Bac : “Les men­ta­li­tés sont prêtes”

Nice-Matin (Antibes / Juan-les-Pins) - - Face À La Rédaction -

ma­jeures, c’est la meilleure ma­nière d’en­vi­sa­ger les choses.

L’écri­ture in­clu­sive, une mau­vaise idée pour de bonnes rai­sons ?

L’écri­ture in­clu­sive est une vo­lon­té d’éta­blir une ré­ponse à une pro­blé­ma­tique éga­li­taire. Le dé­bat est pas­sion­né. Notre mi­nistre s’est plu­tôt pro­non­cé en sa dé­fa­veur. Pour s’ex­pri­mer, on a deux forces sym­bo­liques, les images et la langue. Je crois que les pro­blé­ma­tiques d’éga­li­té sont avant tout por­tées par nos re­pré­sen­ta­tions en termes d’images et pas par la langue. La fi­na­li­té de la com­pré­hen­sion en se­rait-elle amé­lio­rée ? L’écri­ture in­clu­sive est un en­jeu po­li­tique, mais c’est avant tout l’ob­jec­tif de la com­pré­hen­sion qu’il faut pou­voir at­teindre.

La mé­thode Sin­ga­pour, pour l’en­sei­gne­ment des maths, est ex­pé­ri­men­tée dans le dé­par­te­ment. Quels sont les ré­sul­tats ?

Le prin­cipe de la mé­thode est d’être dans une ma­té­ria­li­sa­tion des ma­thé­ma­tiques. Ce­la ne per­met pas d’ap­prendre plus vite les maths, c’est une autre ma­nière d’en­vi­sa­ger la lo­gique men­tale. Ce­la pro­duit de très bons ré­sul­tats, du­rables. On voit que c’est une mé­thode qui ne peut être mé­ca­ni­que­ment ap­pli­quée par­tout. Il faut y être for­mé, mais ce­la peut être un des ob­jec­tifs à at­teindre si on veut re­mon­ter dans les clas­se­ments au ni­veau fran­çais.

Com­bien d’éta­blis­se­ments concer­nés ?

Au­jourd’hui, trois éta­blis­se­ments dans les Al­pesMa­ri­times avec deux classes cha­cun. Mille cinq cents classes l’ex­pé­ri­mentent en France. L’école de Val­lau­ris a dé­sor­mais un an d’ex­pé­rience.

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