va dire qu’ils ont ap­pris hy­per vite. On a du bon ma­té­riel avec Ya­ma­ha et Louis est hy­per ri­gou­reux, si bien que tout s’est bien em­boî­té et mal­gré notre petite ex­pé­rience, on s’en sort comme il faut. La mo­to est hy­per per­for­mante, il y a une bonne am­biance dans le team et c’est de bon au­gure pour l’ave­nir. »

Le fait d’avoir pour équi­pier un gar­çon aus­si ex­pé­ri­men­té que Shaun (Simp­son) a ai­dé ? « Pas vrai­ment cô­té tech­nique puis­qu’on est as­sez op­po­sés au ni­veau des ré­glages mais cô­té hu­main, c’est sûr que c’est un mec top, donc on s’est d’au­tant plus vite en­ten­dus qu’on se connais­sait pour avoir dé­jà été équi­piers dans le pas­sé. On s’est en­traî­né pra­ti­que­ment tout l’hi­ver en­semble mais comme je le di­sais, cô­té ré­glages, il ne m’a été d’au­cune aide. Ce n’est pas grave car quand tu as pas­sé deux ans chez Pro Cir­cuit, tu as quelques heures de tes­ting der­rière toi. Je sa­vais un peu ce que je vou­lais et l’on a trou­vé as­sez vite une bonne base. Après, la mo­to évo­lue as­sez vite tout au long de la sai­son et en plus en 450, tu n’as pas be­soin de cher­cher de la puis­sance comme sur une 250 et on peut se concen­trer pour trou­ver quelque chose adap­té à mon pi­lo­tage et ex­ploi­table sur la piste. »

Vous n’avez pas le sta­tut de team usine. Ce­la ne pose pas de pro­blème cô­té ma­té­riel? « Sin­cè­re­ment, non. À mes yeux, le terme “fac­to­ry” reste un peu une illu­sion. On a des sus­pen­sions usine et cô­té mo­teur, le team a dé­ci­dé de faire son propre dé­ve­lop­pe­ment. On a un gros sou­tien de Ya­ma­ha, on a une cer­taine li­ber­té pour tra­vailler en n’étant pas fac­to­ry. Cô­té moyens, on n’en manque pas, entre ce qu’ap­porte Ya­ma­ha et ce que met Louis. Tout n’est pas qu’une ques­tion de bud­get, c’est aus­si une ques­tion d’ex­pé­rience et jusque-là, c’est hy­per po­si­tif pour une première an­née. »

Tu es as­sez vite mon­té sur ton pre­mier po­dium (Ita­lie, 5e GP

« Cai­ro­li est un monstre, un vé­ri­table phé­no­mène. On ne peut le com­pa­rer à per­sonne… »

de l’an­née). Le deuxième tarde un peu, non? « Clai­re­ment ! Quelque part, à par­tir du Mexique, je sen­tais que j’étais ca­pable d’ac­cro­cher des po­diums. Mais c’est une ca­té­go­rie où il faut vrai­ment par­tir de­vant et faire toute la manche à bloc pour mon­ter sur le po­dium. J’ai fait quelques er­reurs, une bonne com­mo­tion en chu­tant sur la tête en Let­to­nie et à par­tir de là, j’ai eu quelques GP dif­fi­ciles. »

C’était aus­si une sai­son de re­cons­truc­tion pour toi après tes deux an­nées dif­fi­ciles aux US? « Oui, on di­ra qu’après quelques sai­sons dif­fi­ciles, c’en était ef­fec­ti­ve­ment une! La première sai­son aux US, j’ai eu mon vi­rus et j’étais hy­per mal phy­si­que­ment. À par­tir de là, j’ai dû un peu ré­ap­prendre mon corps. C’est par­ti dans toutes les di­rec­tions, je n’avais plus de re­pères et ça a mis du temps pour se re­cons­truire. Phy­si­que­ment, il faut être so­lide en 450, et il a fal­lu se re­faire au sché­ma de courses sur deux jours. Aux US, on roule beau­coup la se­maine, mais le week-end, c’est court et in­tense. Ici, on sent les deux jours au dé­but mais je me suis vite ha­bi­tué. C’est vrai que ça fait quelques an­nées que je n’avais pas rou­lé sans bles­sure, ça fait vrai­ment du bien ! »

