La cor­niche d’or

A l’ombre de Cannes et de Man­de­lieu, Théoule-sur-Mer dé­roule une exis­tence se­reine. La com­mune dé­nombre quatre ports et pos­sède un en­vi­ron­ne­ment ter­restre et ma­ri­time d’ex­cep­tion au pied du mas­sif de l’Esterel.

Neptune Yachting Moteur - - Spécial Côte d’Azur - Texte An­toine Ber­te­loot- Pho­tos Jé­rôme Ke­la­go­pian et Mi­chel Lui­zet

Théoule-sur-Mer est le spot pré­fé­ré des pho­to­graphes de mer, lors­qu’ils doivent prendre des cli­chés de ba­teaux (pour les es­sais de Nep­tune par exemple). La phrase consa­crée est alors «On va vers les Roches rouges» ! tant le dé­cor des col­lines de por­phyre ocre, le vert du ma­quis pro­ven­çal et le bleu de la Mé­di­ter­ra­née com­posent un ta­bleau unique, jouant avec la lu­mière évo­luant avec la courbe du so­leil. Théoule est la com­mune la plus à l’ouest de la baie de la Na­poule, et son ter­ri­toire qui court sur 1 000 hec­tares compte quatre ports de plai­sance d’une ca­pa­ci­té de 1 000 places : le port de la Rague, ce­lui de Théoule-sur-Mer, Port La Ga­lère, et le port de la Fi­guei­rette. Entre ces quatre ponc­tua­tions, la côte dé­cou­pée

offre de nom­breux mouillages, pour quelques heures ou une nuit pour les plus abri­tés.

Le beau mouillage des Ai­guilles

Le lit­to­ral de Théoule s’étend du port de la Rague à l’est jus­qu’à la pointe des Trayas à l’ouest qui ferme la baie de la Fi­guei­rette, et qui marque géo­gra­phi­que­ment la frontière entre le Var et les Alpes-Ma­ri­times. Les meilleurs mouillages se si­tuent entre le port de la Rague et la pointe des Ai­guilles. Les grands yachts y sta­tionnent ré­gu­liè­re­ment, face à la plage du Su­vet alors que les yachts de taille rai­son­nable choi­si­ront la proxi­mi­té de la pointe des Ai­guilles et ses pe­tites plages. Ré­cem­ment, la mu­ni­ci­pa­li­té a en­tiè­re­ment ré­no­vé le che­min lit­to­ral qui conduit aux plages et re­nou­ve­lé les conces­sions des bars et res- tau­rants dé­sor­mais moins nom­breux et plus ac­cueillants, dont une at­tri­buée à Pas­cal le pê­cheur, le der­nier de Théoule. En pour­sui­vant vers l’ouest après la pointe Saint Marc, l’éton­nant Port La Ga­lère pro­pose 169 an­neaux. Port La Ga­lère est né au mi­lieu des an­nées 1960, in­té­gré à un en­semble d’im­meubles comp­tant 400 ap­par­te­ments de luxe sur un front de mer de 25 hec­tares. Le port était à l’ori­gine des­ti­né aux pro­prié­taires

des ap­par­te­ments, ce qui est tou­jours le cas, mais évo­luant vers des amo­dia­tions à des plai­san­ciers non pro­prié­taires dans la ré­si­dence (20% du parc). Les seules places de pas­sa­gers dis­po­nibles sont celles des pro­prié­taires par­tis na­vi­guer, mais, se­lon le maître de port, c’est chose fré­quente en été. Le 31 dé­cembre 2018 mar­que­ra la fin des amo­dia­tions et la ges­tion du port re­vien­dra à la mai­rie de Théoule qui dé­ci­de­ra de son ave­nir.

Une côte sau­vage et dé­cou­pée

De Port La Ga­lère à la pointe de l’Es­quillon, la côte s’al­longe en une longue baie re­la­ti­ve­ment peu ur­ba­ni­sée qui laisse les hautes col­lines de l’Esterel en toile de fond, avec, en s’ap­pro­chant pru­dem­ment du bord, quelques beaux mouillages iso­lés et peu fré­quen­tés. La baie de la Fi­guei­rette offre un trait de côte très dé­cou­pé, ponc­tué de pe­tites criques sou­vent peu ac­ces­sibles à l’ex­cep­tion de celle si­tuée der­rière la pointe Notre-Dame, sur­plom­bée de somp­tueuses vil­las les pieds dans l’eau. Le port de la Fi­guei­rette est comme on aime, une ca­pa­ci­té de

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Le port de la Fi­guei­rette, le plus à l’ouest des Alpes Ma­ri­times, dis­pose de 232 an­neaux dans un su­perbe en­vi­ron­ne­ment.

Le port de Théoule a une ca­pa­ci­té de 132 places au coeur de la ville.

La cor­niche d’Or abrite de somp­tueuses vil­las les pieds dans l’eau.

Port La Ga­lère et ses éton­nantes construc­tions est un port à ges­tion pri­vée.

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