ASM : ho­ri­zon dé­ga­gé

Avec un ca­len­drier plus al­lé­gé que ses concur­rents di­rects dans la course à la deuxième place, Mo­na­co peut ter­mi­ner dau­phin du PSG. A condi­tion de gar­der le rythme

Nice-Matin (Cagnes / Vence / Saint-Laurent / Carros) - - SPORTS - FA­BIEN PI­GALLE

Comme dit l’adage : après la pluie vient le beau temps. Et force est de consta­ter qu’après la tem­pête du mois de jan­vier, le ca­len­drier se montre bien plus clé­ment pour les Mo­né­gasques qui n’au­ront plus qu’à af­fron­ter d’ici la fin de sai­son le PSG à Pa­ris. Seul “gros” en­core au me­nu.

« Au­jourd’hui, on est de­vant, mais ça ne veut rien dire. Le pro­chain match contre Di­jon (de­main 20h45, ndlr) est très im­por­tant. En cas de vic­toire nous conser­ve­rions cette deuxième place », avouait Leo­nar­do Jar­dim qui a ré­fu­té la thèse du ca­len­drier plus fa­vo­rable de son équipe en com­pa­rai­son de ceux de l’OM et l’OL.

« Je ne crois pas en un ca­len­drier plus fa­cile. Ce qui compte, c’est le ter­rain. Au même titre que tu n’es pas sûr de perdre des points contre les grandes équipes, tu n’es pas cer­tain d’en ga­gner contre les “pe­tits”», a-t-il in­sis­té avant de faire re­mar­quer que dans le foot, tout pou­vait très vite chan­ger. « Sou­ve­nez-vous, il y a trois se­maines, on di­sait que Lyon et Mar­seille étaient mieux ar­més que Mo­na­co pour fi­nir deuxième. Et main­te­nant, tout au­rait chan­gé d’un coup ? Non .... Ce qui compte, c’est notre tra­vail et nos ob­jec­tifs. Il ne faut pas perdre ça de vue. Nous sommes dans une pé­riode po­si­tive, les joueurs qui sont ar­ri­vés se sont adap­tés et l’équipe a pro­gres­sé. »

« Ce match contre Lyon où l’on re­vient au score pour l’em­por­ter nous a fait du bien men­ta­le­ment », as­su­rait pour sa part You­ri Tie­le­mans. Ti­tu­laire contre l’OL puis à An­gers, le mi­lieu belge en­chaîne les bonnes pres­ta­tions et de­vrait être re­con­duit dans le onze de­main soir contre Di­jon.

Après An­gers, c’est au­tour des hommes d’Oli­vier Dall’Oglio, 12es de L1 de dé­fier Mo­na­co, au Louis-II cette fois. Rien d’in­sur­mon­table pour l’ASM, mais la pru­dence est de mise. « J’ai in­vi­té les joueurs à se sou­ve­nir de la sai­son der­nière. C’était un match très dif­fi­cile, on l’a em­por­té grâce à deux coups de pied ar­rê­tés de Fal­cao qui était en­tré en jeu. On au­ra en­core des dif­fi­cul­tés. Les matches fa­ciles n’existent pas, mar­te­lait Jar­dim. Tous les clubs ont des ob­jec­tifs à at­teindre : jouer l’eu­rope, se main­te­nir, sor­tir de la re­lé­ga­tion etc. On n’est ja­mais sûr de prendre trois points ». For­cé­ment, face à Di­jon, la pres­sion de de­voir dis­pu­ter une grande af­fiche se­ra ab­sente et il pour­rait être com­pli­qué de mo­ti­ver les troupes. « Pas du tout, as­sure Tie­le­mans avant de pour­suivre. On connaît nos ob­jec­tifs et ça passe par ga­gner tous les matches. Ce n’est donc pas du tout dif­fi­cile de trou­ver une source de mo­ti­va­tion pour af­fron­ter Di­jon. Tout le monde se­ra à fond » .

« On a plus de temps pour tra­vailler»

Avec un match par se­maine, les Mo­né­gasques ont pu re­char­ger les bat­te­ries. Reste à trou­ver l’équi­libre pour que la dy­na­mique de 10 matches sans dé­faites en L1 ne soit pas per­tur­bée.

« C’est cer­tain qu’on a plus de temps pour tra­vailler, nous ré­cu­pé­rons mieux aus­si. Tout ça re­donne de l’éner­gie. Mais ce n’est pas parce qu’on n’a qu’une ren­contre par se­maine qu’on joue for­cé­ment mieux,

re­la­ti­vise le coach por­tu­gais. Il n’y a pas de règle. Car il ne faut pas ou­blier la no­tion de rythme. On a beau avoir de l’éner­gie, si on perd le rythme, ce n’est pas bon, et donc il vaut mieux jouer tous les trois jours ».

Un match par se­maine, est-ce vrai­ment mieux ?

«C’est à double tran­chant », sou­li­gnait Tie­le­mans. Mais ce­la laisse au moins le temps à l’in­fir­me­rie de se vi­der.

(Pho­to AFP)

Tho­mas Le­mar de­vrait dé­bu­ter contre Di­jon à la place de Bal­dé sus­pen­du.

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