Cai­ro­li di­sait ré­cem­ment qu’il faut flir­ter avec la li­mite sans la fran­chir pour rou­ler de­vant en MXGP. Qu’en penses-tu? « Pour rou­ler de­vant, c’est vrai qu’il faut par­fois fran­chir une cer­taine li­mite sans al­ler dans l’ex­cès pour au­tant et perdre le contrôle. Quelque part, tu dois sans ar­rêt dé­pas­ser tes li­mites. Je ne sais pas où elles se si­tuent en fait mais vu le nombre de pi­lotes ca­pables de jouer le po­dium, tu ne peux pas rou­ler sur la ré­serve. En tout cas, c’est ce que je res­sens. Je suis dans une phase de tran­si­tion. Si je ne flirte pas avec cette li­mite, je ne se­rai ja­mais sur le po­dium. »

Tu es sur­pris par la sai­son de Cai­ro­li à 31 ans? « Non, ça ne me sur­prend pas parce que c’est un “monstre” en fait. Je pense qu’à son âge, beau­coup se­raient in­ca­pables de faire ce qu’il

fait. C’est un vé­ri­table phé­no­mène, on ne peut le com­pa­rer à per­sonne. Je l’en pen­sais ca­pable mais ce qui est im­pres­sion­nant, c’est sa consis­tance, sa ré­gu­la­ri­té. C’est ce qui fait Cai­ro­li. »

L’an pas­sé, tu as dis­pu­té le der­nier MXGP à Glen He­len, un peu au der­nier mo­ment. Une bonne chose puisque ça t’a re­lan­cé? « Ce­la m’a ou­vert cer­taines portes, mais c’est plus le MX des Na­tions qui a fait que j’ai pu avancer dans les né­go­cia­tions et trou­ver ce contrat avec Ya­ma­ha. Glen He­len s’est ef­fec­ti­ve­ment bien pas­sé, mais c’était dé­jà tard pour trou­ver un bon contrat. Il y a peu de gui­dons dis­pos en MXGP. Les Na­tions se sont bien pas­sées et il faut dire ce qui est, c’est parce que Ton­kov a eu ses sou­cis de vi­sa que cette place s’est li­bé­rée. Si­non, j’avais quelques autres op­tions mais ce­la n’au­rait pas été dans d’aus­si bonnes condi­tions en Eu­rope, ou alors je se­rais res­té aux US dans un team 250. On va dire que les choses se sont bien gou­pillées pour moi. »

Ce­la reste com­pli­qué de trou­ver un bon gui­don? « Les gens ou­blient vite. Ils m’ont vu rou­ler à Glen He­len et ont trou­vé ça bien, mais je rou­lais de­vant en Mon­dial MX2 quand je suis par­ti d’eu­rope. Je suis qua­si­ment re­par­ti de zé­ro. Tu dois re­faire tes preuves, donc c’était bien de faire de bonnes Na­tions. »

C’était ta vo­lon­té de re­ve­nir en Eu­rope? « Peut-être pas aus­si vite sin­cè­re­ment… Je pen­sais res­ter en­core quelques an­nées aux US parce que je n’avais pas en­core fait une sai­son com­plète. Main­te­nant, clai­re­ment là-bas, si tu ne roules pas de­vant, les bonnes pro­po­si­tions ne sont plus là. En 250, j’étais par­mi les plus lourds. Il fal­lait donc que je roule sur les meilleures mo­tos et avec mes ré­sul­tats, c’était pas ga­gné. Mais je ne suis pas re­ve­nu à contre-coeur. Ça me fai­sait plai­sir de rou­ler en Eu­rope, sur­tout dans ces condi­tions, mais il me reste ce goût dans la bouche de ne pas avoir pu tout don­ner aux US. »

Re­trou­ver ta fa­mille, les fans, les amis en Eu­rope, ce­la a dû faire du bien?

