MA­RI­TI­MO M59 “Trop fort n’a ja­mais man­qué”

La nou­velle ve­dette du chan­tier aus­tra­lien ne dé­roge pas à la règle de qua­li­té ex­trême, propre à Ma­ri­ti­mo de­puis sa créa­tion. Lors du convoyage de Gênes à Mo­na­co, nous avons pu ap­pré­cier les ap­ti­tudes de sa ca­rène et sur­tout le bien-fon­dé de ses amé­na­geme

Neptune Yachting Moteur - - Essai - Texte Nor­bert Con­chin - Pho­tos l’au­teur et DR

La nou­veau­té chez Ma­ri­ti­mo cette an­née lors du Cannes Yachting Fes­ti­val, est, en avant-pre­mière eu­ro­péenne, cette M59 im­por­tée par Spen­cer­ship. Cette ve­dette est re­pré­sen­ta­tive du mi­lieu de gamme de l’éven­tail des ver­sions à fly­bridge fer­mé, de 51 à 70’, du chan­tier de la côte est aus­tra­lienne. L’autre ca­rac­té­ris­tique, on la re­marque tout de suite en mon­tant à bord : c’est la qua­li­té et le large échan­tillon­nage des équi­pe­ments. Tout est bien di­men­sion­né, à l’image des ta­quets d’amar­rage qui ont ser­vi d’an­crage aux sai­sines pen­dant le trans­port de­puis l’Aus­tra­lie. De la cale mo­teur jus­qu’au fly, par­tout où se pose le re­gard, la fi­ni­tion est d’un très haut ni­veau. Les ma­té­riaux sont de la meilleure fac­ture, et tout est ajus­té avec pré­ci­sion et so­li­di­té. Rien ne vibre, même après avoir dé­mar­ré les deux Vol­vo D13 de 850 ch, ou le groupe Onan de 17 kW, dis­po­sés dans une soute tech­nique d’une pro­pre­té cli­nique.

Des na­vi­ga­tions mus­clées

Il faut pré­ci­ser que les condi­tions de navigation sur la côte d’Or, entre le Queens­land et la grande bar­rière de co­rail, sont plus que sé­rieuses. La marque met un point d’hon­neur à re­ven­di­quer son ap­ti­tude à ces croisières hau­tu­rières mus­clées et met les moyens en termes d’ef­fi­ca­ci­té de la ca­rène, de fonc­tion­na­li­té des équi­pe­ments, du sou­ci des dé­tails et du confort pour y par­ve­nir. Le chan­tier pos­sède un dé­par­te­ment ra­cing off­shore, vé­ri­table la­bo­ra­toire d’es­sais qui par­ti­cipe à la mise au point de nom­breuses so­lu­tions tech­niques et mé­ca­niques. Pour notre part, nous nous conten­te­rons d’un convoyage entre Gênes et Mo­na­co par très belle mer, un peu trop plate à notre goût. Nous ne ces­se­rons de re­cher­cher le sillage des ba­teaux croi­sés afin de vé­ri­fier ce que l’on pressent na­tu­rel­le­ment à bord, cette ca­pa­ci­té de fran­chis­se­ment et ce sen­ti­ment de puissance tran­quille. Mais avant tout, l’at­trait de ce type de mo­dèle est bien sûr l’es­ca­lier in­té­rieur qui com­plète idéa­le­ment la ti­mo­ne­rie de fly fer­mé. Pla­cé de­vant le van­tail gauche de la baie ou­vrante sur le cock­pit, il ne prend que peu de place mais au­to­rise la mon­tée sur

«Trop fort n‘a ja­mais man­qué» : ex­pres­sion de ma­rine si­gni­fiant qu’un équi­pe­ment sur­di­men­sion­né est da­van­tage sé­cu­ri­sant.

Up­tat nisl irius­ti onul­la ac­cum iril utat. Bo­rem nul­laore mo­lo­rem el et iu­rem zz­ri­lit lo­bore do­lor­tie do­lup­ta ti­nibh ea aut num deles La vi­si­bi­li­té sur le plan d’eau est ex­cel­lente de­puis le car­ré. L’es­ca­lier à l’in­té­rieur est un vrai plus en navigation.

Le confort du pi­lo­thouse est stu­pé­fiant. Pas de fa­tigue res­sen­tie. Mieux, on ar­rive même à se re­po­ser pen­dant les longues na­vi­ga­tions.

Le sys­tème de di­rec­tion très di­rect est conçu et fa­bri­qué mai­son. A l’image du ba­teau, il offre une sé­ré­ni­té ma­rine fort ap­pré­ciable.

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