« Leur pré­sence va­rie se­lon les jours et la mé­téo »

Ques­tions à Fa­bien Lom­bard, spé­cia­liste des mé­duses

Nice-Matin (Menton) - - Côte D’azur -

En­sei­gnant-cher­cheur au la­bo­ra­toire d’océa­no­gra­phie de Ville­franche-sur-Mer, Fa­bien Lom­bard est spé­cia­li­sé dans l’étude des mé­duses sur le lit­to­ral mé­di­ter­ra­néen.

Quelle est la pé­riode la plus pro­pice à l’ar­ri­vée des mé­duses? Celles-ci sont pré­sentes toute l’an­née, mais af­fluent da­van­tage au prin­temps car c’est à cette pé­riode qu’elles se re­pro­duisent et trouvent de quoi se nour­rir.

Pour­quoi viennent-elles sur notre lit­to­ral ? Les mé­duses sont plu­tôt du genre à res­ter sa­ge­ment au large. Ce sont gé­né­ra­le­ment les coups de vent qui les ra­mènent près de nos côtes. Voi­là pour­quoi leur af­fluence va­rie d’un jour à l’autre, se­lon la mé­téo. Dif­fi­cile donc d’es­ti­mer leur po­pu­la­tion cette an­née ? Il y a quand même une cer­ti­tude :  se­ra une an­née à mé­duses, comme l’ont été sans dis­con­ti­nuer les vingt an­nées pré­cé­dentes.

Comment s’en pro­té­ger ? La meilleure pro­tec­tion reste le port d’un masque. Al­ler dans l’eau à l’aveu­glette est le meilleur moyen de croi­ser une mé­duse. À l’in­verse, le masque per­met de les re­pé­rer et, donc, de les évi­ter. Mais si tou­te­fois vous n’échap­pez pas à ses ten­ta­cules, rien ne sert de se dé­battre comme un mal­heu­reux. Sa­chez que toute ré­ac­tion de pa­nique peut être une cause de noyade, alors sor­tez cal­me­ment de l’eau et n’hé­si­tez pas à sol­li­ci­ter le poste de se­cours.

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