« Si je ne flirte pas avec la li­mite, je ne se­rai ja­mais sur le po­dium… »

« Ah oui, heu­reu­se­ment qu’aux USA Marie était avec moi car ce fut deux an­nées vrai­ment com­pli­quées. Quand tu es en bonne san­té et que tout se passe bien, tu as plein d’amis, mais quand tu es loin de la fa­mille et que c’est com­pli­qué, tu n’en as plus beau­coup. Mitch (Pay­ton, le boss de PC) vou­lait que je me soigne aux US, il vou­lait un peu avoir la si­tua­tion sous contrôle et c’est pour ça que je suis res­té là-bas. Ce n’était pas des mo­ments évi­dents… »

On parle du rêve ou du cau­che­mar amé­ri­cain? « Le fait de l’avoir vé­cu res­te­ra pour tou­jours une ex­pé­rience in­croyable. C’est un rêve qui s’est réa­li­sé même si c’est sûr que j’au­rais ai­mé mieux rou­ler, être à 100 % de mes ca­pa­ci­tés pour vivre plei­ne­ment ce rêve. Là, j’étais plus en ga­lère qu’autre chose, mais ça fait par­tie du sport et c’est ce qui fait qu’on ap­prend, qu’on se re­met en ques­tion et qu’on pro­gresse. »

Mo­ra­le­ment, ce­la a dû être dur? « Oui (rires), c’est clair. Phy­si­que­ment, j’étais sec, je n’avais au­cune éner­gie avec ce vi­rus donc il n’y avait que la tête pour pen­ser. J’ai re­tour­né le pro­blème dans tous les sens, il n’y avait pas grand-chose à faire si ce n’est d’ac­cep­ter la si­tua­tion et de tout mettre en oeuvre pour gué­rir. Dans ce genre de si­tua­tion, à part la pa­tience, il n’y a pas grand-chose à faire ! »

Tu t’en res­sens en­core au­jourd’hui ou tu es re­ve­nu à ton ni­veau d’avant? « Je me sens bien. Mais on ne peut me com­pa­rer à avant car beau­coup de choses ont chan­gé. Suite au vi­rus, j’ai eu pas mal d’al­ler­gies ali­men­taires, j’ai eu des sou­cis et j’ai dû m’adap­ter. Est-ce que je suis comme avant, mieux, c’est dif­fi­cile à dire. Je me sens bien mais le corps évo­lue tout le temps. »

La cause de ce vi­rus, vous l’avez trou­vée? « Non, même les mé­de­cins ont du mal à dire d’où ça vient. Il y a une énorme tran­si­tion ali­men­taire quand tu pars aux US. Vivre là-bas ou al­ler y pas­ser sim­ple­ment deux se­maines, c’est to­ta­le­ment dif­fé­rent. Plein de choses ont chan­gé, l’en­traî­ne­ment, la nour­ri­ture, le cli­mat, plein de choses qui font que pour le corps, ce­la peut être trau­ma­ti­sant. De là à dé­clen­cher ce vi­rus… »

On di­rait qu’il y a une sorte de ma­lé­dic­tion pour les Eu­ro­péens qui vont aux US car beau­coup ont quand même ga­lé­ré en dé­bar­quant là-bas après avoir brillé en Eu­rope? « Les deux pre­mières an­nées sont sou­vent un peu com­pli­quées. Quand tu dé­barques, tu at­taques di­rect, pas de temps d’adap­ta­tion. J’ai dé­bar­qué de l’avion et deux jours après, je tes­tais. Il fal­lait de suite être de­dans. Il y en a pour qui ça fonc­tionne bien mais on le voit éga­le­ment pour les pi­lotes amé­ri­cains qui viennent en Eu­rope, ils ont eux aus­si be­soin d’un temps d’adap­ta­tion. »

Il y a des choses qui t’ont sur­pris lors de ton re­tour dans les pad­docks de GP? « Un peu oui. Sur­tout le fait de dé­cou­vrir des jeunes que je ne connais­sais pas quand je rou­lais ici. Je sui­vais un peu les GP des US, mais il y a plein de nou­velles têtes.

