Un ou­til éco­no­mi­que­ment utile, mais coû­teux

Nice-Matin (Menton) - - Côte d’Azur -

An­ni­ver­saire sous haute ten­sion pour cet oc­to­gé­naire. L’abat­toir de Pu­getT­hé­niers a été créé en 1936. À plu­sieurs re­prises, par le pas­sé, il a été me­na­cé de fer­me­ture. Comme au dé­but des an­nées 2000 avec l’ar­ri­vée de nou­velles normes eu­ro­péennes qui au­raient pu son­ner le glas de cet éta­blis­se­ment vé­tuste. C’était sans comp­ter sur la mo­bi­li­sa­tion des élus azu­réens pour sau­ver un ou­til unique. Pas seule­ment par tra­di­tion, mais bien par né­ces­si­té éco­no­mique. «Sans abat­toir, c’est toute la fi­lière pas­to­rale de ce dé­par­te­ment qui dis­pa­raît, sou­ligne le dé­pu­té et conseiller dé­par­te­men­tal Charles-Ange Gi­ne­sy. À quoi bon faire en sorte qu’il y ait en­core des trou­peaux dans nos pay­sages si les éle­veurs ne peuvent pas vendre leurs bêtes. Il n’y en au­rait plus!» Voilà pour­quoi, de­puis des an­nées, l’abat­toir vit sous per­fu­sion des col­lec­ti­vi­tés et es­sen­tiel­le­ment du conseil dé­par­te­men­tal. Qui fi­nance 95 % de la sub­ven­tion qui lui est al­louée, soit en­vi­ron 350000 eu­ros. La mu­ni­ci­pa­li­té de Pu­get-Thé­niers met le reste. Car les 550000 à 600000 eu­ros de chiffre d’af­faires gé­né­rés par les ac­ti­vi­tés d’abat­tage ne suf­fisent pas à cou­vrir les frais. En­core moins les in­ves­tis­se­ments: 80000 eu­ros l’an pas­sé pour mo­der­ni­ser la chaîne de froid. Au­tant en 2014 pour re­faire les car­re­lages et les pein­tures de la bou­ve­rie en vert : «Pour apai­ser les ani­maux… Preuve qu’on y prê­tait dé­jà at­ten­tion à l’époque», sou­ligne Em­ma­nuel Viz­za, le pré­sident du syn­di­cat mixte qui gère cet abat­toir et em­ploie à l’an­née six sa­la­riés dont un res­pon­sable. Sans ou­blier les «fa­milles en­tières que l’on fait tra­vailler et tous les éle­veurs qui viennent abattre chez nous », rap­pelle Em­ma­nuel Viz­za.

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