Les berges du Dé­fous­sat sé­cu­ri­sées

En­ro­che­ment, ins­tal­la­tion de glis­sières en bois... les tra­vaux de sé­cu­ri­sa­tion du che­min qui sé­pare la com­mune de St-Paul-de-Vence dé­butent lun­di. Un chan­tier de 100 000 eu­ros

Nice-Matin (Cagnes / Vence / Saint-Laurent / Carros) - - La Une - M. T.

Bi­tume gri­gno­té par l’usure et le temps, chaus­sée ré­duite, val­lon obs­trué par le manque d’en­tre­tien et les plantes in­va­sives (lire par ailleurs), tout ce­la n’est bien­tôt plus qu’un mau­vais sou­ve­nir che­min du Dé­fous­sat, ce val­lon qui sé­pare La Colle-surLoup de Saint-Paul-de-Vence. A par­tir de lun­di pro­chain dé­butent les tra­vaux de conso­li­da­tion des berges, de­puis l’in­ter­sec­tion avec le che­min de la Rou­guière, sur une lon­gueur de 70 mètres. Des tra­vaux qui se heurtent à plu­sieurs contraintes en­vi­ron­ne­men­tales dic­tées par la DDTM (di­rec­tion dé­par­te­men­tale des ter­ri­toires et de la mer, ex-DDE).

« Nous al­lons dis­quer l’enrobé pour éga­li­ser, avant de pro­cé­der à l’en­ro­che­ment de la berge. Nous al­lons al­ler un pe­tit peu plus bas que le ni­veau de l’eau. Pour plus de sé­cu­ri­té et pour évi­ter que les voi­tures ne tombent dans l’eau, des glis­sières en bois se­ront ins­tal­lées » ex­plique Vincent Ia­co­lare, di­rec­teur de Ta­ma, la so­cié­té char­gée des tra­vaux, aux ri­ve­rains et élus réunis sur site à l’in­vi­ta­tion de la mu­ni­ci­pa­li­té.

« Si vous ne faîtes pas ça ra­pi­de­ment, un jour vous n’au­rez plus de chaus­sée » ajoute Phi­lippe Re­nau­di, pré­sident de Ta­ma. « Pour­quoi ne pas re­cou­vrir le val­lon comme ça s’est fait ailleurs? » s’in­ter­rogent des ri­ve­rains.

« Dans ce val­lon il y a une faune et une flore à pré­ser­ver. Si nous ne res­pec­tons pas ce­ci c’est le tri­bu­nal pé­nal as­su­ré » ex­plique Yves Du­rand, ad­joint du maire dé­lé­gué aux tra­vaux.

« Ça s’est fait ailleurs au­tre­fois mais au­jourd’hui, avec les pro­blèmes d’inon­da­tion, vous n’avez plus le droit de cou­vrir, ar­gu­mente le maire Jean-Ber­nard Mion. Avant La Col­le­sur-Loup comp­tait 3000 ha­bi­tants. Au­jourd’hui nous sommes 8000. Or on a bé­ton­né, ce qui a im­per­méa­bi­li­sé les terres, et vous avez pour­tant le même ruis­seau qu’il y a 30 ans ». « Pour les voi­tures c’est mieux. Dans les an­nées 90, on en a re­pê­chées un pa­quet là-de­dans. Mais ça ne nous pro­té­ge­ra pas en cas d’inon­da­tions » re­grette un ri­ve­rain.

Sur une seule voie pen­dant les tra­vaux

Pen­dant les tra­vaux, qui s’achè­ve­ront en fé­vrier 2018, la por­tion de route concer­née par les tra­vaux (du che­min de la Rou­guière au che­min Saint-Etienne) se­ra en sens unique dans le sens des­cen­dant.

« Une fois les tra­vaux fi­nis, et quand il y au­ra les glis­sières en bois, je vais pou­voir me pro­me­ner ici avec mes pe­tits en­fants sans avoir peur qu’ils ne tombent dans l’eau » se ré­jouit Georges, un ha­bi­tant du quar­tier. D’autres, comme Jean-Louis, aiment que l’as­pect sau­vage du lieu soit conser­vé : « de la ver­dure c’est mieux que du tout bé­ton. Si­non vous ne ver­rez plus les li­bel­lules et les pa­pillons ».

« Ce se­ra plus propre » concède Jé­rôme.

« Mais ça se­rait bien que les pro­prié­taires de Saint-Paul-de-Vence en­tre­tiennent leur cô­té du val­lon » in­siste le pré­sident du co­mi­té de quar­tier du Dé­fous­sat Jean Gouix. Pour ces tra­vaux, dont le coût s’élève à 100 000 eu­ros, la com­mune a bé­né­fi­cié d’une do­ta­tion can­to­nale de 40 000 eu­ros.

(Pho­to M. T.)

Le bi­tume, qui ja­dis s’éten­dait jus­qu’au ni­veau du mu­ret (au centre de la pho­to), a été gri­gno­té par l’usure.

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