Ma­thys Bois­rame

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Vice-cham­pion de France Ju­nior en 2015, cham­pion de France Élite en 2016, Ma­thys Bois­ra­mé fait par­tie des jeunes Fran­çais pro­met­teurs. Par­mi les plus ra­pides de sa gé­né­ra­tion, le Bre­ton n’ex­clut pas la pos­si­bi­li­té de re­par­tir en Eu­rope pour mieux pré­pa­rer le Mon­dial.

Tu sors d’une sai­son contras­tée avec une bles­sure, mais éga­le­ment une vic­toire au GP de France en EMX250, quel bi­lan fais-tu? « C’est une belle sai­son dans l’en­semble car j’avais bien com­men­cé l’élite à Saint-jean en rem­por­tant les deux manches. Je rou­lais à mon ni­veau et j’étais au-des­sus. Tout se pas­sait bien avant ma bles­sure à Ro­ma­gné qui m’a lais­sé sur la touche pen­dant un mois. C’est vrai que je suis re­ve­nu à Er­née avec une vic­toire, mais je n’ai pas rou­lé à mon ni­veau. Tout le tra­vail que j’avais pro­duit cet hi­ver, je ne l’ai pas en­core re­trou­vé je pense. J’ai per­du un peu tout ça et je bosse dur pour le re­trou­ver. » Tu as sur­pris beau­coup de monde en t’im­po­sant à Er­née dès ton re­tour. Sur­pris de ta per­for­mance? « En fait, j’ai re­gar­dé toutes les courses de L’EMX250 avant de re­ve­nir. J’ai dé­cryp­té le rythme, chaque pi­lote, et je pense que ça m’a don­né en­vie de tous les battre. Je sa­vais que je n’étais pas à 100 %, j’ai eu la mo­ti­va­tion par le pu­blic, par les vi­déos et je me suis don­né à 200 %. Ça a plus été une vic­toire au men­tal ce qui en fait ma plus belle course de la sai­son. Le team était très content car il ne me pen­sait pas à ce ni­veau. »

En re­vanche ça a été plus dif­fi­cile dans le sable en Ita­lie à Ot­to­bia­no… « Dé­jà la se­maine au­pa­ra­vant, j’avais été m’en­traî­ner une se­maine à Lom­mel. Il fai­sait très chaud et j’ai usé beau­coup d’éner­gie. Je sais que je ne sup­porte pas trop la cha­leur et en plus la course était dans le sable, ce n’est pas mon truc. Pour­tant le ma­tin, je signe le meilleur temps. J’ai re­gar­dé ma pre­mière manche car je ne m’en rap­pe­lais plus trop et j’ai été im­pres­sion­né par mon comportement dans le sable quand j’étais deuxième. Au fi­nal, je n’étais pas dé­çu de ne pas avoir ter­mi­né la course même si c’est tou­jours frus­trant d’aban­don­ner. »

Quel va être ton pro­gramme cet hi­ver pour pré­pa­rer 2018? « Dé­jà, j’ai­me­rais bien trou­ver une per­sonne pour m’ai­der, m’en­ca­drer et me dire quoi faire, car je m’en­traîne tout seul, je n’ai per­sonne pour me pan­neau­ter. Ar­ri­vé à un cer­tain ni­veau, je pense que c’est in­dis­pen­sable pour pas­ser un cap. Je pense en­suite m’ache­ter un nou­veau cam­ping-car pour al­ler m’en­traî­ner plu­sieurs mois à Lom­mel. Il faut que je sorte un peu de la Bre­tagne pour trou­ver de gros ter­rains dif­fi­ciles avec de la vi­tesse car c’est là que tu pro­gresses. »

Ton nom a beau­coup été évo­qué pour le MX des Na­tions. Te sen­tais-tu ca­pable de por­ter le maillot de l’équipe de France? « Oui, je me se­rais vu rou­ler. C’est un rêve pour moi. Dé­jà quand je roule sur un GP de France, je me donne à 200 % parce que c’est une mo­ti­va­tion sup­plé­men­taire d’être de­vant son pu­blic. Là, d’être dans une équipe et rou­ler pour son pays, j’au­rais tra­vaillé trois fois plus et je me se­rais don­né à 300 %. J’étais très content que l’on cite mon nom, no­tam­ment de la part de Mus­quin qui me pen­sait ca­pable de dé­fendre le maillot. Je vais conti­nuer à tra­vailler pour un jour en faire par­tie. »

Sais-tu dé­jà quel va être ton pro­gramme l’an pro­chain? « Je pense que j’au­rais pu me battre pour le titre eu­ro­péen cette an­née donc je n’ex­clus pas la pos­si­bi­li­té de re­par­tir en Eu­rope. On en dis­cute avec tout le monde et j’es­saie de trou­ver la meilleure op­tion pos­sible entre le Mon­dial et L’EMX250. Je ne veux pas griller les étapes car les places sont très chères et tu es très vite mis hors course si tu rates une sai­son. Rien n’a été ar­rê­té pour le mo­ment. »

« Je ne veux pas griller les étapes. »

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