La val­lée a son 1er su­per­mar­ché

C’est une pre­mière dans toute la val­lée. A Breil-sur-Roya vient d’ou­vrir une moyenne sur­face de 500 m2. Là où jus­qu’ici n’exis­taient que des pe­tits com­merces in­dé­pen­dants

Nice-Matin (Menton) - - Menton -

Ce­la fait long­temps que l’hy­po­thèse était évo­quée. Mais jus­qu’à ré­cem­ment, l’ins­tal­la­tion d’un su­per­mar­ché dans la val­lée de la Roya n’avait ja­mais dé­pas­sé le stade du pro­jet… Mer­cre­di, il est de­ve­nu réa­li­té à Breil-sur-Roya avec l’inau­gu­ra­tion d’un ma­ga­sin Car­re­four Contact de 500 m2 et plus de 6000 ré­fé­rences de pro­duits. Et c’est une Breilloise qui en est à l’ori­gine : « J’étais las­sée de ne pas avoir le choix dans mes achats. Le ma­ga­sin que j’avais pour ré­fé­rence était fer­mé. Le vil­lage man­quait de dy­na­misme et je pen­sais que la concur­rence était construc­tive éco­no­mi­que­ment. Un lun­di ma­tin, en em­me­nant mon fils à l’école, je me suis ren­due chez une co­pine qui avait en ges­tion un Car­re­four Ci­ty et je lui ai de­man­dé un nu­mé­ro de té­lé­phone pour créer un ma­ga­sin car­re­four. » En 2013, le pro­jet est lan­cé.

Main­te­nir l’éco­no­mie lo­cale Et le lieu tout trou­vé puis­qu’un ter­rain d’as­sez

grande su­per­fi­cie était dé­jà à dis­po­si­tion sur la zone d’ac­ti­vi­té du pla­teau de la gare à Breil-sur-Roya. Sté­phane Ma­lot est conseiller de fran­chise Car­re­four

Contact. Et pour lui, la Roya était un sec­teur plus que stra­té­gique. « Compte te­nu de l’éten­due de la val­lée, c’était très sur­pre­nant qu’il n’y ait pas en­core de su­per­mar­ché.

Notre ob­jec­tif c’est de li­mi­ter l’éva­sion des per­sonnes qui vont faire leurs courses ailleurs. L’ou­ver­ture d’un su­per­mar­ché comme ce­lui-là peut per­mettre de gar­der une clien­tèle lo­cale qui si­non par­ti­rait. Nous main­te­nons ain­si l’éco­no­mie lo­cale. Nous avons dé­jà une sur­face de ce type à Ro­que­billière dans la val­lée de la Vé­su­bie ». Il a alors fal­lu trois ans pour que le pro­jet abou­tisse à Breil-sur-Roya. Pour at­teindre un tel ob­jec­tif, un nou­veau par­te­naire, un autre Breillois, est en­tré en jeu et il par­ti­cipe dé­sor­mais à la ges­tion du su­per­mar­ché. Au­tour des deux as­so­ciés, il ya, à ce jour, une équipe de sept em­ployés à la­quelle il faut ajou­ter les chauf­feurs em­bau­chés par la so­cié­té de trans­port pour li­vrer la mar­chan­dise.

Une révolution com­mer­ciale dans la val­lée Un ma­ga­sin d’une telle taille, c’est une mi­ni-révolution com­mer­ciale dans la val­lée! Et un concur­rent sé­rieux pour les com­mer­çants lo­caux qui étaient seuls jus­qu’ici. « Notre but est de nous in­té­grer à la vie du vil­lage, as­sure un des as­so­ciés. Nous en­tre­tien­drons de bonnes re­la­tions avec les autres com­mer­çants. La clien­tèle vi­sée, c’est es­sen­tiel­le­ment les per­sonnes qui font ac­tuel­le­ment le gros de leurs courses en de­hors de la com­mune. Ce su­per­mar­ché cor­res­pond à un réel be­soin. Il y avait beau­coup de pro­duits que l’on ne trou­vait pas dans la val­lée. » Quant au pré­sident de l’as­so­cia­tion des com­mer­çants, Re­naud Le­febvre, il se veut aus­si ras­su­rant. «Le fait de voir une fa­mille lo­cale qui in­ves­tit dans l’éco­no­mie du vil­lage consti­tue un si­gnal fort, une preuve de confiance dans l’ave­nir éco­no­mique de la com­mune. Les autres com­merces de­vront peut-être s’adap­ter mais je pense que cha­cun peut trou­ver sa place ». Le maire de Breil, An­dré Ipert, sou­haite lui aus­si que soit trou­vé un bon équi­libre entre ce nou­veau su­per­mar­ché et les com­merces exis­tants, et « qu’il y ait un maxi­mum de re­tom­bées en termes d’em­ploi ». L’ave­nir le di­ra.

SÉ­BAS­TIEN OLHARAN

(Pho­tos S.O.)

Pour les gé­rants, l’ou­ver­ture de ce ma­ga­sin par­ti­cipe au dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique de Breil comme les autres com­merces plus pe­tits.

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