Vingt-quatre ca­mé­ras veillent sur Beau­so­leil

Le dis­po­si­tif de vi­déo­pro­tec­tion de la ville est main­te­nant opé­ra­tion­nel. Il a coû­té 422000 eu­ros, dont 140000 payés par l’État mo­né­gasque. Tous les quar­tiers sont fil­més

Nice-Matin (Menton) - - Menton Région -

C’est Beau­so­leil 2.0… Mais le maire Gé­rard Spi­nel­li pro­met que ce n’est pas «Big Bro­ther». Hier, le Centre de su­per­vi­sion ur­bain, qui gère les images de 24 ca­mé­ras de vi­déo­pro­tec­tion, a été inau­gu­ré en pré­sence de nom­breuses per­son­na­li­tés de la ville et des com­munes li­mi­trophes (1). Étaient éga­le­ment pré­sents les re­pré­sen­tants du gou­ver­ne­ment prin­cier et du Conseil na­tio­nal de Mo­na­co, la Prin­ci­pau­té ayant par­ti­ci­pé au fi­nan­ce­ment de l’en­semble du dis­po­si­tif de vi­déo­pro­tec­tion à hau­teur de 140 000 eu­ros, sur un to­tal de 422000 eu­ros.

«Beau­so­leil ne pou­vait res­ter en marge » «Beau­so­leil tourne une page im­por­tante de son dé­ve­lop­pe­ment ur­bain, a ex­pli­qué le maire. Ce choix des ca­mé­ras sur la ville n’a pas tou­jours été le mien, une nos­tal­gie sans doute d’une pé­riode de jeu­nesse où la li­ber­té était la pa­na­cée de tout. Mais nous sommes en France où le droit et les ga­ran­ties in­di­vi­duels, con­trai­re­ment à bien d’autres pays au monde, sont en­core au coeur de l’État. » Dans son dis­cours, le maire l’a re­con­nu : « Beau­so­leil ne pou­vait res­ter en marge, hors champs ca­mé­ra, du sys­tème de vi­déo­pro­tec­tion qui sé­cu­rise au­jourd’hui presque l’in­té­gra­li­té du bas­sin fran­co-mo­né­gasque. » Les éta­blis­se­ments sco­laires, les ac­cueils pu­blics, les com­merces et les centres de vie sont do­ré­na­vant les pre­miers sites fil­més. « Ce nou­vel oeil po­sé sur l’es­pace pu­blic, au re­gard in­ci­sif et plus per­çant qu’un chat dans la nuit, qui par ses per­for­mances tech­no­lo­giques ba­laye dans ses moindres dé­tails une zone de sur­veillance très élar­gie, va per­mettre une vi­gi­lance en conti­nu de­puis le Centre de su­per­vi­sion ur­bain où des opé­ra­teurs sont eux-mêmes en liai­son ra­dio per­ma­nente avec les équipes de po­lice sur le ter­rain», ajoute Gé­rard Spi­nel­li. Mais les ca­mé­ras ne sont pas uni­que­ment des dis­po­si­tifs de vi­déo­sur­veillance. « Autre as­pect très de­man­dé lui aus­si par les po­lices qui oeuvrent sur le ter­ri­toire: la trans­mis­sion d’élé­ments en­re­gis­trés es­sen­tiels à l’avan­cée et la ré­so­lu­tion des en­quêtes », note le maire. Le com­mis­saire Fré­dé­ric Le Pol­lo­zec, chef de la cir­cons­crip­tion de Men­ton, et re­pré­sen­tant hier Mar­cel Au­thier, di­rec­teur dé­par­te­men­tal de la Sé­cu­ri­té pu­blique des Alpes-Ma­ri­times, sou­ligne l’im­por­tance de cet as­pect-là des choses. « Les ca­mé­ras sont une aide à l’en­quête dé­ter­mi­nante pour les ser­vices de po­lice. Nous pou­vons ré­agir à un ac­ci­dent de voie pu­blique en quelques mi­nutes. C’est éga­le­ment une aide pour la ges­tion des flux de po­pu­la­tions et au­to­mo­biles. » At­ta­ché ou aga­cé par les ca­mé­ras en ville, cha­cun de­vra donc faire avec. Il ne vous reste plus qu’à sou­rire…

JOËLLE DEVIRAS jde­vi­ras@mo­na­co­ma­tin.mc

(1) On no tait no­tam­ment la pré­sence Jean Charles Al­la ve na, re­pré­sen­tant le pré­sident du Conseil na­tio­nal Ch­ris­tophe Stei­ner, et pré­sident de la com­mis­sion des Re­la­tions extérieures ; Mar­jo­rie Cro­vet­to-Har­roch, ad­jointe re­pré­sen­tant le maire de Mo­na­co Georges Mar­san, Ni­co­las Va­sic, consul de France à Mo­na­co ; Ri­chard Ma­ran­go­ni, di­rec­teur de la Sû­re­té pu­blique de Mo­na­co; le ca­pi­taine Gilles Con­ver­ti­ni, re­pré­sen­tant le lieu­te­nant-co­lo­nel P hi lip­peRe baud en go des ca­ra­bi­niers du Prince.

(Pho­tos Jean-Fran­çois Ot­to­nel­lo)

De­puis une pièce en­tiè­re­ment équi­pée d’or­di­na­teurs et d’écrans, l’opé­ra­teur peut vi­sion­ner les prin­ci­paux quar­tiers de la ville, zoo­mer, faire des pho­tos et en­trer en contact di­rect avec une pa­trouille.

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