LES 4 MÉ­THODES DE FIXA­TION DE L'ÉTAT CONSCIENT

DE L’ÉTAT CONSCIENT

Mystères Magazines Hors-Série - - Editorial/Sommaire -

L'ef­fi­ca­ci­té de ces 4 sys­tèmes est prou­vée. La du­rée du pro­ces­sus peut va­rier, mais elle ne doit pas ex­cé­der 3 mi­nutes si­non le su­jet risque de s'im­pa­tien­ter, de s'in­quié­ter - donc de "ri­gi­di­fier" son es­prit, avec pour consé­quence de blo­quer son es­prit dans son état conscient - , ce qui peut faire échouer toute l'ex­pé­rience.

1 LA MÉ­THODE DE L'OB­JET EN MOU­VE­MENT

Elle est ex­trê­me­ment simple et bien connue : elle consiste à se mu­nir d'un ob­jet brillant et à le pas­ser de­vant les yeux du su­jet pas­sif tout en lui fai­sant les sug­ges­tions ha­bi­tuelles. Cet ob­jet peut être un pen­dule, que le su­jet de­vra ob­ser­ver fixe­ment et suivre ses os­cil­la­tions sans que celles-ci ne soient ja­mais brusques et ne pré­sentent ja­mais une in­cli­nai­son su­pré­rieure à 45 de­grés. Mais on peut si on le sou­haite uti­li­ser une lan­terne qui, comme le pen­dule, os­cil­le­ra d'une fa­çon stable et conti­nue. En­fin, on pour­ra aus­si se ser­vir d'une bou­gie ou d'un pe­tit mi­roir.

On in­dui­ra chez le su­jet la no­tion de fa­tigue,

il de­vra res­sen­tir l'alour­dis­se­ment de ses pau­pières et la né­ces­si­ter de se re­po­ser ; pen­dant ce temps, l'ob­jet brillant conti­nue­ra d'os­cil­ler de­vant les yeux du su­jet. Lorsque les yeux du pa­tient se se­ront fer­més, il se trou­ve­ra au seuil de la transe hyp­no­tique et se­ra prêt pour la phase sui­vante.

2 LA MÉ­THODE DU RE­GARD FIXE

Cette mé­thode-ci est éga­le­ment très connue : l'hyp­no­ti­seur doit fixer sans re­lâche le re­gard du su­jet pas­sif. Le pou­voir de fas­ci­na­tion du re­gard existe bel et bien. Ici, le re­gard de l'hyp­no­ti­seur - ac­com­pa­gné des ha­bi­tuelles sug­ges­tions - doit en­traî­ner la fa­tigue du pa­tient jus­qu'à ce que ce­lui-ci soit vain­cu et ame­né au seuil de la transe hyp­no­tique.

Le re­gard doit s'ac­com­pa­gner d'un tibre de voix ferme, non pas im­pé­ra­tif mais suf­fi­sam­ment convain­cant dans la sug­ges­tion. L'hyp­no­ti­seur ré­pète à son pa­tient que ce­lui-ci doit aban­don­ner toutes les ten­sions qui l'ac­com­pagnent, qu'il lui faut se re­laxer puis dor­mir ; il doit le convaincre de se lais­ser al­ler, de cou­per les amarres et de fer­mer les yeux.

Cette tech­nique n'est uti­li­sable que par des per­sonnes ex­pé­ri­men­tées qui ont dé­jà réa­li­sé de nom­breuses hyp­noses. Ce pro­fes­sion­nel, qui a at­teint un bon ni­veau de pra­tique, sait que le pro­blème ne ré­side ni dans le re­gard, ni dans la voix, ni dans la na­ture de l'ob­jet uti­li­sé os­cil­lant de­vant les yeux du su­jet : tout re­pose sur la ca­pa­ci­té du pra­ti­cien à trans­mettre au pa­tient ce be­soin de re­laxa­tion.

Pour ce­la, tout ob­jet - un sty­lo, un mi­roir, sa propre main ou tout ob­jet te­nu au bout des doigts - bran­di et agi­té de­vant les yeux du su­jet peut abou­tir au même ob­jec­tif.

Cer­taines oc­cul­tistes sou­tiennent que la main ten­due et ou­verte de­vant le vi­sage du su­jet trans­met à ce­lui-ci le fa­meux "ma­gné­tisme ani­mal" cher à Mes­mer, et amène la transe hyp­no­tique. Mais il n'en va pas exac­te­ment ain­si : nous sommes ici sur le ter­rain de l'hyp­nose, dans le monde de la psy­cho­lo­gie clas­sique, non dans l'oc­cul­tisme. Il ne s'agit pas de mul­ti­plier les "passes ma­giques" ni de trans­mettre une éner­gie re­laxante... il est ques­tion de sug­gé­rer au su­jet qu'il ras­semble toutes ses ca­pa­ci­tés men­tales pour réus­sir à se dé­faire des ten­sions et des pro­blèmes qui l'énervent et le gardent éveillé.

4 LA TECH­NIQUE DE LA VOIX

Les hyp­no­ti­seurs les plus ex­pé­ri­men­tés pour­ront s'abs­te­nir de tout ce qui pré­cède. Il leur suf­fi­ra sim­ple­ment de pro­cé­der aux sug­ges­tions d'usage afin de pé­né­trer l'es­prit du su­jet. Sans avis préa­lable, l'hyp­no­ti­seur ex­pé­ri­men­té pour­ra entamer avec son pa­tient un dia­logue d'ordre gé­né­ral :

- Comment al­lez-vous ? Comment vous sen­tez-vous ? - Bien, mer­ci. - Ima­gi­nez que vous êtes sur une île pa­ra­di­siaque. La voyez-vous ? Une plage de sable blanc, une eau trans­pa­rente presque sans mou­ve­ment, une at­mo­sphère à la fois se­reine et re­laxante ; une lé­gère brise souffle sur la vé­gé­ta­tion alen­tour, ca­res­sant les arbres in­cli­nés vers la mer, les­quels semblent se re­po­ser...

L'hyp­no­ti­seur vé­ri­fie à ce stade si le su­jet est bien sen­sible aux sug­ges­tions et gé­nère chez lui dif­fé­rentes re­pré­sen­ta­tions vi­suelles. Si tout va bien, l'hyp­no­ti­seur pour­suit le cycle des sug­ges­tions. - Cette am­biance ap­pelle au re­pos, à la re­laxa­tion, à l'in­ac­ti­vi­té. Vous ob­ser­vez ce dé­cor et vous dites : "quelle beau­té !". Vous com­men­cez à res­sen­tir la dé­tente, vous vous fon­dez dans le pay­sage, la fa­tigue s'em­pare pro­gres­si­ve­ment de vous, elle vous gagne tan­dis que ce pay­sage vous ra­vit. Main­te­nant vous n'avez presque plus la force de re­muer vos muscles... Vous n'avez pas be­soin de ces muscles, ils sont si dé­ten­dus que peu vous im­porte ce qui se passe au­tour de vous. Le pay­sage vous en­va­hit, vous êtes le pay­sage, vous n'êtes plus un être dis­so­cié de ce pay­sage mais un de ses élé­ments, aus­si libre qu'une vague, aus­si doux que la brise, aus­si lé­ger que la lu­mière du so­leil qui baigne l'en­droit avec dou­ceur. Vous êtes par­fai­te­ment calme, re­po­sé, vous dor­mez, vous per­dez conscience de vous-même.

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