NTM à la Pi­nède de Juan

Nice-Matin (Grasse / Pays Grassois) - - La Une - JÉ­RÉ­MY TOMATIS jto­ma­tis@ni­ce­ma­tin.fr

Le Lu­nal­le­na Fes­ti­val s’ins­tal­le­ra, cet été, à Juan-lesPins après sa sai­son 1 à Ban­dol. Deux nuits de live les 26 et 27 juillet en mode « elec­tro pop rap » ! Sur scène, JoeyS­tarr pour son unique concert dans le Sud-Est.

Che­mi­cal Bro­thers et NTM en bêtes de scène

Dis­tillée au compte-gouttes pour conser­ver un peu de sus­pense, la liste des ar­tistes qui se pro­dui­ront dans la sta­tion bal­néaire an­ti­boise com­mence avec l’an­nonce of­fi­cielle des deux têtes d’af­fiche : Che­mi­cal Bro­thers en roi de l’elec­tro et NTM en pré­cur­seurs d’un rap fran­çais qui a de­puis écrit ses lettres de no­blesse. Ex­cu­sez du peu ! Les pre­miers, par­mi les maîtres in­con­tes­tés de la mu­sique élec­tro-pop, pro­po­se­ront un spec­tacle vi­suel hal­lu­ci­nant et dé­jan­tés, pro­lon­ge­ment évident d’une mu­sique très gra­phique. Les se­conds, l’un des groupes les plus my­thiques du rap fran­çais et dont la tour­née hexa­go­nale est un vé­ri­table suc­cès – les quatre dates de l’Ac­corA­re­na de Pa­ris en mars étaient à gui­chet fer­mé –, se­ront à Juan-les-Pins pour leur unique date de concert dans le sud-est de la France. De quoi ré­jouir Jean-Fran­çois Rou­baud, du groupe Ni­ce­Ma­tin, l’un des trois or­ga­ni­sa­teurs avec Gé­rard

« Les gens en au­ront pour leur ar­gent ! »

« On est très content de re­ce­voir le fes­ti­val Lu­nal­le­na à Juan, confie Phi­lippe Baute, di­rec­teur de l’of­fice de tou­risme an­ti­bois. Ça va per­mettre no­tam­ment d’ani­mer la sta­tion et de fa­vo­ri­ser la ve­nue de struc­tures pri­vées. Ça fait aus­si plai­sir d’ac­cueillir un nou­vel évé­ne­ment avec d’ex­cel­lents ar­tistes. Che­mi­cal Bro­thers est un des plus grands groupes du mo­ment et NTM est en train de réa­li­ser une tour­née énorme. C’est une pro­gram­ma­tion avec des genres mu­si­caux dia­mé­tra­le­ment op­po­sés. Les gens en au­ront pour leur ar­gent ! » L’as­pect éclec­tique du fes­ti­val ne lais­se­ra donc per­sonne de marbre. Et tou­che­ra des générations fans de pop, de rock, de mu­sique élec­tro, de rap… et d’ar­tistes au style in­tem­po­rel. Lu­nal­le­na à la Pi­nède-Gould de Juan-lesPins les 26 et 27 juillet, entre 19 heures et mi­nuit et de­mi. Billet­te­rie ou­verte de­main à par­tir de 10 heures. Plus de ren­sei­gne­ments sur lu­nal­le­na­fes­ti­val.com ou sur la page Fa­ce­book Lu­nal­le­na Fes­ti­val. ■ Che­mi­cal Bro­thers, un grand nom de l’elec­tro des an­nées . – Au même titre que The Pro­di­gy ou Mo­by, les Man­cu­niens de Che­mi­cal Bro­thers font par­tie de ces groupes élec­tro des an­nées quatre-vingt-dix qui ont po­pu­la­ri­sé le Big Beat. Mais què­sa­co ? Le Big Beat, c’est une sorte de dé­ri­vé de la « tech­no ». Une va­riante tout aus­si syn­thé­tique avec, sou­vent, des ac­cents pop. Un genre qui s’est aus­si lar­ge­ment ins­pi­ré du style plus sac­ca­dé du rap et du hip-hop de ma­nière gé­né­rale, et donc un style bien plus ur­bain en dé­fi­ni­tif. Che­mi­cal Bro­thers, c’est un uni­vers mu­si­ca­le­ment très riche, gra­phique dans sa re­pré­sen­ta­tion men­tale, mais éga­le­ment ca­pable d’user d’ins­tru­ments et de so­no­ri­tés orien­tales. En perte de vi­tesse après les an­nées , le duo est re­ve­nu en  avec un al­bum « re­tour aux sources » in­ti­tu­lé Born in the echoes (Né dans les échos). ■ NTM, une al­chi­mie res­tée in­tacte. – Ces deux­là ont tar­dé à se re­trou­ver, entre ca­prices et ego mal pla­cés. Mais ils ont ré­cem­ment trou­vé un ter­rain d’en­tente : la scène. Preuve que le groupe le plus cé­lèbre du rap fran­çais n’a rien per­du de sa su­perbe : Kool Shen et JoeyS­tarr sont en tour­née et c’est un vé­ri­table suc­cès. Salles combles, am­biance de fo­lie et ré­per­toire in­dé­mo­dable, leurs pun­chlines n’ont pas pris une ride – JoeyS­tarr reste un maître en la ma­tière – et leurs textes restent d’ac­tua­li­té (That’s my poeple, Pose ton gun ou en­core Seine Saint-De­nis style) près de  ans après leurs dé­buts. Les deux com­pa­gnons les plus sul­fu­reux du rap hexa­go­nal ont juste un peu vieilli… et leur pu­blic aus­si. Mais c’est aus­si ça la ma­gie du rap et de la mu­sique en gé­né­ral : les générations se mé­langent et, avec elles, les ar­tistes chantent le temps.

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