AP­PRE­NEZ À VI­SUA­LI­SER POUR CRÉER L'IMAGE DE VOS DÉ­SI­RS

Mystères Magazines Hors-Série - - Editorial/Sommaire -

La vi­sua­li­sa­tion ou vi­sion in­tra-ré­ti­nienne est le fer de lance de la télépathie mais aus­si de tous les pou­voirs pa­ra­nor­maux : clair­voyance, ma­gné­tisme, té­lé­lé­ki­né­sie, in­fluence à dis­tance, ma­gie... c’est pour­quoi je vous conseille vi­ve­ment de vous at­tar­der lon­gue­ment sur cette pra­tique. En ef­fet, par­fai­te­ment maî­tri­sée, la vi­sua­li­sa­tion va de­ve­nir créa­trice et vous per­met­tra de réa­li­ser tous vos dé­si­rs. Avant toute chose, il va vous fal­loir créer un cli­mat fa­vo­rable à l’exer­cice de cette pra­tique. Dès que vous au­rez ac­quis une cer­taine ex­pé­rience, vous pour­rez vi­sua­li­ser, re­ce­voir ou émettre des mes­sages n’im­porte où, sans que leur qua­li­té en soit al­té­rée. Tou­te­fois, vous avez be­soin, dans un pre­mier temps, d’of­fi­cier dans un en­droit ras­su­rant, voire fa­mi­lier et de créer une am­biance pro­pice à ce fa­meux lâ­cher prise, in­dis­pen­sable pour créer des images agis­santes ou éta­blir le contact.

LU­MIÈRE, PAR­FUM ET DÉ­COR

Vous de­vez évi­tez de voir en vi­sion nor­male pour pri­vi­lé­gier votre vi­sion in­té­rieure. Avec les nou­veaux lu­mi­naires il est pos­sible d’ob­te­nir un éclai­rage cré­pus­cu­laire apai­sant, avec un touche de phos­pho­res­cence, ap­pré­ciable et pro­pice aux vi­sions. Les bou­gies peuvent aus­si conve­nir mais, le mieux , est le pe­tit cierge d’église à la flamme mince et ne va­cillant pas trop.

Evi­tez les par­fums lourds : vous al­lez vers l’éther et de­vez vous dé­faire de toute pe­san­teur. Le mieux est de pré­pa­rer un pot pour­ri d’écorces d’agrumes, oranges, ci­trons, pam­ple­mousse ac­com­pa­gnées de sen­teurs naturelles : can­nelle, mus­cade, la­vande, eu­ca­lyp­tus (sans abus), ba­si­lic et gi­rofle, le tout dis­po­sé dans un vase bien fer­mé que vous n’ou­vri­rez qu’aux mo­ments pro­pices.

i la pièce dans la­quelle vous of­fi­ciez est celle de votre vie quo­ti­dienne ou de votre tra­vail, il fau­dra trou­ver un moyen de la trans­for­mer : une pièce de tis­su bleu ou blanc, pu­nai­sée sur le mur au­quel vous fe­rez face suf­fi­ra. D’au­tant plus que la lu­mière se­ra té­nue.

Evi­tez les cou­leurs vives et tout ce qui, de près ou de loin évoque mort : ani­maux em­paillés, photos de per­sonnes dis­pa­rues et bou­quets de fleurs sé­chées ...

APPRIVOISEZ LE SI­LENCE ET LES ONDES

Il fau­dra d’abord rendre muets la son­nette de l’en­trée et votre té­lé­phone fixe. Vous de­vrez éga­le­ment exi­ler votre por­table de la pièce où vous of­fi­ciez car, même en po­si­tion d’ar­rêt, il émet des mi­cro-ondes très per­tur­bantes.

Dé­bran­chez aus­si (les éteindre ne suf­fit pas) tous les ap­pa­reils gé­né­ra­teurs d’élec­tri­ci­té sta­tique (ha­lo­gènes, or­di­na­teurs, té­lé­vi­sion, chaîne hi-fi, ra­dio-ré­veil...).

Faites l’im­passe sur le fond so­nore : ce n’est pas le temps de la mu­sique, mais ce­lui du si­lence. De la mu­sique in­té­rieure. Cer­tains, pour mé­di­ter, écoutent une mu­sique pla­nante. Ce n’est pas ef­fi­cace et af­fai­blit l’éner­gie men­tale.

Si vous dé­si­rez un ac­com­pa­gne­ment so­nore à tout prix, c’est que le si­lence vous ef­fraie. Il fau­dra vous y ha­bi­tuer. C’est l’ac­cès à l’in­fi­ni. Et il fa­vo­rise la télépathie. En at­ten­dant de l’ap­pri­voi­ser, vous pour­rez dif­fu­ser le chant des oi­seaux ou ce­lui des ba­leines, la ru­meur cla­mante des vagues de la mer ponc­tuée du rire des mouettes, le souffle du vent dans les blés mûrs...les sons na­tu­rels sont les plus re­laxants, mais aus­si les plus to­niques.