J’ai re­trou­vé mes potes, c’est clair que j’ai bien plus de connexions ici qu’aux Etats-unis et c’est co­ol. Là-bas, bles­sé et ma­lade, je ne me suis pas vrai­ment fait de potes, mis à part mes équi­piers avec qui je m’en­ten­dait très bien. »

Comment es-tu or­ga­ni­sé? « Avec le team ba­sé aux Pays-bas, je dois as­sez sou­vent être là-bas, donc j’ai un ap­par­te­ment à Lom­mel où je ré­side la moi­tié du temps. Pour le reste, je vis en Suisse. J’ai tou­jours mon ter­rain d’en­traî­ne­ment où je peux al­ler quand je veux et quand on a des GP sur le dur, c’est sou­vent là que je me pré­pare. En Bel­gique, c’est bien pour le sable, mais il y a peu de ter­rains durs. Après, j’ai mon mé­ca­no d’en­traî­ne­ment en Bel­gique, donc tout le tes­ting se fait là-haut, et vu que je m’en­tends su­per bien avec le team, ce n’est pas une contrainte de vivre là-bas, c’est un peu une deuxième fa­mille. Après, la mai­son reste la mai­son et ça fait du bien d’y ren­trer mais c’était im­por­tant de mon­ter en Bel­gique et de rou­ler dans des condi­tions dif­fi­ciles. »

Tu vas dis­pu­ter ton pre­mier GP de Suisse? « C’est tout nouveau et car­ré­ment top, d’au­tant qu’on m’a dit que l’an pas­sé il y avait une su­per am­biance. Je me ré­jouis d’y être. J’es­père qu’on se­ra bien sou­te­nus ! »

Il y a une belle dy­na­mique en Suisse entre les ré­sul­tats de Jé­ré­my, Va­len­tin et toi, plus ce nouveau GP? « Ça bouge car­ré­ment. Le fait que Jé­ré­my se batte pour le titre crée un en­goue­ment et c’est hy­per po­si­tif pour nous. Après, je reste concen­tré sur mon truc, je ne m’épar­pille pas trop mais je suis sûr que ce GP de Suisse va être un grand mo­ment aty­pique. J’ai vé­cu l’ex­pé­rience du SX de Ge­nève il y a quelques an­nées, c’est quand même ex­cep­tion­nel d’avoir un tel sou­tien de son pu­blic. » Et il y a aus­si le MX des Na­tions où votre équipe est de plus en plus forte? « On a eu un peu de sou­cis ces der­nières an­nées, cha­cun à son tour. J’es­père que cette an­née, ça va al­ler pour qu’on soit en me­sure de se battre pour le po­dium. »

Il n’y a pas de ri­va­li­tés entre pi­lotes suisses? « Ah, il y en a tou­jours un peu, c’est sûr ! Il y a de la ri­va­li­té entre tous les pi­lotes en fait, mais ce qui est im­por­tant c’est qu’on s’en­tend su­per bien avec Va­len­tin et Jé­ré­my, et il n’y a pas de prise de tête. Bon, après on reste ri­vaux sur la piste. »

Tu as re­si­gné pour deux ans avec Wil­vo Ya­ma­ha. Tu n’au­rais pas pré­fé­ré si­gner pour un team usine? « C’était mon choix de res­ter dans une struc­ture comme celle-ci. On a un peu plus de li­ber­té et un peu moins de pres­sion aus­si. Les ob­jec­tifs res­tent éle­vés, on n’est pas là juste pour être là et l’ob­jec­tif est clai­re­ment de se battre pour le titre dans les an­nées à ve­nir. Ya­ma­ha a fait du gros bou­lot sur la mo­to 2018. Je suis content d’avoir cette nou­velle mo­to et d’avoir si­gné pour deux ans. Ya­ma­ha a com­pris qu’il fal­lait prendre le team Wil­vo au sé­rieux. Je me sens vrai­ment bien et c’était mon choix nu­mé­ro un. »

Un pre­mier po­dium MXGP si­gné en Ita­lie, une pro­lon­ga­tion de contrat va­li­dée avec Ya­ma­ha, le Suisse peut avoir le sou­rire!

Ar­naud To­nus se sent re­vivre au gui­don de sa 450 YZ-F flan­quée du n° 4!

Pi­lote sty­lé et tech­nique, To­nus a toutes les armes pour faire fort en MXGP!

Ou­vert et sou­riant, No­no a tou­jours été très ap­pré­cié des fans de MX!

Dé­but août, Ar­naud oc­cu­pait la dixième place du pro­vi­soire MXGP et pou­vait es­pé­rer mieux avec une belle fin de cham­pion­nat!

Fin du MXGP, Na­tions avec le team suisse, la fin de sai­son est char­gée pour le nu­mé­ro 4!

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