Cos­tan­zo: un an après l’ou­ver­ture d’Ani­maNice

En sep­tembre 2016, le centre Ani­maNice Cos­tan­zo, 13 rue Georges-Ville, ou­vrait ses portes. Une struc­ture, qui pro­pose de nom­breuses ac­ti­vi­tés, inau­gu­rée seule­ment hier

Nice-Matin (Nice Littoral et Vallées) - - Nice - AU­DREY ABRAHAM

C’est fan­tas­tique!» Yvonne ha­bite en face du centre Cos­tan­zo. Elle est stu­pé­faite des bien­faits qu’il a eu sur le quar­tier de­puis son ou­ver­ture, « même si ça a tou­jours été un bon quar­tier. Avec tous ces en­fants et ce lieu de vie, c’est en­core mieux ». Il faut dire que les ri­ve­rains se sont bat­tus pour que le lieu leur pro­fite. Un lieu au­quel la mu­ni­ci­pa­li­té avait été «peu at­ten­tive» avant leur mo­bi­li­sa­tion, a concé­dé Ch­ris­tian Es­tro­si, lors de l’inau­gu­ra­tion, hier. C’est grâce à « l’agi­ta­teur », Serge Ama­to, pré­sident du co­mi­té des quar­tiers Est, que le dos­sier ar­rive sur le bu­reau du maire en 2011. Avec Serge Ama­to, c’est aus­si tout un quar­tier qui monte au cré­neau, dont un cer­tain Phi­lippe Var­don, ri­ve­rain, pa­tron des Iden­ti­taires, au­jourd’hui élu du front na­tio­nal. Le maire en­tend la « dou­leur du peuple de Nice qui voit un élé­ment de son quar­tier lui échap­per ».

Ba­taille « com­pli­quée »

La ba­taille com­mence pour sau­ve­gar­der le lieu. Une ba­taille « com­pli­quée », ex­plique Ch­ris­tian Es­tro­si. La vil­la Cos­tan­zo n’a ja­mais été la pro­prié­té de la Ville, elle ap­par­te­nait à la Fon­da­tion Len­val et avait été cé­dée à Bouygues en 2009. En juin 2012, après de longues né­go­cia­tions, la Ville ra­chète le bâ­ti­ment. Ob­jec­tif : en faire un centre in­ter­gé­né­ra­tion­nel. Mais, le pro­jet met du temps à se pré­ci­ser. L’an­cien dis­pen­saire est lais­sé à l’aban­don,

La Fon­da­tion Len­val ouvre le centre Cos­tan­zo, rue Georges-Ville. Le bâ­ti­ment est fi­nan­cé par un legs de la ba­ronne Ame­lia Cos­tan­zo. Il de­vient un dis­pen­saire pour ac­cueillir les en­fants du quar­tier.

Une pro­messe de vente est si­gnée entre la Fon­da­tion Len­val et l’en­tre­prise Bouygues. Le construc­teur en­tend dé­mo­lir la vil­la pour créer un im­meuble de  lo­ge­ments.

Les ri­ve­rains prennent connais­sance du pro­jet. Ma­ni­fes­ta­tions, ban­de­roles et réunions sont de ri­gueur sous l’égide de Serge Ama­to, pré­sident co­mi­té de quar­tier de Ri­quier, Bar­la, Ré­pu­blique et Ris­so.

L’af­faire est por­tée de­vant le tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif de Mar­seille. Les ri­ve­rains sont dé­bou­tés et in­ter­jettent ap­pel. Leur re­quête ju­gée ir­re­ce­vable, ils portent l’af­faire de­vant le Con­seil d’État en août .

In­ter­pel­lée par le com­bat des ri­ve­rains, la Ville né­go­cie avec Bouygues le ra­chat du bâ­ti­ment. L’en­tre­prise ac­cepte une nou­velle im­plan­ta­tion pour son pro­jet de construc­tion. La Ville de Nice se porte ac­qué­reur du centre Cos­tan­zo et du bâ­ti­ment an­nexe de la Goutte de Lait. La vente est réa­li­sée le 

juin , pour un mon­tant de  mil­lions d’eu­ros.

Deux ans après le ra­chat du centre, le pro­jet de ré­no­va­tion est re­mis sur la table. Ch­ris­tian Es­tro­si an­nonce qu’une par­tie de l’en­ve­loppe de  mil­lions d’eu­ros est dé­blo­quée pour la ville » et se­ra consa­crée à « l’amé­na­ge­ment du centre en es­paces pu­blics d’ani­ma­tion ».

L’ob­jec­tif d’un centre Ani­maNice est dé­fi­ni­ti­ve­ment re­te­nu. Les tra­vaux de ré­no­va­tion de l’an­cien dis­pen­saire com­mencent. Un mon­tant to­tal de , mil­lion d’eu­ros TTC y est consa­cré.

Après près de  ans d’in­ac­ti­vi­té (-), l’Ani­maNice Cons­tan­zo ouvre en­fin ses portes pour le plus grand plai­sir des ri­ve­rains.

Le pro­gramme d’ac­ti­vi­tés est mis en place pour une sai­son com­plète. Les ta­rifs sont ap­pli­qués à ce lieu de ren­contre qui se veut Se­niors et tout­pe­tits s’y cô­toient pour des ac­ti­vi­tés cultu­relles et spor­tives.

bas pos­sible »

squat­té : mé­con­ten­te­ment des ha­bi­tants. Après des ré­flexions com­munes, le pro­jet d’un centre Ani­maNice est re­te­nu. Le centre Cos­tan­zo ouvre en sep­tembre 2016. « Une oeuvre col­lec­tive » se fé­li­cite le maire re­con­nais­sant l’im­pul­sion des ri­ve­rains. À la ren­trée 2017-2018, le pro­gramme d’ac­ti­vi­tés est lan­cé pour une sai­son com­plète. Plus de 600 m2 sur deux ni­veaux dé­diés à des ate­liers : gui­tare, pein­ture, vio­lon, danse, po­te­rie etc. « Les pro­fes­seurs sont ex­cel­lents» disent les ha­bi­tués. C’est « un vé­ri­table lieu de ren­contre ». «Il y a de quoi s’oc­cu­per à tous les âges.» En té­moigne le po­ta­ger «in­ter­gé­né­ra­tion­nel », ins­tal­lé sur l’aile du bâ­ti­ment et au­quel contri­buent tout-pe­tits et se­niors.

». « les plus « in­ter­gé­né­ra­tion­nel

Un peu plus d’un an après sa mise en route, le centre Cos­tan­zo est inau­gu­ré en la pré­sence du maire de Nice, Ch­ris­tian Es­tro­si, et des ha­bi­tués du lieu.

(Pho­to Au­drey Abraham)

Avril : Oc­tobre : Avril : Juin : Juin  : Dé­cembre : Mars : Sep­tembre : Ren­trée - : Hier : Ch­ris­tian Es­tro­si, maire de Nice, a inau­gu­ré of­fi­ciel­le­ment hier le centre Ani­maNice Cos­tan­zo ou­vert en sep­tembre .

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