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Grasse La créa­trice an­glaise Ca­ro­lyn Qua­ter­maine a dé­voi­lé, hier, son ex­po­si­tion Where flo­wers dream au mu­sée Jean-Ho­no­ré Fra­go­nard. Elle se­ra vi­sible jus­qu’au 15 avril 2018

Nice-Matin (Grasse / Pays Grassois) - - La Une - CLAIRE CAMARASA cca­ma­ra­sa@ni­ce­ma­tin.fr

Ca­ro­lyn Qua­ter­maine connaît bien les lieux, c’est la deuxième fois que la Mai­son Fra­go­nard l’in­vite à ex­po­ser. L’ar­tiste an­glaise re­vient à Grasse après une an­née en ré­si­dence d’ar­tistes au châ­teau de Gu­danes, en Ariège. Un châ­teau qui, pour la pe­tite his­toire, a été re­pris to­ta­le­ment en ruine par un couple d’Aus­tra­liens qui le ré­nove de­puis plus de 4 ans. « J’ai fait un tra­vail in­tense de pho­to­gra­phie, de col­lage, de pein­ture, in­dique Ca­ro­lyn Qua­ter­maine dans un fran­çais par­fait. Je ne suis pas

une pho­to­graphe. Je suis une ar­tiste qui tra­vaille avec des pho­to­gra­phies comme ou­til. »

« Comme les ex­traits d’un film »

Ins­tal­lée au rez-de-chaus­sée et en rez-de-jar­din du mu­sée Jean-Ho­no­ré Fra­go­nard, l’ex­po­si­tion ré­vèle l’uni­vers sin­gu­lier qui ca­rac­té­rise l’ar­tiste. Des pho­to­gra­phies im­pri­mées sur du pa­pier-calque et épin­glées comme on ac­cro­che­rait un pos­ter au mur d’une chambre. Des pho­to­gra­phies scot­chées ou bien sous des vitres de plexi­glas. Et ce mou­ve­ment, tou­jours pré­sent. Cer­tains cli­chés ont été pris à l’in­té­rieur du châ­teau de Gu­danes, d’autres dans un jar­din à Londres. Avec pour fil conduc­teur les fleurs. « Quand je les ai mon­trées à Agnès Cos­ta, je lui ai dit que j’avais en­vie d’épin­gler les fleurs à Grasse, ra­conte l’ar­tiste an­glaise. Elle a tout de suite été em­bal­lée. » Une ex­po­si­tion ponc­tuée éga­le­ment de pe­tites phrases, de ci­ta­tions. « C’est un souffle qui in­dique le che­min », sou­rit Ca­ro­lyn Qua­ter­maine. Des oeuvres d’un bleu pro­fond at­tirent le re­gard. Des fleurs blanches s’en dé­tachent, comme en mou­ve­ment. Que ce soit sur des po­la­roïds, de pe­tites toiles ou en grand for­mat. « La cou­leur bleu change se­lon l’ex­po­si­tion à la lu­mière, ex­plique-t-elle. J’aime beau­coup le jeu des for­mats. Ce­la donne l’im­pres­sion d’être dans l’oeuvre et j’aime quand une oeuvre vit. » Pas­sion­née par les oeuvres im­pres­sion­nistes telles que celle de Mo­net, elle avoue ai­mer « cher­cher ce qu’il y a en des­sous de ce que l’on voit ». Pour ins­tal­ler ses oeuvres, Ca­ro­lyn Qua­ter­maine a mis une di­zaine de jours. « C’est un mo­ment im­por­tant, tout se passe pen­dant l’ins­tal­la­tion », as­sure-t-elle. Une ex­po­si­tion qu’elle a mise en scène « comme les ex­traits d’un film » et qui se­ra vi­sible jus­qu’au 15 avril 2018.

(Pho­tos Cl. C.)

« J’avais en­vie d’épin­gler les fleurs à Grasse », ra­conte Ca­ro­lyn Qua­ter­maine.

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