Les pos­tures qui fa­vo­risent la vi­sua­li­sa­tion On peut vi­sua­li­ser aus­si bien as­sis que de­bout, ge­noux lé­gè­re­ment flé­chis, comme pour la so­phro­lo­gie. Cer­tains pré­fé­re­ront la po­si­tion du lo­tus ou celle dite za­zen mais elles exigent une cer­taine sou­plesse... La po­si­tion cou­chée me semble la pos­ture la plus confor­table, à condi­tion, tou­te­fois, de ne pas vous en­dor­mir ! Vous pou­vez vous al­lon­ger sur un lit, un ma­te­las, des cous­sins, ou une ser­viette : cer­tains ap­pré­cie­ront un cou­chage dur, d’autres moel­leux : le choix est ou­vert. Vous pour­rez aus­si choi­sir de mé­di­ter en pleine cam­pagne, nui­tam­ment, sous le frou­frou des étoiles… En­core une fois, ce choix n’est que ce­lui du dé­but, de l’ini­tia­tion. Plus tard, vous pour­rez vi­sua­li­ser dans n’im­porte quelle po­si­tion et n’im­porte où. En­suite res­pi­rez na­tu­rel­le­ment, mais pro­fon­dé­ment. Sans ef­fort. Ima­gi­nez le che­mi­ne­ment de l’air dans vos pou­mons, pen­sez que l’air “nour­rit” votre or­ga­nisme. Lais­sez les idées, tran­quille­ment, en ob­ser­vant le cours de votre pen­sée. A un mo­ment, ar­rê­tez-vous, fixez-vous sur ce que vous êtes en train de pen­ser et tâ­chez de re­trou­ver le che­min qui vous y a me­né. Ce n’est par­fois pas fa­cile. Mais ce­ci vous ai­de­ra à mieux connaître votre Choi­sis­sez un ob­jet fa­mi­lier, usuel, n’ayant pas trop de charge émotive. Un ob­jet que vous pos­sé­dez, que vous pour­rez sai­sir après l’exer­cice. Ce peut être une brosse à dents, une four­chette, une cap­sule de bou­teille de so­da, un crayon… l’im­por­tant est qu’il s’agisse d’un ob­jet or­di­naire, cou­rant, de peu de va­leur. Sa forme ne doit pas être trop com­plexe : il faut que vous le pro­je­tiez fa­ci­le­ment dans votre ima­gi­naire.

Com­men­cez par le vi­sua­li­ser im­mo­bile, ou bou­geant peu, à la même échelle. En­suite, pro­je­tez cet ob­jet sur votre écran men­tal : vous le tour­ne­rez ima­gi­nai­re­ment, dans tous les sens et len­te­ment. Si l’ob­jet dis­pa­raît brus­que­ment de votre pen­sée, n’es­sayez pas de le re­te­nir: at­ten­dez qu’il re­vienne… Ce phé­no­mène vient d’in­ter­fé­rences, de pen­sées pa­ra­sites. Il est in­évi­table au dé­but. Pa­tience!

Si vous vi­sua­li­sez mal cet ob­jet, si le flou ne veut pas ces­ser, conti­nuez tout de même. Si vous avez les larmes aux yeux

comme si vous aviez vé­ri­ta­ble­ment contem­plé cet ob­jet en vi­sion “nor­male”, c’est très en­cou­ra­geant.

A quoi se ré­su­me­ra l’ob­jet choi­si ? Quel se­ra son as­pect es­sen­tiel ? Concen­trez ima­gi­nai­re­ment cet ob­jet. Com­pres­sez-le à la fa­çon des sculp­tures de Cé­sar. En­suite, re­dé­ployez-le, len­te­ment, pour qu’il re­trouve sa forme dans un mou­ve­ment d’éclo­sion, de flo­rai­son. LES QUES­TIONS QUE VOUS DE­VEZ VOUS PO­SER

Tou­jours men­ta­le­ment, sou­pe­sez l’ob­jet. Ima­gi­nez que vous ne pou­vez pas le voir, que vous êtes dans le noir. Qu’en est-il de son poids, de sa den­si­té ? Sa sur­face est-elle ru­gueuse ou lisse ? Est-ce un ob­jet dur ou mou ? Froid ou chaud ? Comment vous sen­tez-vous ? Votre coeur bat-il cal­me­ment ou res­sen­tez-vous une cer­taine exal­ta­tion ?

Res­pi­rez bien. Pro­fon­dé­ment. Si le calme vous ha­bite, es­sayez de re­joindre les mots pour dé­crire l’ob­jet en pa­roles men­tales, en dis­cours in­té­rieur, avant de re­com­men­cer à exa­mi­ner l’ob­jet en le pla­çant men­ta­le­ment dans une lu­mière ra­dieuse et dé­fer­lante. Si vous vous sen­tez exal­té, voire stres­sé, vous frô­lez l’état de fer­veur : votre télépathie se­ra un jour proche de la voyance. Ne cher­chez ni à vous cal­mer, ni à main­te­nir ces sen­sa­tions : lais­sez ve­nir, lâ­chez prise et sou­met­tez-vous à l’état men­tal qui vous en­va­hit. Il peut s’agir d’un état ré­cep­tif ou d’une vé­ri­table émis­sion té­lé­pa­thique

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