LA TECH­NIQUE DE L'HYP­NOSE

Il est né­ces­saire de rap­pe­ler que l'hyp­nose pos­sède une charge né­ga­tive, une par­tie obs­cure qui per­met, du­rant la pé­riode d'hyp­nose, d'avoir un su­jet pas­sif à son en­tière dis­po­si­tion. pou­voir sur le su­jet. Il ne s'agit pas sim­ple­ment d'un pou­voir dans le

Mystères Magazines Hors-Série - - Editorial/Sommaire -

Vous de­vez être en me­sure de pé­né­trer les re­coins les plus obs­curs du cer­veau du pa­tient, d'at­teindre le fond de sa per­son­na­li­té. Le su­jet pas­sif se trouve dans un état de to­tale dé­pen­dance, il est sans dé­fense, en­tiè­re­ment entre les mains de l'hyp­no­ti­seur. D'où l'ab­so­lue né­ces­si­té que le thé­ra­peute soit une per­sonne do­tée de so­lides va­leurs, éthiques et mo­rales. De plus, le pa­tient peut re­ce­voir des ordres post-hypnotiques du su­jet ac­tif. Ces ordres peuvent gé­né­rer des ef­fets in­dé­si­rables si le su­jet est ame­né à ac­com­plir des choses que sa conscience ré­prou­ve­rait alors que l'ordre, lui, va res­ter gra­vé dans son in­cons­cient. L'hyp­no­ti­seur dis­pose donc d'un grand

EN­FIN, IL EXISTE UN DER­NIER RISQUE :

cer­taines per­sonnes ont des ten­dances schi­zoïdes qui peuvent les conduire à ne plus faire la dis­tinc­tion entre la réa­li­té, le fan­tasme et le stade hyp­no­tique. Il faut faire preuve d'une ex­trême pru­dence avec ce type de pa­tho­lo­gies men­tales : en pre­mier lieu, on re­fu­se­ra sys­té­ma­ti­que­ment la pra­tique de l'hyp­nose sur toute per­sonne in­stable men­ta­le­ment ou qui souffre de quelque trouble que ce soit en ce do­maine. Mais en outre, on ten­te­ra de pré­voir ce qui pour­rait se pro­duire.

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