L’IM­POR­TANCE DU TON DE LA VOIX

La voix de l’hyp­no­ti­seur doit donc conser­ver un rythme par­fai­te­ment constant, elle reste calme, pai­sible.

Mystères Magazines Hors-Série - - L'hypnose -

Le but est de sug­gé­rer des états de re­laxa­tion, pas de don­ner des ordres. Le but est de plon­ger un pa­tient dans un pro­fond som­meil, pas dans une si­tua­tion de ten­sion. Bref, on cherche à in­hi­ber un état conscient, pas à mettre la per­sonne en garde.

Comme nous l’avons dit pré­cé­dem­ment, les pre­mières phrases que l’hyp­no­ti­seur doit pro­non­cer au pa­tient qui se met à l’aise ont un ca­rac­tère so­cial :

« Vous sen­tez-vous par­fai­te­ment à l’aise ? », « Vous n’avez au­cune rai­son de craindre quoi que ce soit, vous al­lez pé­né­trer dans un monde d’apai­se­ment, où tout n’est que calme et bon­heur… il vous faut pour ce­la aban­don­ner toutes vos ten­sions.

Ce mo­ment se­ra ex­tra­or­di­naire. Si vous vous sen­tez en­core ten­dus, re­lâ­chez vos muscles en se concen­trant sur cha­cun d’entre eux afin de vé­ri­fier qu’ils sont bien li­bé­rés de toute ten­sion. Si c’était le cas, fi­gu­rez-vous quel­qu’un qui étire cha­cun d’eux, ce qui

vous pro­cure un état de re­laxa­tion comme vous n’en avez ja­mais connu. » Voi­ci pour les phrases pré­li­mi­naires, alors que vous avez com­men­cé à faire os­cil­ler l’élé­ment de fixa­tion de­vant le vi­sage du su­jet. À par­tir de là, on peut se per­mettre de mo­di­fier le ton de la voix pour le rendre plus per­sua­sif.

LORS DE CETTE SONDE PHASE, ON POUR­RA UTI­LI­SER DES PHRASES COMME CELLES-CI :

« Re­gar­dez fixe­ment le pen­dule de­vant vous... Il va et vient, et vos yeux le suivent... Fixer cet ob­jet vous fa­tigue peu à peu, vous com­men­cez à res­sen­tir cette fa­tigue, vos pau­pières aus­si se fa­tiguent, vous n’avez plus en­vie de gar­der les yeux ou­verts ; vous vou­lez vous re­po­ser, vous re­po­ser pro­fon­dé­ment… vos pau­pières s’alour­dissent… Aban­don­nez-vous, fer­mez les yeux, vous êtes très fa­ti­gué, vos pau­pières pèsent de plus en plus lourd, elles se ferment, se ferment

com­plè­te­ment… et les ten­sions dis­pa­raissent de plus en plus. » Ce pro­ces­sus doit du­rer entre 2 et 3 mi­nutes. Lors­qu’on a at­teint l’état re­cher­ché – c’es­tà-dire quand le su­jet a fer­mé les yeux et qu’on a la preuve qu’il est ef­fec­ti­ve­ment plon­gé dans un pro­fond som­meil -, on n’en est pas pour au­tant ar­ri­vé à un état d’hyp­nose. Il faut donc pour­suivre le cycle des sug­ges­tions. ûe pa­tient en­tend tout ce vue ,ous dites et9 dans une ce­rh taine me­sure9 reste conscient de cer­taines cfoses vui se déh roulent au­tour de lui- Dl est qonh da­men­tal vu.' ce mo­ment pré­cis on n.en­tende au­cun gruit mais vue le si­lence ne se pro­lon’e pas non plu­si les pfrases pro­non­cées par l.fàph no­ti­seur per­mettent de main­teh nir le lien9 tout en ap­pro­qon­dis­sant pro’res­si,eh ment l.état de som­meil du su­zet- À par­tir du mo­ment où le su­jet ferme ses pau­pières, on consa­cre­ra au mi­ni­mum une mi­nute à des sug­ges­tions ver­bales d’ordre gé­né­ral : « Vous êtes à pré­sent dans un état de som­meil pro­fond, vous vous sen­tez fa­bu­leu­se­ment bien, comme si vous étiez dans l’eau et que vous plon­giez dou­ce­ment vers les pro­fon­deurs… vous n’avez plus en­vie de rien maî­tri­ser, seule­ment res­ter dans cet océan de bien-être ab­so­lu, tan­dis que des ondes douces ca­ressent vos che­veux et votre corps. Vous êtes dé­ten­du comme vous ne l’avez ja­mais été… vous êtes dé­bar­ras­sé de tout, de moi, du monde, vous en­trez dans une nou­velle di­men­sion, faite de paix et de tran­quilli­té… ». C’est alors qu’il fau­dra faire le test dé­jà men­tion­né au cours de l’étape de pré-hyp­nose. On se conten­te­ra pour ce­la de sai­sir le poi­gnet de la per­sonne, de le dres­ser un peu avant de le lais­ser re­tom­ber : la main doit re­tom­ber sans mon­trer la moindre ré­sis­tance, comme si elle était les­tée de plomb.

ON PRO­NON­CE­RA ALORS LES PHRASES SUI­VANTES :

« Le sable est chaud, l’eau tiède et douce, le so­leil agréable, la brise ra­fraî­chis­sante mais lé­gère… Est-ce que vous êtes bien ? Le su­jet doit lo­gi­que­ment ten­ter de ré­pondre, mais en même temps il doit réa­li­ser que sa conscience ne lui obéit plus. C’est le meilleur in­dice qu’il est par­ve­nu au seuil maxi­mal de re­laxa­tion pré-hyp­no­tique.

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