La sé­cu­ri­té, tête de gon­dole de la bro­cante de la Pi­nède

Avec la créa­tion du mar­ché do­mi­ni­cal sur le site de Juan-les-Pins, les me­sures veillant à la pro­tec­tion des ma­ni­fes­ta­tions pu­bliques ont été évo­quées. Quid de l’été ?

Nice-Matin (Antibes / Juan-les-Pins) - - Antibes-juan-les-pins - MAR­GOT DASQUE mdasque@ni­ce­ma­tin.fr

Que les écu­reuils de la Pi­nède-Gould se ras­surent : la bro­cante qui se tient de­puis le pre­mier di­manche de mai sous leurs pe­tites pattes n’est pas prête de fer­mer bou­tique. Lors de la séance du conseil mu­ni­ci­pal, hier, les élus ont ap­prou­vé la créa­tion du mar­ché sur le site de Juan-les-Pins. Ain­si, jus­qu’au der­nier di­manche de sep­tembre, vingt stands plan­te­ront leurs étals le long de l’al­lée prin­ci­pale. Une oc­cu­pa­tion du do­maine pu­blique qui se pé­ren­nise et n’a pas tar­dé à faire ré­agir Tan­guy Cor­nec. Si l’élu Front na­tio­nal, se dit fa­vo­rable à cette ini­tia­tive, il sou­haite évo­quer quelques « in­ter­ro­ga­tions » au su­jet de la « sé­cu­ri­té »:« Nous re­gar­dons avec ef­froi la com­mune voi­sine de Val­lau­ris aban­don­ner la plu­part de ses ma­ni­fes­ta­tions cultu­relles pour cause de sé­cu­ri­té in­suf­fi­sante ou parce que les frais in­hé­rents sont trop lourds pour les or­ga­ni­sa­teurs. »

« Nous ne re­non­ce­rons à au­cune manifestation »

Face à ce constat, l’élu d’op­po­si­tion es­time que la si­tua­tion ac­tuelle « jus­ti­fie l’em­bauche de po­li­ciers mu­ni­ci­paux sup­plé­men­taires ». Mi­cro ou­vert, il n’hé­site pas à faire ré­fé­rence au mou­ve­ment de pa­nique qui a tou­ché Juan-les-Pins en août der­nier : « Évé­ne­ment dont vous n’avez ja­mais pu dé­ter­mi­ner la res­pon­sa­bi­li­té hu­maine. Vous nous avez bien ex­pli­qué le fonc­tion­ne­ment d’une voi­ture de sport, mais pas les identités des conduc­teurs. » Lé­ger brou­ha­ha dans l’as­sem­blée. « Qu’en est-il de la sé­cu­ri­té de cette manifestation et de toutes les autres ? » Jean Leo­net­ti re­prend la main : « Comme d’ha­bi­tude, vous sor­tez du su­jet, mais c’est la pé­riode. Si vous ne le faites pas main­te­nant, quand est-ce que vous le fe­rez ? » Après avoir rap­pe­lé la qua­li­té de « jar­din d’agré­ment» de la Pi­nède ain­si que ses fu­turs amé­na­ge­ments mis en place «dès l’au­tomne », le pre­mier ma­gis­trat a sou­li­gné un chiffre. Ce­lui de l’in­ves­tis­se­ment con­cer­nant no­tam­ment la « sé­cu­ri­sa­tion » : « Nous au­rons in­ves­ti deux mil­lions d’eu­ros en 2017 pour » la sta­tion bal­néaire. Ce­ci étant fait, il joue de la com­pa­rai­son : « Avec nos dix po­li­ciers sup­plé­men­taires, nous avons donc plus de po­li­ciers au nombre d’ha­bi­tants que nos villes voi­sines. Et plus qu’à Fré­jus, qui est pro­ba­ble­ment le mo­dèle de sé­cu­ri­té au­quel vous pen­sez. » Et le maire d’ap­puyer son idée avec les moyens dé­ployés « équi­va­lents sur An­tibes et Juanles-Pins ». Face à la sai­son es­ti­vale qui en est à ses pre­miers pas, il rap­pelle la pré­sence à ve­nir du tra­di­tion­nel « poste de sur­veillance po­li­cière» aux abords de la pi­nède ain­si que celle des forces de l’opé­ra­tion Sen­ti­nelle « qui se pour­suit sur les deux coeurs de ville ». Avant de conclure, le pre­mier édile tran­quillise l’élu d’op­po­si­tion : « Ne vous in­quié­tez pas. » Avant d’af­fir­mer haut et fort : « Nous ne re­non­ce­rons à au­cune manifestation. Toutes celles pré­vues se­ront main­te­nues. » Bref, show must go on…

Tan­guy Cor­nec, élu d’op­po­si­tion Front na­tio­nal, a ques­tion­né le maire Jean Leo­net­ti sur les me­sures sé­cu­ri­taires prises pour les ma­ni­fes­ta­tions es­ti­vales. (Photos Jean-Sé­bas­tien Gi­no-An­to­mar­chi)

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