Enis Sli­ti (REM): «Nous avons une stra­té­gie de conquête »

Nice-Matin (Cagnes / Vence / Saint-Laurent / Carros) - - Côte D’azur - TH. P.

Enis Sli­ti est le nou­veau ré­fé­rent de La Ré­pu­blique en marche ! dans les Alpes-Ma­ri­times. De ma­nière in­té­ri­maire pour l’ins­tant, en at­ten­dant que ce choix de­vienne sans doute dé­fi­ni­tif dé­but oc­tobre. Ce jeune Can­nois de 34 ans suc­cède à Richard Per­rin qui avait pris la tête du mou­ve­ment fin 2016. Ses nou­velles obli­ga­tions pro­fes­sion­nelles, a in­di­qué ce der­nier, ne lui «per­mettent plus d’as­su­rer cette mis­sion avec toute l’éner­gie sou­hai­tée ». Il au­ra néan­moins connu la sa­tis­fac­tion de voir trois dé­pu­tés REM (Alexan­dra Va­let­taAr­dis­son, Cédric Rous­sel et Loïc Dom­bre­val) élus en juin dans les Alpes-Ma­ri­times.

Un choix pa­ri­sien

Enis Sli­ti, mar­cheur can­nois de la pre­mière heure, était dé­jà membre du co­mi­té dé­par­te­men­tal, en charge des fi­nances et de la lo­gis­tique, lors de la pré­si­den­tielle. Pas­sé no­tam­ment par l’école de com­merce Ske­ma, il a étu­dié la ges­tion pu­blique. Il est au­jourd’hui contrô­leur de ges­tion à l’hô­pi­tal de Cannes. Ce sont les ins­tances na­tio­nales qui l’ont choi­si et qui de­vraient l’ins­tal­ler de fa­çon pé­renne comme ré­fé­rent ma­ral­pin. Pas d’élec­tion des di­ri­geants lo­caux à En marche !, en ef­fet. Ce fonc­tion­ne­ment prête le flanc à l’iro­nie des autres par­tis, voire à la grogne de cer­tains mar­cheurs, mais Enis Sli­ti le dé­fend sans états d’âme : « Nous avons eu une conven­tion na­tio­nale en juillet et nos adhé­rents ont va­li­dé à une écra­sante ma­jo­ri­té ce prin­cipe de dé­si­gna­tion, per­çu comme une fa­çon plus mo­derne de faire de la po­li­tique, quand les élections lo­cales donnent sou­vent nais­sance à des ba­ron­nies. Notre sou­ci est d’al­ler vite, d’être ef­fi­caces, les ré­fé­rents dé­par­te­men­taux étant d’abord consi­dé­rés comme des re­lais, des rouages tech­niques ayant l’ADN du mou­ve­ment pour en dif­fu­ser les consignes. » La Ré­pu­blique en marche ! dans les Alpes-Ma­ri­times, ce sont dé­sor­mais 7 500 adhé­rents (qui ne versent au­cune co­ti­sa­tion). Le nou­veau ré­fé­rent azu­réen s’est fixé deux ob­jec­tifs prin­ci­paux : la mul­ti­pli­ca­tion des comités lo­caux d’abord, son am­bi­tion étant de dou­bler d’ici un an la tren­taine qui existe dé­jà. Et « la conquête de nou­veaux ter­ri­toires po­li­tiques». Lors des eu­ro­péennes de 2019,

« qui se­ront pré­cé­dées par une grande marche eu­ro­péenne qui mo­bi­li­se­ra les citoyens », puis des mu­ni­ci­pales de 2020 où REM as­pire à

« pré­sen­ter des listes par­tout où elle le pour­ra », ce qui né­ces­site d’iden­ti­fier de nou­veaux ta­lents. « Nous avons une stra­té­gie de conquête. Nous vou­lons as­seoir notre an­crage lo­cal et ne pas être seule­ment un par­ti pa­ri­sien », sou­ligne Enis Sli­ti.

« Des ef­forts »

In­ter­ro­gé sur le désa­mour en­vers Ma­cron dans les son­dages, il note que «le chef de l’Etat res­pecte à la lettre ses pro­messes de cam­pagne. Mais quand on touche au so­cial, c’est tou­jours sen­sible. Il doit ex­pli­quer qu’il faut une trans­for­ma­tion de notre so­cié­té, qui don­ne­ra des sa­tis­fac­tions mais exi­ge­ra aus­si des ef­forts».

(DR)

Enis Sli­ti: «Nous vou­lons as­seoir notre an­crage lo­cal.»

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