COMMENT HYPNOTISER

Mystères Magazines Hors-Série - - Editorial/Sommaire -

Pour com­men­cer, il faut dé­te­nir un mi­ni­mum d'in­for­ma­tions sur la per­sonne que l'on va hypnotiser.

PRE­MIER EN­TRE­TIEN

Ce n'est pas in­dis­pen­sable, mais ce­la reste né­ces­saire. Il est donc sou­hai­table d'avoir eu avec elle un pre­mier en­tre­tien.

On l'in­ter­ro­ge­ra sur les mo­tifs qui la poussent à vou­loir ten­ter une telle ex­pé­rience, qu'en at­tend-elle exac­te­ment, de quelle(s) ma­la­die(s) a-t-elle souf­fert, quel est son état de san­té ac­tuel, est-elle heu­reuse dans sa vie so­ciale et fa­mi­liale, quelles sont ses oc­cu­pa­tions ha­bi­tuelles.

Le but est de dis­po­ser d'un "cadre" con­cer­nant le su­jet, une pre­mière ap- proche, qui peut nous per­mettre de de­vi­ner s'il existe des blo­cages en dif­fé­rents as­pects de sa per­son­na­li­té et nous ga­ran­tir - ou non - que le su­jet est bien apte à su­bir une séance d'hyp­nose. Il faut res­ter ex­trê­me­ment ferme sur ce point : à la moindre ré­serve, ou si votre ins­tinct vous dicte de ne pas y pro­cé­der, aban­don­nez aus­si­tôt. On s'in­for­me­ra éga­le­ment sur la ma­nière dont le su­jet en­vi­sage cette pos­si­bi­li­té d'être hyp­no­ti­sé, et l'on cher­che­ra à sa­voir s'il a dé­jà vé­cu une ex­pé­rience si­mi­laire (hyp­nose ou thé­ra­pie ré­gres­sive). On l'in­ter­ro­ge­ra sur ses convic­tions re­li­gieuses et exis­ten­tielles, car cer­taines per­sonnes ne re­cherchent l'hyp­nose que pour des mo­tifs oc­cultes ou pour re­vivre d'éven­tuelles vies an­té­rieures. Or, n'ou­blions ja­mais que l'hyp­nose est avant tout une thé­ra­pie et une tech­nique de re­laxa­tion. Au mieux, elle nous per­met de ré­gler quelques

pro­blèmes blo­qués dans l'in­cons­cient et nous aide à mieux nous connaître ce qui n'est dé­jà pas rien!

Ce pre­mier en­tre­tien per­met donc d'éta­blir un pont entre hyp­no­ti­seur et pa­tient. Il est en­ten­du qu'on ne par­vien­dra ja­mais à un pro­fond état de re­laxa­tion si le pa­tient n'a pas confiance en l'hyp­no­ti­seur ou s'il le craint.

In­sis­tons sur ce point : Les re­la­tions per­son­nelles et de confiance entre les deux per­sonnes doivent être par­fai­te­ment fluides et sans au­cune

ré­serve sur le plan men­tal. Il est bon qu'elles se connaissent et s'ap­pré­cient, afin que le su­jet pas­sif ne dé­couvre pas tout à coup chez l'hyp­no­ti­seur un élé­ment qui l'ef­fraie ou dé­cré­di­bi­lise ce der­nier.

LE LIEU AP­PRO­PRIÉ

;n fàp­no­ti­seur pro­qes­sion­nel est ca­pagle dbeyer­cer en nbim­porte vuel lieu9 mais de toute é,idence cer­tains en­droits sont plus adaph tés vue dbautres-

On de­man­de­ra au su­jet pas­sif qu'il se dé­tende le plus pos­sible, lais­sant de cô­té le flux du quo­ti­dien, et qu'il se mette dans un état de to­tale dis­po­ni­bi­li­té, sem­blable à un som­meil pro­fond. Il est clair que de telles condi­tions sont ra­re­ment réunies dans une dis­co­thèque ou au beau mi­lieu d'une fête entre amis ! (quoi que ce­la reste éven­tuel­le­ment pos­sible pour un pro­fes­sion­nel ex­pé­ri­men­té). En ce qui vous concerne il s'agit de vos pre­miers pas, les­quels se­ront for­cé­ment hé­si­tants.

On re­cher­che­ra donc, de pré­fé­rence, une pièce bien aé­rée dont la tem­pé­ra­ture am­biante se si­tue­ra au­tour des 20°C - soit une tem­pé­ra­ture neutre, ni fraîche ni chaude, de sorte que le corps ne souffre pas d'éven­tuelles va­ria­tions.

Il ne doit y avoir au­cun autre bruit dans

la pièce que la voix de l'hyp­no­ti­seur, et éven­tuel­le­ment une mu­sique très douce en fond, qui peut ren­for­cer les sug­ges­tions éma­nant de la voix.

EVI­TEZ LA PROXI­MI­TÉ DES EN­FANTS.

Le va­carme et le va-et-vient constant d'un ou plu­sieurs en­fants ne fa­ci­litent pas la concen­tra­tion; au contraire, l'es­prit risque de se dis­per­ser en une foule de di­rec­tions, em­pê­chant la ré­gres­sion de l'état conscient vers l'état in­cons­cient (et en­traî­nant même le contraire !).

SOU­VE­NEZ-VOUS BIEN DE CE­LA :

Pu­cun autre gruit vue le son dbune ,oiy9 ac­com­pa’né si on le souh faite dbune mu­si­vue re­layante-

Pour fa­ci­li­ter la re­laxa­tion du su­jet pas­sif, l'idéal est de le faire as­seoir face à soi et de veiller à ce qu'il se sente par­fai­te­ment à l'aise (il ne doit éprou­ver ni ten­sion, ni dou­leur cor­po­relle ou mus­cu­laire). Ain­si choi­si­ra-t-on par exemple un fau­teuil mu­ni d'un dossier confor­table (la tête du pa­tient doit s'y ap­puyer) ; les bras re­po­se­ront sur des ac­cou­doirs plu­tôt que de res­ter bal­lants ou croi­sés sur le coeur (en rai­son de la pres­sion qu'ils pour­raient exer­cer sur les muscles). Cer­tains hyp­no­ti­seurs pré­fèrent que le su­jet s'étende sur un ca­na­pé ou sur des fau­teuils er­go­no­miques spé­ciaux. À vous de voir. L'im­por­tant est que le pa­tient soit mis dans les meilleures condi­tions pour se dé­tendre.

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