« Ne pas les res­pec­ter »

(ex-Nice) a bat­tu le Pa­ris Saint-Ger­main avec Stras­bourg cette sai­son. Il ra­conte

Nice-Matin (Antibes / Juan-les-Pins) - - Sports - VINCENT MENICHINI

Le 3 dé­cembre 2017, Sté­phane Ba­ho­ken of­frait la vic­toire (2-1) à Stras­bourg face au Pa­ris Saint-Ger­main. Quelques mois plus tard, en fé­vrier, l’an­cien at­ta­quant ni­çois cla­quait au Parc des Princes mais, cette fois, le Ra­cing avait fi­ni par prendre une vo­lée (dé­faite 5-2). Alors qu’il vient d’être ap­pe­lé pour la pre­mière fois de sa car­rière en sé­lec­tion du Ca­me­roun à 25 ans, “Ba­ho” donne quelques tuyaux pour em­bê­ter le PSG. « Avant toute chose, il ne faut pas les res­pec­ter, si­non, le ta­rif c’est 3-0 mi­ni­mum... »

Alors, c’est quoi la re­cette pour battre le PSG cette sai­son ? Il faut être en­semble, dé­fendre à onze et ne faire au­cune er­reur, mais vrai­ment au­cune. On avait réus­si à maxi­mi­ser chaque mo­ment dans le camp pa­ri­sien. A l’ar­ri­vée, on a frap­pé deux fois et mis deux buts. Eux ont ti­ré  fois, un re­cord cette sai­son, mais Ka­ma­ra, notre gar­dien, a réa­li­sé un grand match. Si tu n’es pas au top dans tous les sec­teurs, (e c’est mis­sion im­pos­sible.

C’est vous qui don­nez la vic­toire au Ra­cing...

Un mo­ment in­tense de ma car­rière. Au fil de la ren­contre, je sen­tais que Pa­ris n’était pas si se­rein que ça et qu’il y al­lait avoir la place dans le dos de la dé­fense, no­tam­ment entre Kim­pembe et Ber­chiche. Le PSG aime avoir une pos­ses­sion haute. A la ré­cu­pé­ra­tion, on avait pré­vu d’al­ler très vite vers l’avant avec Nu­no (da Cos­ta), Mar­tin (Ter­rier) et moi.

Vous y croyiez avant le match, vrai­ment ?

On n’avait rien à perdre, on était li­bé­ré. La preuve, c’est la seule fois de la sai­son où l’on n’a pas fait de séance vi­déo. On avait bien tra­vaillé tac­ti­que­ment pen­dant la se­maine. Pa­ris, tout le monde connaît. On s’est don­né à fond pour ne rien re­gret­ter. C’était notre am­bi­tion pre­mière.

« Le pu­blic nous a per­mis de ne pas lâ­cher »

Il faut mettre de l’in­ten­si­té dans les duels, aus­si ? Bien sûr... Ce sont des joueurs qui n’aiment pas se faire bou­ger. Du coup, on ne s’est pas fait prier pour leur ren­trer de­dans. Il ne faut pas cal­cu­ler, ni mettre de pin­cettes parce qu’en face, il y a un­tel ou un­tel. Il ne faut pas les res­pec­ter, si­non, le ta­rif c’est - mi­ni­mum...

Le pu­blic de la Mei­nau avait été d’un pré­cieux sou­tien...

Il fut es­sen­tiel, même. Quand vous cour­rez dans le vide pen­dant de longues sé­quences, ça se joue au men­tal. Le pu­blic nous a per­mis de ne pas lâ­cher. Ce­lui de l’Al­lianz sait y faire. Le stade se­ra plein, cette fois. Et, en plus, Ney­mar ne se­ra pas là...

Nice peut-il le faire ?

Ba­lo­tel­li se­ra là ?

En prin­cipe...

Ça change tout... Les dé­fen­seurs le craignent. Il y a aus­si Plea. Nice au­ra des oc­ca­sions. Al­lez, je vais dire - pour le Gym. En vi­site à Nice, l’am­bas­sa­deur du Bré­sil en France, Pau­lo C. de Oli­vei­ra Cam­pos a ren­con­tré les deux Bré­si­liens de l’OGC Nice, Dante et Mar­lon, à la CCI Côte d’Azur en pré­sence de son pré­sident Jean-Pierre Sa­va­ri­no.

En dé­cembre, Sté­phane Ba­ho­ken (N.), bu­teur, a fait chu­ter le PSG pour la pre­mière fois de la sai­son en Ligue . Seul Lyon l’a fait de­puis. (Pho­to AFP)

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