Ma­ri­sol Tou­raine : « La dé­mo­cra­tie ne s’ar­rête pas aux portes du Me­def»

Nice-Matin (Menton) - - France -

La mi­nistre des Af­faires so­ciales Ma­ri­sol Tou­raine a rap­pe­lé, hier, au pré­sident du Me­def, Pierre Gat­taz, qu’il ne pou­vait « pas choi­sir les lois qu’il ap­plique », qua­li­fiant d’« in­ac­cep­table » sa dé­ci­sion de ne pas se plier aux nou­velles obli­ga­tions du compte pé­ni­bi­li­té, qui en­tre­ront en vi­gueur le er juillet. « La dé­mo­cra­tie ne s’ar­rête pas aux portes du Me­def. Il est in­ac­cep­table que le Me­def ap­pelle à ne pas ap­pli­quer une loi de la Ré­pu­blique ! Le Me­def ne peut pas choi­sir les lois qu’il ap­plique et celles qu’il n’ap­plique pas », s’est in­di­gnée la mi­nistre dans un com­mu­ni­qué. Un peu plus tard, Ma­nuel Valls s’est lui aus­si ex­pri­mé sur la dé­ci­sion du pa­tron du Me­def : « On ne peut pas de­man­der que l’État in­carne l’au­to­ri­té, que les lois de la Ré­pu­blique s’ap­pliquent, et soi-même se sous­traire aux lois de la Ré­pu­blique. La pé­ni­bi­li­té c’est une grande avan­cée », a-t-il dé­cla­ré lors d’un point presse à Ma­ti­gnon, as­su­rant qu’il évo­que­rait ce su­jet en re­ce­vant, au­jourd’hui, M. Gat­taz.

Pour apai­ser la grogne syn­di­cale, la mi­nistre My­riam El Khom­ri a an­non­cé, hier, de nou­veaux amen­de­ments à son pro­jet de loi.(Pho­to

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