Vite fait et (très) bien fait avec Ja­mie Oli­ver !

Le chef bri­tan­nique pro­pose une cui­sine ra­pide et fa­cile sur la chaîne 100 % co­oking My Cui­sine avec « Cui­si­nez en 5 in­gré­dients », un pro­gramme in­édit en France ! Avec seule­ment cinq in­gré­dients et une bonne as­tuce, Ja­mie concocte des re­cettes simples et

My Cuisine - - Sommaire - Par Alice Mahl­berg

Pré­pa­rer un dî­ner de Noël en 10 mi­nutes, c’est pos­sible ?

Non, je ne crois pas ! (Rires.) Que ce soit en France ou au Royaume-uni, le dî­ner de Noël n’est pas un re­pas comme les autres : c’est une fête ! Et cui­si­ner pour dix ou vingt per­sonnes, ce n’est pas la même chose que pour quatre ! Pour ma part, je dé­lègue à mes in­vi­tés et je m’oc­cupe du prin­ci­pal : je fais rô­tir la viande, je pré­pare le jus… Je trouve que lais­ser une seule per­sonne faire tout le tra­vail est as­sez égoïste. En gé­né­ral, ce sont les ma­mans qui, lors­qu’elles s’as­soient en­fin, n’ont plus faim parce qu’elles ont cui­si­né toute la jour­née ! Et puis, si vos in­vi­tés ne sont pas des cor­dons-bleus, vous pou­vez tou­jours leur don­ner votre re­cette et leur de­man­der d’ache­ter tel ou tel in­gré­dient… C’est amu­sant !

Vos in­gré­dients de Noël fé­tiches ?

Des épices douces comme les clous de gi­rofle, la can­nelle ; des agrumes tels que la clé­men­tine ou les oranges san­guines ; et puis le cho­co­lat, évi­dem­ment, ain­si que les châ­taignes. Comme il fait froid en Grande-bre­tagne, je pense aus­si à des pro­duits gour­mands comme le fro­mage dans une bonne fon­due ! J’as­so­cie éga­le­ment Noël au fait de rô­tir une belle pièce de viande, par exemple l’oie tra­di­tion­nelle en An­gle­terre (voir re­cette p. 67). J’aime l’idée de prendre le temps, c’est une douce pa­ren­thèse dans l’an­née.

Un sou­ve­nir de Noël ?

En Grande-bre­tagne, nous ne man­geons pas sou­vent de la dinde, mis à part à Noël. Je me sou­viens, je de­vais avoir en­vi­ron 7 ans, de faire les cent pas de­vant la cui­sine du res­tau­rant fa­mi­lial alors que ma mère far­cis­sait la dinde, et je me di­sais : « Ce n’est pas nor­mal! Que peut-elle bien être en train de faire?! » Du coup, c’est gé­nial parce que cette fa­meuse dinde, c’est un mo­ment unique gra­vé dans mon es­prit, en plus d’être un pro­duit cher que l’on se doit de res­pec­ter. Vous sa­vez, pour moi, en tant que chef, la pé­riode des fêtes est une for­mi­dable op­por­tu­ni­té de voir tout le monde aux four­neaux, même ceux qui ne savent pas faire ou qui dé­testent ça. En Grande-bre­tagne, le jour de Noël, les gens cui­sinent et dé­laissent le mi­croondes : ils font rô­tir de la dinde et du porc… Pour moi, c’est vrai­ment un mo­ment par­ti­cu­lier. D’ailleurs, il n’y a qu’à consul­ter les sta­tis­tiques le soir du ré­veillon pour voir qu’un cer­tain nombre de per­sonnes se sont cou­pé la main ou se sont em­poi­son­nées avec une dinde pas as­sez cuite ! (Rires.) J’ai un autre sou­ve­nir d’en­fance, très drôle ! Le jour de Noël, nous étions tous ins­tal­lés dans le res­tau­rant de mon père pour dé­jeu­ner. Ma nou­nou était là et, à cette époque, les femmes met­taient beau­coup de laque dans leurs che­veux. Sur la table, il y avait des bou­gies par­tout et des Christmas cra­ckers (Ndlr : po­chettes-sur­prises tra­di­tion­nelles en Grande Bre­tagne). On tire des­sus, ça fait « kschhh » et à l’in­té­rieur, il y a un bon­bon, une blague ou un pe­tit cha­peau, que ma nou­nou a mis sur sa tête. Nous étions en train de dé­gus­ter une dé­li­cieuse dinde, cui­si­née avec des châ­taignes, de la sauge et du ba­con fu­mé. Quand elle s’est pen­chée pour se ser­vir, son cha­peau a tou­ché la bou­gie, il s’est en­flam­mé et sa che­ve­lure

a com­men­cé à prendre feu ! Mon père s’est mis à lui ta­per sur la tête pour étouf­fer les flammes, et moi, j’ai com­men­cé à pleu­rer parce que j’avais peur ! Puis, comme par ma­gie, alors que c’était le chaos cinq mi­nutes au­pa­ra­vant et que tout le monde criait, tout est ren­tré dans l’ordre : les en­fants se sont re­mis à rire et à cou­rir. C’est un sou­ve­nir in­ou­bliable !

Qu’ai­me­riez-vous que les té­lé­spec­ta­teurs de My Cui­sine re­tiennent de « Ja­mie’s Quick & Ea­sy Food » ?

Je veux que les gens se sentent ca­pables de cui­si­ner grâce à la sim­pli­ci­té de ce concept. Ce pro­gramme prouve qu’il est vrai­ment pos­sible de faire de bons plats à par­tir de trois fois rien, n’im­porte quel soir de la se­maine. Je veux que tous ceux qui me re­gardent sachent qu’ils peuvent es­sayer. Je veux qu’ils com- prennent que, dans la vie, il y a des « meilleurs amis », des com­bi­nai­sons d’in­gré­dients qui fonc­tionnent bien et qui ne de­mandent qu’à s’as­so­cier. En vous concen­trant sur moins d’in­gré­dients, une tech­nique éprou­vée et de bons pro­duits, vous ren­dez fa­ci­le­ment et sim­ple­ment les gens heu­reux tout en les ame­nant à cui­si­ner plus sou­vent.

Pour­quoi cinq in­gré­dients ?

Pour moi, cinq est un nombre ma­gique. J’ai es­sayé des re­cettes avec trois ou quatre in­gré­dients, et, bien sûr, elles étaient in­croya­ble­ment fa­ciles à réa­li­ser. Mais, au fi­nal, elles n’avaient pas la sa­veur et la tex­ture que j’en at­ten­dais. En uti­li­ser cinq per­met d’ob­te­nir un équi­libre entre sim­pli­ci­té et plai­sir. Il y a suf­fi­sam­ment d’ali­ments pour pou­voir s’amu­ser, sans avoir à écrire une liste et faire de grosses courses.

« Pour moi, tout ce qui gé­nère le moins de stress pos­sible est un bo­nus! » ex­plique le chef, en pleine dé­mons­tra­tion cu­li­naire dans un stu­dio lon­do­nien.

Re­trou­vez Ja­mie dans CUI­SI­NEZ EN 5 IN­GRÉ­DIENTS AVEC JA­MIE OLI­VER, tous les lun­dis à 9 h 15 sur My Cui­sine.

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